JER 2015 : Professeur, un métier où il est « essentiel d’évoluer »

Ateliers JER 1Des ateliers d’éducation à la relation dédiés aux professeurs viennent d’avoir lieu à Blois, rappelant que la maîtrise d’une discipline ne suffit pas pour enseigner.

 Certains se trouvent démunis face à des tensions, à des conflits entre élèves ; d’autres sont mal à l’aise devant les interrogations d’un enfant sur l’amour ou la sexualité. Souvent, les professeurs des écoles et du secondaire ont besoin de mettre en œuvre des compétences relationnelles, qui dépassent la seule maîtrise de leur discipline.

Qu’elles soient en charge d’une classe de grande section de maternelle dans le secteur public ou qu’elles enseignent les sciences à des lycéens dans le privé, les cent cinquante personnes inscrites, selon Anne-Claire Quedreux, chargée de mission au sein de la Direction diocésaine de l’enseignement catholique, aux ateliers, organisés vendredi au lycée La Providence de Blois par l’enseignement catholique du Loir-et-Cher (1), ont un jour ou l’autre été confrontés à une classe dissipée, à un sentiment de manque d’écoute.
Faute de solution miracle, une participante à un groupe de travail sur le mandala (2) a expliqué que son rôle de transmission, mais aussi sa « nature humaine », l’incitait à toujours explorer de nouvelles pistes. « Il est essentiel d’évoluer » dans l’exercice de son métier, estime-t-elle. Feutres en main, elle a découvert, auprès de l’art-thérapeute Chantal Jouasset, la possibilité d’instaurer au début de ses cours un « rituel de relaxation dynamique », tel que le coloriage, permettant de recentrer l’attention des élèves dissipés.
Corinne Ottomani-Croc, une autre intervenante, partage l’idée d’une profession enseignante appelée à évoluer. Elle promeut l’«évaluation par contrat de confiance », jugeant que l’un des défauts de l’école française actuelle est qu’il faille, dans chaque classe, « des élèves qui aient raté les évaluations pour que ces dernières soient considérées comme valides ». Elle invite les professeurs à repenser la hiérarchie entre les disciplines, une bonne note en arts plastiques devant, selon elle, être valorisée au même titre qu’un bon résultat dans l’une des matières dites « principales ».

(1) Dans le cadre des 6es Journées d’éducation à la relation. (2) Dessin, notamment utilisé dans le bouddhisme, composé de motifs graphiques gravitant autour du centre d’un cercle.

Texte et photo La Nouvelle République – Léa Bouquerot BOUTONLIEN

Des relations sereines à l’école puis au travail

Brigitte Prot à BloisLors des Journées d’éducation à la relation organisées par l’enseignement catholique, une conférence sera proposée à Blois sur les liens entre école et entreprise.

Il y a cinq ans, la Direction diocésaine de l’enseignement catholique (DDEC) en Loir-et-Cher émettait l’idée de proposer, aux professeurs et aux élèves, des outils pour communiquer (entre eux ou non), pour régler leurs conflits sans violence. En 2010, étaient organisées les premières Journées d’éducation à la relation (JER) à Blois, autour d’ateliers et d’un colloque animé par le psychothérapeute belge Thomas d’Ansembourg. Ce dernier avait rassemblé environ 700 personnes.

«  Une matière à part entière  »

Après des éditions aux succès variables, les sixièmes JER se dérouleront mercredi 2, jeudi 3 et vendredi 4 décembre. L’invité de la DDEC 41 sera, cette fois-ci, le conférencier Philippe Laurent, qui viendra évoquer, le jeudi soir, la thématique des compétences relationnelles, « de l’école au monde du travail » (*)« Les entreprises sont en demande de jeunes qui ont les pieds sur terre, qui sourient, qui savent travailler en équipe, indique Philippe Colleu, chargé de communication et d’innovation auprès de la DDEC 41. Jérôme Brunet (le directeur de l’enseignement catholique en Loir-et-Cher) estime que l’éducation à la relation devrait être une matière » à part entière.
L’intervenant pourra, à travers son parcours personnel, apporter un éclairage sur la question du lien entre les compétences relationnelles présentes en milieu scolaire et celles attendues en entreprise. Auteur de l’ouvrage Le Bonheur au travail, partition pour une fourmi, Philippe Laurent a, sept années durant, connu une vie monastique, « avant de diriger, pour Alstom, le chantier du métro de Shanghai », souligne Philippe Colleu.
Le discours sera suivi d’un échange entre deux personnes issues du monde éducatif – Jérôme Brunet et Jean-Cyrille Péroteau, chef d’établissement au collège-lycée Notre-Dame des Aydes –, et deux chefs d’entreprise – François Bigot, de Salles et Bigot, et Marie Anginot, présidente de la commission école-entreprise du Medef 41.
Le lendemain, douze ateliers – « mini-formations » – en rapport avec l’éducation à la relation, à l’écoute, à la résolution des conflits… seront proposés aux enseignants (du privé ou non), ainsi qu’à toutes les personnes intéressées par les thématiques évoquées, au sein du lycée La Providence.

