Des ateliers d’éducation à la relation dédiés aux professeurs viennent d’avoir lieu à Blois, rappelant que la maîtrise d’une discipline ne suffit pas pour enseigner.
Qu’elles soient en charge d’une classe de grande section de maternelle dans le secteur public ou qu’elles enseignent les sciences à des lycéens dans le privé, les cent cinquante personnes inscrites, selon Anne-Claire Quedreux, chargée de mission au sein de la Direction diocésaine de l’enseignement catholique, aux ateliers, organisés vendredi au lycée La Providence de Blois par l’enseignement catholique du Loir-et-Cher (1), ont un jour ou l’autre été confrontés à une classe dissipée, à un sentiment de manque d’écoute.
Faute de solution miracle, une participante à un groupe de travail sur le mandala (2) a expliqué que son rôle de transmission, mais aussi sa « nature humaine », l’incitait à toujours explorer de nouvelles pistes. « Il est essentiel d’évoluer » dans l’exercice de son métier, estime-t-elle. Feutres en main, elle a découvert, auprès de l’art-thérapeute Chantal Jouasset, la possibilité d’instaurer au début de ses cours un « rituel de relaxation dynamique », tel que le coloriage, permettant de recentrer l’attention des élèves dissipés.
Corinne Ottomani-Croc, une autre intervenante, partage l’idée d’une profession enseignante appelée à évoluer. Elle promeut l’«évaluation par contrat de confiance », jugeant que l’un des défauts de l’école française actuelle est qu’il faille, dans chaque classe, « des élèves qui aient raté les évaluations pour que ces dernières soient considérées comme valides ». Elle invite les professeurs à repenser la hiérarchie entre les disciplines, une bonne note en arts plastiques devant, selon elle, être valorisée au même titre qu’un bon résultat dans l’une des matières dites « principales ».
(1) Dans le cadre des 6es Journées d’éducation à la relation. (2) Dessin, notamment utilisé dans le bouddhisme, composé de motifs graphiques gravitant autour du centre d’un cercle.

Lors des Journées d’éducation à la relation organisées par l’enseignement catholique, une conférence sera proposée à Blois sur les liens entre école et entreprise.

Vendredi soir, Pascal Vilaine, proviseur adjoint en charge des filières lycéennes, accueillait ses anciens élèves. En juin 2015, environ 45 lycéens en filière scientifique, économie et social, en bac pro commerce et en bac pro accueil ont réussi leur examen. Les enseignants et le chef d’établissement Benoît Morin leur ont officiellement remis leur diplôme du bac.

Sous la responsabilité de Georges Da Silva, chef de travaux, le lycée de la Providence a organisé mardi son premier forum d’entreprises à l’attention des classes de bac pro et de BTS. « Nos objectifs sont nombreux, précise-t-il, le principal étant pour nos jeunes de se faire connaître des employeurs potentiels, que ce soit pour leurs stages ou pour un job d’été. » Vingt-quatre entreprises dont l’activité répond aux filières de l’établissement (sanitaire et social, métiers du tertiaire et électro-technique) se sont ainsi mises à la disposition de quelque trois cents élèves qui ont déferlé, par vagues de cent, durant la matinée. Pour Élise Rilly, de l’association ASLD (Accueil, soutien et lutte contre les détresses), la démarche était nécessaire : « Il est difficile pour les jeunes de trouver un employeur pour leurs stages de longue durée. Nous insistons beaucoup sur leur positionnement professionnel. » Jean-Yves Duduyer, représentant l’association Ingénieurs et Scientifiques de France, détaille à son auditoire, très masculin et très attentif, les qualités requises pour s’engager dans ce métier qui concerne des activités très variées.