Au revoir festif pour les lycéens de Saint-Joseph à Vendôme

Vendredi dernier, après plusieurs semaines d’absence physique, enseignants, équipe de direction, élèves de terminale du lycée général Saint-Joseph se sont retrouvés pour une journée festive et d’au revoir.
L’événement marquait d’abord la fin d’un parcours scolaire couronné par l’obtention du baccalauréat, il s’inscrivait aussi dans la tradition de l’établissement de mettre à l’honneur ses forces vives.
Enfin, il symbolisait la transition entre la vie d’avant le 14 mars et celle d’après.
Au menu de cette rencontre : discours, témoignages et repas partagé. Prenant la parole, Olivier Daudé, directeur de la structure éducative, a rendu hommage, à l’ensemble de l’équipe enseignante et à Christèle Hétier, la coordinatrice du lycée général, pour toute l’énergie déployée au long de l’année scolaire. Il est revenu sur l’un des atouts de Saint-Joseph : la seconde connectée.
Loin d’être une fin en soi, la création de cette classe s’est révélée cruciale dans l’accompagnement à distance. Puis s’adressant aux jeunes, son discours s’est articulé autour de la dernière version d’un bac avec la fin des filières S, ES, L, les épreuves classiques et le contexte si particulier du bac 2020. 

Texte et photo La NR

Soyons fous, innovons !

Au collège Notre-Dame, à Romorantin, cette rentrée a été préparée à partir d’un protocole que la chef d’établissement Sophie Vadé-André a dû adapter pour tous. Mots d’ordre : prudence, distance, hygiène… Les élèves ont étudié chez eux avec leurs enseignants avec, pour certains, des problèmes techniques. Aujourd’hui, beaucoup sont heureux de se retrouver dans un cadre et une ambiance pourtant chamboulés.
La directrice accueille au portail les élèves masqués et distanciés par petits groupes échelonnés entre 7 h 45 et 8 h 30. Dès leur entrée, ils vont se laver les mains, ils le feront plus de 10 fois dans leur journée. Beaucoup de parents restent inquiets, certains ne renverront leurs enfants qu’en septembre : 37 % des élèves en 6e et 44 % en 5e sont présents ce jour. Les autres continuent d’étudier chez eux.
Gabriel 12 ans : « Je suis content de revenir pour retrouver le groupe, c’est bien mieux que de travailler chez soi ! » Lucile : « Je suis étonnée que l’on soit aussi peu pour une rentrée. Le collège, c’est important ! »
Pour la sécurité tout a été pensé pour éviter le brassage, chaque classe ne voit que deux enseignants par jour : quand les enfants sortent pour une pause de 20 minutes, le personnel procède à une désinfection systématique du lieu. Même rigueur à la cantine avec deux élèves par table prévue pour six. La directrice a dû beaucoup travailler pour préparer cette reprise, après deux mois d’insomnie… « Nous sommes heureux, de retrouver élèves, enseignants, personnel. J’ai trouvé que les collégiens avaient mûri, s’étaient élevés en conscience, ils adoptent un comportement responsable. Si la contrainte demeure, ce sera une fin d’année sans saveur, car nos élèves restent le sel de notre mission, et beaucoup sont absents. » Puis de rebondir « Et si cette crise avait été le déclic pour “ déscléroser ” l’école et mettre en mouvement nos forces vives ? Dans l’enseignement privé, nous avons l’avantage d’avoir une liberté pédagogique, que nous n’exploitons pas suffisamment, osons l’utiliser. Notre système éducatif a besoin d’une nouvelle vie. Soyons fous, innovons ! »

Rentrée progressive à Notre dame des Anges de Vineuil

L’ensemble scolaire Notre-Dame des Anges a effectué sa rentrée, lundi dernier, aussi bien pour les élèves du primaire que pour ceux du collège, seules les classes de 6e et 5e étant concernées pour celui-ci dans un premier temps. L’opération s’est déroulée dans un établissement pourvu de tous les dispositifs de protection requis par les procédures, en particulier au niveau de l’aménagement des salles de classe, limitées à dix occupants.
Ce chiffre a été d’autant plus facilement respecté que la fréquentation de ces premiers jours est restée modeste : à titre d’exemple, 15 élèves présents sur 40 en 6e, 17 sur 50 en 5e. « J’espérais davantage », confiait le directeur Charles-Edouard Guilbert-Roed qui espère toutefois une plus forte mobilisation pour les jours et semaines à venir.
L’organisation des enseignements s’est effectuée sur la base de groupes et de demi-journées, l’objectif étant que chaque élève puisse rencontrer la totalité des enseignants. « Même s’ils disent avoir bien supporté le confinement, ceux qui sont présents apprécient de retrouver leur classe », constatait un professeur. Le port obligatoire du masque, l’absence de cantine, les règles sanitaires de distanciation n’en constituent pas moins des contraintes pesantes. « Et qui entraînent des surcoûts de fonctionnement, en particulier en matière de nettoyage », souligne le directeur. 
La reprise des enseignements optionnels, susceptibles d’apporter une diversification bienvenue, est envisagée pour le mois de juin. Les inscriptions pour la rentrée prochaine sont ouvertes, mais le contexte présent reste visiblement trop incertain pour inciter les parents à se projeter dans l’avenir.