Conférence de Philippe Laurent, jeudi 3 décembre à 20 h 30, à Cap’Ciné, à Blois. Tarif : 10 €. Ateliers toute la journée du vendredi 4 décembre, au lycée La Providence, à Blois. Tarif : 50 €. Renseignements et inscriptions sur http://www.jer-blois.org

(*) Cette soirée est organisée en partenariat avec le Medef 41.

 
Texte La Nouvelle République – Léa Bouquerot BOUTONLIEN

Devenir enseignant suppléant

TractSuppéances

Réunion d’information à Blois jeudi 10 décembre à 18h.

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Mesures inéquitables envers les écoles privées de Blois

SUBVENTION ECOLE PRIVEE

La direction diocésaine parle de “ mesure inéquitable ” après la décision de la Ville de diminuer le montant de ses aides pour les écoles maternelles du privé.

On le sait, l’heure est aux restrictions drastiques dans les collectivités. Avec une baisse des dotations de l’Etat de près de 3 M € en 2016, la majorité municipale a dû explorer toutes les pistes lors de la préparation du budget (NR du 24 novembre).

Parmi les décisions prises, l’une a fait longuement débat lundi en conseil municipal : la baisse progressive et sur trois ans de la participation communale aux dépenses de fonctionnement des écoles maternelles du privé, le forfait par élève étant abaissé de 487 € à 321 €

«  Pas un geste politique  »

« Je suis très gêné par cette délibération, est intervenu Jean-Luc Malherbe (MoDem) et je m’abstiendrai. »
Christelle Ferré qui a voté contre aurait souhaité que cette décision soit « suspendue en raison de l’insatisfaction d’un certain nombre de parents d’élèves ». L’ancienne candidate à la mairie de Blois estime que « cette baisse de 34 % est particulièrement brutale et qu’elle va mettre en difficulté les quatre écoles concernées (Saint-Charles, Saint-Vincent, Sainte-Marie Monsabré, Sainte-Marie – La Providence). Ne s’agit-il pas d’un geste politique ? »
Visiblement soucieux d’être consensuel, Jacques Chauvin (LR) ne veut pas « relancer la guerre scolaire. Tout le monde a de bons arguments. Il s’agit d’un problème financier mais nous devons entretenir des relations apaisées avec la direction diocésaine. On n’a pas intérêt à se la mettre à dos, notamment dans le cadre des discussions sur le déménagement du collège Saint-Charles. »
Après une passe d’armes entre les ex et éphémères alliés de mars 2014, Christelle Ferré reprochant à Jacques Chauvin d’être « l’avocat de la majorité » et le second répondant à la première que son unique motivation « est d’exister médiatiquement », Marc Gricourt a réagi en indiquant qu’il aurait pu aller beaucoup plus loin « puisque la loi ne nous oblige pas à financer les écoles maternelles privées. Mais il ne s’agit en aucun cas d’un geste politique, s’est-il défendu. Il suffit pour s’en convaincre de voir ce qui se passe ailleurs. De nombreuses communes dirigées par la droite refusent de payer, y compris dans notre agglomération » (NDLR : La Chaussée-Saint-Victor).
Adjoint en charge de l’éducation, Benjamin Vételé comprend que cette décision puisse avoir du mal à passer mais il rappelle qu’elle fait partie d’un vaste plan d’économies. Et de rappeler que « le public a également payé un lourd tribut sur l’autel de la baisse des dotations avec la réduction du nombre des Atsem. »
Reste que pour la direction diocésaine de l’enseignement catholique, cette diminution est jugée incompréhensible. « C’est une mesure inéquitable, déplore Jérôme Brunet. Légale certes, mais nous ne sommes pas d’accord sur le principe. On ne nous a pas laissé le choix. Plutôt que de se retrancher derrière la loi, la Ville aurait aussi pu choisir de se placer derrière les valeurs républicaines… »

Texte et photo La Nouvelle République (Henri Brissot) BOUTONLIEN

Célébration des diplômes du bac à St-Joseph de Vendôme

Remise Bac Saint-Jospeh (2)Vendredi soir, Pascal Vilaine, proviseur adjoint en charge des filières lycéennes, accueillait ses anciens élèves. En juin 2015, environ 45 lycéens en filière scientifique, économie et social, en bac pro commerce et en bac pro accueil ont réussi leur examen. Les enseignants et le chef d’établissement Benoît Morin leur ont officiellement remis leur diplôme du bac.

