Une journée d’étude pour l’éducation à la relation

La DDEC41 a initié depuis 9 ans une expérimentation sur l’Éducation à la relation dans les établissements scolaires. À sa demande une étude a été commandée à l’Université Catholique de l’Ouest d’Angers pour en analyser les enjeux et en dresser un premier bilan. Une convention de recherche a été signée entre l’UCO, le SGEC, l’ISFEC St Martin, FORMIRIS et la DDEC41.

Un point d’étape aura lieu à Blois le 30 janvier 2019. Cette journée permettra aux acteurs locaux de partager leurs expériences, leurs satisfactions et leurs déceptions, et d’entendre les chercheurs de l’UCO tirer les premières leçons de ce qu’elles perçoivent au travers des rencontres, des focus-groups et des questionnaires envoyés.

Cette journée permettra également un travail participatif pour nous mettre en mouvement vers les étapes suivantes.

Vous pouvez vous inscrire à cette journée en cliquant sur ce lien : https://goo.gl/forms/ydKC4rrZqXT4uOP03

Conférence de rentrée sur le Personnalisme

emm

Emmanuel Mounier

Vendredi 1er septembre à l’église Saint-Joseph de Blois et devant l’ensemble de la Comète Blois centre et d’autres établissements du diocèse, Didier Da Silva, spécialiste incontesté du courant de pensée personnaliste, viendra introduire l’année des enseignants avec une conférence sur le Personnalisme en éducation, cher à Emmanuel Mounier.

Le Personnalisme : une référence nourrissante pour l’éducation à la relation

Le projet d’éducation à la relation s’inscrit dans le courant de pensée personnaliste. Un des aspects qui distingue la personne de l’individu, c’est la relation. En effet, comme le rappelaient les Assises : la personne est un être en devenir, un être fragile, un être relié.

L’individu est une unité de mesure…

Dans un monde qui proclame à temps et à contretemps la liberté de l’individu, on constate l’esclavage des personnes : « Voyez, écrit Jacques Maritain, avec quelle solennité religieuse le monde moderne a proclamé les droits sacrés de l’individu, et à quel prix il a payé cette proclamation. Et cependant, l’individu n’a-t-il jamais été plus complètement dominé, plus facilement façonné par les grandes puissances anonymes de l’Etat, de l’argent, de l’opinion ? » (1)

Notre projet, en développant les capacités à entrer en relation de manière ajustée, épanouissante, contribue à la construction intégrale de la personne.

En effet, la relation met en jeu toutes les dimensions de la personne : le corps, l’intelligence, la psychologie, la mémoire, l’affectivité, la créativité, etc. Travailler l’épanouissement de la relation, c’est épanouir l’être humain et donc, la société.

Dans le processus de l’éducation, la relation personnelle est fondamentale : l’éducation, c’est, pour reprendre la formule de Rorty,  » une liberté qui est appelée à en libérer une autre.  » (2)

Un travail mené au cours de l’année 2014-2015 au sein de l’Enseignement catholique de Loir-et-Cher « A la rencontre des enseignants » montre à quel point la question de la relation des enseignants avec les élèves (et avec les parents) est l’une des préoccupations majeures des enseignants, tant du premier que du second degré.

1. Trois réformateur : Luther, Descartes, Rousseau, Paris, Plon, 1925

2. Michel Soëtard, La démarche personnaliste en éducation, Educatio Mars 2013

Eglise Saint-Joseph de Blois. Horaire : 8h30 à 11h00. Entrée libre.

Catherine Schmider nous parle de CNV

Nous avons la joie de retrouver Catherine Schmider (que nous connaissons bien à Blois) dans une conférence TedX qui nous parle d’éducation bienveillante pour un monde plus humain.

L’éducation à la relation valorisée dans l’entreprise

travail
Les jeunes tout au long de leurs parcours de formation, au sein et en dehors du système éducatif, peuvent acquérir une diversité de compétences qu’ils peuvent valoriser sur le marché du travail. De nombreux travaux se sont récemment intéressés à l’impact des « soft skills » sur le marché du travail, c’est-à-dire des compétences non cognitives, en lien notamment avec les savoir-être qui pourraient influencer leur employabilité.

La dernière étude du CEREQ (centre de recherche et d’études sur les qualifications) montre que les personnes dotées de compétences sociales son plus employables et mieux rémunérées à compétence cognitive égale. (VOIR ÉTUDE).

Quelles compétences ?

Le CEREQ identifie 5 compétences : la persévérance, l’estime de soi, la communication avec les autres, la sociabilité et la prise de risque.

Autant de savoirs-être que l’Enseignement catholique de Loir-et-Cher a mis au coeur de son projet éducatif depuis 7 ans. www.jer-blois.org

JER 2016 : les inscriptions sont lancées !

Vous pouvez dès maintenant vous inscrire par l’intermédiaire du site web des Journées de l’éducation à la relation (www.jer-blois.org).

Inscriptions à la conférence du jeudi 1er décembre

Inscriptions aux ateliers

Vous remarquerez en passant que notre site s’est simplifié, pour une lecture plus rapide des contenus. Nous vous encourageons donc  à partager largement cette adresse sur les réseaux sociaux !

capture-decran-2016-11-04-a-11-49-35

La Communication NonViolente, passage obligé des Chefs d’établissement.