Texte et photo La NR

Ça fait toujours plaisir …

confinemetLa continuité pédagogique a été au centre des préoccupations de nos établissements ces dernière semaines de confinement. Un véritable défi pour les enseignants qui a été remarquablement relevé, comme le montre le courrier de cette famille adressé au directeur du lycée Saint-Joseph de Vendôme.

Bonjour,

Je me permets par ce message de vous témoigner toute notre confiance pour l’organisation de ce déconfinement; je sais que tout sera organisé au mieux pour préserver la sécurité des élèves et assurer la continuité pédagogique.

Je tenais à remercier les professeurs de ma fille Anissa, élève en première générale. Le travail à distance a été efficace dès le début de ce confinement et n’a jamais failli… Etant également enseignante en élémentaire, je sais ce que cela représente de patience et de disponibilité.

Il me semblait important de vous transmettre notre satisfaction et notre reconnaissance d’avoir permis qu’en cette période si difficile notre fille puisse poursuivre efficacement ses cours et la préparation de l’oral de français ( si il est maintenu). Elle a eu de nombreux cours en vidéo-conférence ( notamment avec Mmes Arquez, Girard, Tapia et M. Saveuse, M. Minois). Elle a pu trouver écoute et conseils face aux difficultés rencontrées. Les échanges avec ses camarades sont nombreux également et sont importants en cette période difficile pour tous.

Anissa a pu bénéficier du dispositif de la classe connectée dès la classe de seconde, et nous avons pu constater que le travail avec l’outil numérique lui était familier. Des habitudes de travail avaient déjà été prises et ont permis une efficacité dès le début du confinement.

Nous n’en sommes pas encore à l’heure du bilan de ce confinement, mais au moment où toute l’équipe du St Jo se mobilise pour préparer le déconfinement, il me semblait important de vous témoigner maintenant notre confiance et nos remerciements.

Très cordialement,

M. et Mme. L. , parents de A. en 1ère générale.

Enseignante et infirmière !

Florence Chapuis, prof au collège Notre-Dame à Romorantin, est redevenue infirmière volontaire à l’Ehpad de Salbris. Face au Covid-19.

Elle était il y a encore quelques jours professeur de français au collège Notre-Dame à Romorantin. Depuis le 28 mars, Florence Chapuis est infirmière. Volontaire pour monter au front contre le Covid-19. Elle fait partie des renforts envoyés à l’Ehpad des Coinces à Salbris, particulièrement touché par le virus (lire NR des 28 et 29 mars et 1er avril).
« Je ne pouvais pas rester sans rien faire et laisser mes collègues dans la galère » Elle n’a pas hésité un instant. « Je suis comme ça, c’est dans ma nature. Je ne pouvais pas, avec mes compétences, rester sans rien faire, laisser mes collègues dans la galère. Je me suis portée naturellement volontaire ».5e8688f65ba972fc308b45ea
Si cette mère de famille a débuté sa carrière comme professeur de français, elle avait finalement, pour trouver plus facilement un emploi au gré des mutations de son mari militaire, embrassé une carrière d’infirmière. Pour se mettre au service des personnes âgées. Déjà. Mais major de promotion, elle avait été aiguillée vers la spécialité cardiologie et soins intensifs.
Depuis douze ans, elle est revenue au professorat. Mais les gestes d’infirmière n’ont jamais disparu. « Ma mission est d’encadrer les soins de nursing des résidents, ces gestes du rôle propre d’infirmier, de rassurer les résidents, sachant qu’il peut être angoissant et incompréhensible de ne plus voir sa famille pour des seniors. Le personnel sur place est compétent et fait un travail formidable, nous sommes bien équipés… »
Les risques ? Elle en a pleinement conscience. Quand elle rentre chez elle le soir à Romorantin, elle entre par le sous-sol de sa maison et met directement à laver ses vêtements. « J’ai la chance d’être seule à la maison, mon mari est confiné à Bordeaux et mes deux enfants sont dans leur appartement d’étudiant. Beaucoup de soignants ont peur d’apporter le virus chez eux. Je n’ai pas ce poids psychologique à gérer, c’est plus facile pour moi. »
La volontaire est tout de même un peu amère. En colère même contre les politiques qui ont abandonné la santé pendant de nombreuses années. « Dans les maisons de retraite, les petites mains font face : agents de service hospitalier, aides-soignants, infirmières Ce sont les personnes qui sont sur le terrain qui prennent des risques, ils subissent de plein fouet des choix qui ne sont pas les leurs. »
Dans ce contexte, elle a la mauvaise surprise de voir des coureurs à pied sortir, mais aussi des clients de supermarché masques FFP2 sur le nez, alors qu’ils font cruellement défaut dans de nombreux endroits…
Pendant cette mission, dont elle ignore encore la durée, la continuité pédagogique est assurée par la directrice du collège Notre-Dame. Mais la professeur de français garde un œil sur ses élèves. « Ils ont intérêt à être prêts, il y a le brevet à la fin de l’année », sourit-elle au téléphone. Car, oui, après cette crise, la vie reprendra son cours. Alors, Florence pourra ranger sa blouse blanche et retrouver le chemin de sa classe. Pour une autre mission ô combien précieuse…