Texte et photo La Nouvelle République

BOUTONLIEN

Idée de cadeau pour Noël !

IMG_1742Vous avez peut-être été en relation avec un établissement scolaire de l’enseignement privé du Loir-et-Cher ou simplement vous vous intéressez au passé de votre commune.

Voici une idée de cadeau à l’approche de Noël : un livre sur l’histoire de l’Enseignement catholique dans le diocèse de Blois depuis 1823 qui vient de paraitre.

Présence et engagement. 

L’histoire de l’Enseignement catholique dans diocèse de Blois depuis 1823.

Jusqu’au 1er décembre vous  avez encore la possibilité de le commander au prix de souscription de 18€ avec le bulletin ci-joint.  Ensuite vous pourrez le trouver pour 25€, en librairie (à Blois –librairie Labbé, Vendôme et Romorantin-librairie Sélection),  ou encore auprès d’un des 45 établissements catholiques actuels.

Cet ouvrage, résultat de 3 années de recherches et d’enquêtes, vous permettra de replonger dans l’histoire, souvent oubliée, de nos établissements scolaires du Loir-et-Cher étudiés commune par commune.

Les livres déjà réservés peuvent être retirés à la Maison diocésaine ou vous seront envoyés dans les prochains jours, suivant votre choix initial.

Florence et Jean-Claude Lambert, Nicole et Daniel Milaret

bulletin souscription livre HEC oct.15

Le collège Saint-Joseph de Mer s’agrandit

MER CLASSES - 1

La dalle est coulée, en attente des nouvelles salles de classe…

L’établissement Saint-Joseph de Mer, qui regroupe les écoles maternelles, élémentaires et le collège, mérite qu’on lui reconnaisse l’art de faire durer les choses. Dans un article paru dans les colonnes de la NR de 1972, on relatait en effet la construction, par des bénévoles, d’un bâtiment préfabriqué. Quarante-trois ans après, ces locaux commencent à accuser leur âge mais sont encore en service. On comprendra donc la décision du conseil d’administration et de son président, Georges Fleury, d’entreprendre la construction de locaux modernes et adaptés aux besoins actuels.

Pour le directeur de l’établissement privé, Alain Le Pivain, « la bonne santé économique et démographique du bassin mérois laisse présager une importante augmentation de nos effectifs, et nous ne disposons pas actuellement de salle disponible pour ouvrir une autre classe ».
Il est très intéressant de signaler que les futurs locaux, d’une superficie de 300 m2, accueilleront un laboratoire de physique/SVT ainsi qu’une salle de musique, d’arts plastiques et de technologie, en plus de deux classes accessibles et d’un bloc sanitaire. Le tout, en respectant des normes environnementales de haute technologie et en faisant travailler les entreprises du département.
Sur une plateforme traditionnelle réalisée par la société Vernejols, tous les murs sont réalisés en bois avec l’isolant encore peu employé qu’est la paille, par l’entreprise Natali de la région de Vendôme. On comprend qu’à terme, l’énergie dépensée pour le chauffage de ces locaux sera d’une autre nature que celle nécessaire aujourd’hui pour les préfabriqués.
Le problème auquel est confronté l’établissement est celui de la continuité du service, avec la mise en route des premiers bâtiments avant la destruction des préfabriqués. Tout cela conduit vraisemblablement à l’horizon 2017 pour la fin des opérations.
Le coût du chantier est estimé à 800.000 €. Malgré diverses subventions et emprunts, il manque actuellement 40.000 €. L’établissement privé mérois lance donc un appel aux dons via la fondation Victor-Dillard, à laquelle appartiennent les bâtiments. www.fondation-dillard.org

Collège Saint-Joseph Notre-Dame. 3, avenue Maunoury 41500 Mer.
Tél. 02.54.81.02.55 et 02.54.81.29.05. Courriel : saintjoseph.41@wanadoo.fr

Texte et photo : La Nouvelle République : Roger Soulas
BOUTONLIEN

Forum d’entreprises au Lycée la Providence de Blois

BLOIS 10/11/2015 FORUM PROVIDENCE - 1Sous la responsabilité de Georges Da Silva, chef de travaux, le lycée de la Providence a organisé mardi son premier forum d’entreprises à l’attention des classes de bac pro et de BTS. « Nos objectifs sont nombreux, précise-t-il, le principal étant pour nos jeunes de se faire connaître des employeurs potentiels, que ce soit pour leurs stages ou pour un job d’été. » Vingt-quatre entreprises dont l’activité répond aux filières de l’établissement (sanitaire et social, métiers du tertiaire et électro-technique) se sont ainsi mises à la disposition de quelque trois cents élèves qui ont déferlé, par vagues de cent, durant la matinée. Pour Élise Rilly, de l’association ASLD (Accueil, soutien et lutte contre les détresses), la démarche était nécessaire : « Il est difficile pour les jeunes de trouver un employeur pour leurs stages de longue durée. Nous insistons beaucoup sur leur positionnement professionnel. » Jean-Yves Duduyer, représentant l’association Ingénieurs et Scientifiques de France, détaille à son auditoire, très masculin et très attentif, les qualités requises pour s’engager dans ce métier qui concerne des activités très variées.
Pauline, en 2e année de BTS de SP3S (Services et prestations des secteurs sanitaire et social), se montre satisfaite de son tour de piste : « Toutes ces personnes nous proposent beaucoup de choses. Je pense avoir trouvé mon stage et peut-être aussi du travail pour le soir, les vacances et les week-ends. »

Texte et photo La Nouvelle République (Chantal Lané)
BOUTONLIEN

Message de l’Enseignement catholique de Blois après les attentats

Madame, Monsieur,

Les attentats de Paris du 13 novembre ont bouleversé notre communauté nationale et au-delà, les hommes et les femmes de bonne volonté du monde entier.

Ces assassinats ont été commis par des meurtriers habités par une haine insensée. Ils sont appelés « terroristes » justement parce qu’ils veulent répandre la terreur.

En de telles circonstances, il est compréhensible de ressentir de la peur, mais si nous la laissons agir, ces hommes auront atteint leur premier objectif.

Leur second objectif est de rompre notre unité. C’est pourquoi nous devons continuer à vivre en bâtissant la paix et la fraternité.

Dans son message à l’Eglise de France, le Saint-Père condamne avec vigueur la violence, qui ne peut rien résoudre, et il demande à Dieu d’inspirer à tous des pensées de paix et de solidarité et de répandre sur les familles dans l’épreuve et sur tous les Français, l’abondance de ses Bénédictions.

Les Chefs d’établissement sont intimement concernés par la sécurité des écoles, collèges et lycées qui leur sont confiés : tout est mis en œuvre, avec les pouvoirs publics, pour protéger fermement les élèves et les personnels. Ils sont également attentifs, avec les enseignants et les personnels, à proposer des temps d’écoute pour permettre aux élèves de « poser une parole » sur ces événements.

Dans cette épreuve, il est bon de rappeler que l’Evangile nous invite à faire de l’école catholique une école de la relation respectueuse de chaque personne, de la paix et de la fraternité. Ces principes sont capables d’orienter les évolutions de notre société, afin qu’elle conserve un objectif de paix et de dialogue entre les peuples. C’est notre espérance, et c’est notre conviction.

Jérôme Brunet

Directeur de l’Enseignement catholique de Loir-et-Cher – Diocèse de Blois

Une conférence sur les compétences relationnelles

BandeauFBRetenez bien la date du jeudi 3 décembre !

Les milieux professionnels attendent beaucoup des éducateurs en terme de savoirs, mais également en terme de compétences relationnelles. Cette conférence et table-ronde permettra d’ouvrir le dialogue entre deux mondes : celui de l’école et celui de l’entreprise.

Philippe Laurent va nous servir de guide tout au long de cette soirée. Venant du monde de l’industrie – il a dirigé l’immense chantier du métro de Shangaï – il est conférencier et auteur d’un livre qui a marqué nombre de dirigeants d’entreprises : « Le bonheur au travail, partition pour une fourmi » (Editions du Siècle).

Avec lui, nous tenterons de faire le lien entre les compétences relationnelles que l’école propose aux enfants dans le cadre de notre projet d’éduquer à la relation, et les compétences attendues par les dirigeants et directions des ressources humaines des entreprises, grandes et petites.

 Son éclairage sera suivi d’une table ronde qui réunira nos deux mondes : chefs d’entreprises et chefs d’établissements.

Pour participer à cette conférence, vous pouvez acheter vos billets en ligne en cliquant sur ce lien : https://www.billetweb.fr/jer-2015