Texte et photo La NR

À NDA l’éloquence

5e65a1989e35fd9c758b4724Depuis 1989, les Lions Clubs de France organisent chaque année un concours d’éloquence ouvert à tous les jeunes de moins de 21 ans de niveau seconde, première, terminale et bac +1. En présence de Patrick Ghesquier, gouverneur du Lions Club district Centre, la présélection départementale s’est déroulée mardi au campus de la CCI gracieusement mis à disposition du Lions Club Blois Renaissance, pilote de la manifestation. Les quatorze candidats (douze filles, deux garçons) issus des lycées Dessaignes, Notre-Dame-des-Aydes et Saint-Joseph de Vendôme, chacun parrainé par un Lions Club du département, disposait de huit à dix minutes pour convaincre le jury sur la base de la citation du philosophe Averroès (1126-1198) : « L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine, la haine mène à la violence ». Un jury qui a eu la lourde tâche de noter l’éloquence, le fond du discours et la présentation ædes candidats qui, avec ou sans antisèches, ont manié l’art oratoire avec brio. « Agés de 15 à 18 ans, ces jeunes ont su faire partager leur vision avec talent. Dommage que nous ne puissions sélectionner que trois candidats car les résultats étaient très serrés » a souligné Claudine Prevost Moras. Finalement, les trois gagnantes sont Jade Dourlens, Fadila Ngoutane et Linda Bounar, toutes de Notre-Dame-des-Aydes. Elles participeront à la finale du district le 28 mars prochain. Ultime étape, l’épreuve nationale prévue les 21 et 22 mai à Marseille.

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Sainte-Marie s’engage pour le développement durable

5e38cf1e90b4f1b6608b46c4L’établissement scolaire Sainte-Marie de Blois vient de s’engager dans une démarche visant à réduire son empreinte écologique avec pour objectif, obtenir le label Éco-école.
« Les élèves et l’équipe éducative de maternelle, du primaire et du collège sont mobilisés fortement sur la réduction des déchets, explique Isabelle Hallais directrice, dès lors des actions concrètes ont lieu dans toutes les classes. » Avec l’installation d’un composteur fourni à la rentrée par Agglopolys, les enfants ont été sensibilisés au tri, désormais deux poubelles sont placées dans chaque classe pour séparer le papier des autres déchets. De plus le nouveau prestataire de la restauration collective en s’approvisionnant le plus possible en local offre des repas cuisinés de qualité, résultat les déchets alimentaires ont été en l’espace d’un trimestre, divisés par trois.
Nouvelle étape pour les élèves des classes du primaire : s’intéresser à la deuxième vie des déchets. Une visite récente à la ressourcerie les Belles Manières leur a donné plein d’idées ! Pendant deux jours avec le concours de leurs parents ou grands-parents, ils ont appris à consommer différemment. Vendredi dernier, les cinq classes installées à la Providence, sur les conseils avisés de leurs enseignants, terminaient la confection d’une multitude de produits, d’accessoires et d’objets à partir de supports de récupération. Dans un atelier, des petites mains rafraîchissaient des petits meubles réformés en les peignant de toutes les couleurs pour embellir l’école, dans les étages les créations allaient aussi bon train. Un grand groupe était impliqué dans la confection de jolies lingettes pour partie cousues main « entièrement réalisées avec des tissus de récupération », précisait une enseignante. D’autres faisaient des wraps (tissu enduit de cire d’abeille) pour protéger les aliments, des tawashis pour remplacer les éponges, produits de lessive ou shampoings maison et cabanes en bouchons pour les oiseaux. Autant de créations éco-responsables que les enfants offriront aux parents lors des portes ouvertes du 8 février prochain.

Texte et photo La NR

Les Mexicains de Vendôme

5d969cdbf1a247f66c8b470bCette semaine et pour la deuxième année consécutive, les lycéens de Saint-Joseph à Vendôme ont accueilli leurs correspondants de Guanajuato (Mexique). Le groupe était constitué d’une dizaine de jeunes et de deux enseignants.

Arrivée le 29 septembre, la délégation a été présentée au cours d’une cérémonie officielle dans la cour du lycée. Ce moment fut précédé de l’hommage rendu à l’ancien chef d’État Jacques Chirac. Prenant la parole tout d’abord en espagnol, puis en français, Monsieur Daudé, directeur de l’établissement, a souhaité la bienvenue aux jeunes Mexicains et à leurs professeurs. Au cours de son intervention, ce dernier a rappelé l’importance de l’apprentissage des langues étrangères. Par ailleurs, il a souligné que l’échange avec l’établissement scolaire mexicain de Guanajuato « Colegio del Nivel Medio Superior » était la matérialisation des valeurs de son institution : « l’exigence, la confiance, le respect et l’audace ». Puis il a remercié les personnes impliquées dans le partenariat : Mme Arquez, Mme Julien, Mme Pringault et Rodolphe Ndong Ngoua, responsable de cette initiative. Rocio, enseignante mexicaine, a exprimé ses remerciements envers le lycée Saint-Joseph avec une vive émotion.
Mardi 1er octobre, les correspondants mexicains ont été reçus par Laurent Brillard, maire de Vendôme et président de la communauté d’agglomération Territoires vendômois, et son adjoint Sam Ba. Cette visite s’inscrivait dans le cadre de la collaboration qui unit la ville à l’établissement. Représentant l’enseignement privé, Madame de Poix, présidente de l’Organisme de gestion de l’enseignement catholique du lycée, a remercié l’équipe municipale de l’accueil.
Durant leur séjour, les Mexicains ont prévu de découvrir la ville de Vendôme, les jardins de Sasnières, le musée de Musikenfête, la commanderie d’Arville, le château de Chambord, et même l’entreprise Minier. Ils auront aussi l’occasion de voir comment leurs camarades français travaillent dans un univers connecté avec des Chromebook. Le 12 octobre prochain, après une escale à Chambray-lès-Tours, tous s’envoleront pour leur ville natale.

Texte et photo La Nouvelle République

Retour du Mexique pour les élèves de Saint-Jo Vendôme

Du 29 mars au 10 avril, douze élèves de 15 à 17 ans dont seulement trois garçons sont partis à la découverte du Mexique. Plus exactement de la ville de Guanajuato (à 300 kilomètres de Mexico) et de son université publique qui chapeaute onze établissements du secondaire. « Il y a un an, nous avons signé un partenariat avec cette université dont des membres sont venus à Vendôme. Depuis, nous avons préparé le déplacement, notamment en multipliant les actions pour trouver les financements, limitant la participation des parents à 660 € sur le 1.320 € que coûtait le voyage, avec trois jours à Mexico en hôtel, le reste du séjour étant assuré en famille Ce sont les élèves les plus motivés et qui présentaient un bon état d’esprit d’équipe qui ont été choisis », indique Rodolphe Ndong Ngoua, enseignant depuis sept ans à Saint-Joseph.
Un voyage longuement préparé « Il s’agissait de leur montrer un autre aspect de l’espagnol à travers la découverte d’une région d’Amérique latine où l’on parle aussi l’espagnol, rappeler que l’espagnol ce n’est pas parlé qu’en Espagne ! », poursuit le professeur qui, en 2014-2015, avait déjà mis sur pied un voyage aux Canaries pour dix élèves. « Une immersion dans le pays qui facilite grandement les progrès et ouvre les horizons », ajoute-t-il.
Une première pour Saint-Joseph qui, en ce retour des vacances de printemps, sera au cœur des conversations entre élèves d’autant qu’en mai, ils recevront parents et partenaires pour évoquer ce déplacement qui avait le patrimoine pour fil conducteur.
Comme il se doit, les participants ont découvert plusieurs sites touristiques comme le parc naturel de Las Palomas, le site archéologique de Plazuela, les pyramides de Teotihuacan…
Le groupe était aussi encadré par Sabine Pringault, professeur des sciences de la vie et de la terre, également intéressée par le Mexique notamment par un projet pédagogique en cours autour de l’axolotl, salamandre mexicaine menacée de disparition.
« La longue préparation du voyage a consolidé les liens entre nous et c’était mieux qu’un voyage payé par les parents », souligne Noë. « Le lycée existe depuis bientôt trente ans et nous sommes les premiers à aller aussi loin. Une superbe expérience », commente Antoinette quand Anaïs souligne la qualité de l’accueil dans un pays où la France garde une très bonne image.

Texte et photo : la NR