DSCN2832Le projet de « l’école de la relation », mis en place depuis 2010 dans le diocèse de Loir-et-Cher, a été accompagné dès le début par l’association pour la Communication NonViolente. Car pour favoriser des relations harmonieuses au sein des classes, il est nécessaire de former les adultes éducateurs à une autre façon d’exercer leur autorité, moins basée sur des relations de pouvoir que sur l’écoute, l’empathie, la compréhension des besoins de chacun et de l’attention à l’autre.

Aujourd’hui, la formation à la Communication NonViolente est obligatoire pour les Chefs d’établissement. Elle est écrite dans leur lettre de mission.

Avant cette rentrée, sept d’entre eux ont suivi deux journées de formation avec l’Association Déclic. Comme l’écrivait Thomas d’Ansembourg, « la relation, ça s’apprend… ».

Formation CNV 2016-2017

AfficheBaseCNV2016B
Les dates de la prochaine session de formation à la Communication NonViolente sont fixées. Depuis 2010, l’Enseignement catholique 41 propose cette formation dans le cadre de son projet « l’école de la relation ».

Ces formations sont réservées aux enseignants et aux personnels des établissements.

Mieux gérer ses émotions pour mieux vivre ensemble au Lycée La Providence de Blois

La Providence 1

Les élèves du lycée la Providence se sont montrés très réceptifs à cet atelier du vivre-ensemble

L’atelier “ Comment être bien avec soi pour être bien avec les autres ? ”, autour du mieux vivre ensemble, avait une forte résonance avec l’actualité.

C’est devenu une habitude. Comme à chaque début d’année, l’établissement blésois privé La Providence propose à ses élèves de réfléchir à une problématique. « Il est urgent de réagir pour sauver la planète et l’homme », thème de cette année, était divisé en trente-cinq ateliers dont « Comment être bien avec soi pour être bien avec les autres ? »,pour insister sur l’importance du bien vivre ensemble. Face à une classe – où se mêlent élèves et professeurs – Jérôme Brunet, directeur diocésain : « La colère, où la ressentez-vous ? » La plupart des participants placent leur main sur leur cœur. « La colère est un sentiment fort, où quelque chose en nous est piétiné », explique le directeur diocésain. « Et la peur ? », lance Jérôme Brunet. La main descend jusqu’au ventre. « Mais qu’est-ce qui provoque la peur ? », questionne-t-il ensuite. « La peur d’être rejeté, de ne pas appartenir à un groupe », rétorque Mélanie Orly, élève de BTS Économique, social et familial. « L’objectif est qu’ils prennent conscience des émotions qu’ils ont en eux », car, avance Jérôme Brunet, « on n’est pas responsable de ce que l’on ressent mais il faut savoir interpréter les indicateurs ».

Mélanie Orly, 19 ans, se montre réceptive au message : « C’est la première activité dont je vais ressortir quelque chose », assure la jeune femme qui se destine à « travailler dans le social ».

Un même événement différentes réactions

Du côté des professeurs, l’atelier permettra de mieux anticiper les réactions des élèves : « Un même événement – par exemple lorsque l’on donne un 0/20 – peut générer différentes réactions », témoigne Françoise Lacagne. « Attention, ce n’est pas parce que l’élève n’exprime rien qu’il ne ressent rien », met en gare le directeur diocésain.
Leïla Dardaba, professeur d’économie-marketing – qui retiendra que « notre bien-être dépend de beaucoup de paramètres extérieurs » – assure que cet atelier lui permettra « d’améliorer [ses] relations avec ses élèves ». Des élèves, témoigne-t-elle, qui viennent en classe « avec des craintes, des peurs ». Après les deux heures d’atelier, elle dit avoir désormais entre ses mains « un outil pour mieux gérer les émotions dans un contexte social qui n’est pas forcément évident aujourd’hui ».

Texte et photo La Nouvelle République : Adrien Planchon
PICTOLIEN

JER 2015 : Professeur, un métier où il est « essentiel d’évoluer »

Ateliers JER 1Des ateliers d’éducation à la relation dédiés aux professeurs viennent d’avoir lieu à Blois, rappelant que la maîtrise d’une discipline ne suffit pas pour enseigner.

 Certains se trouvent démunis face à des tensions, à des conflits entre élèves ; d’autres sont mal à l’aise devant les interrogations d’un enfant sur l’amour ou la sexualité. Souvent, les professeurs des écoles et du secondaire ont besoin de mettre en œuvre des compétences relationnelles, qui dépassent la seule maîtrise de leur discipline.

Qu’elles soient en charge d’une classe de grande section de maternelle dans le secteur public ou qu’elles enseignent les sciences à des lycéens dans le privé, les cent cinquante personnes inscrites, selon Anne-Claire Quedreux, chargée de mission au sein de la Direction diocésaine de l’enseignement catholique, aux ateliers, organisés vendredi au lycée La Providence de Blois par l’enseignement catholique du Loir-et-Cher (1), ont un jour ou l’autre été confrontés à une classe dissipée, à un sentiment de manque d’écoute.
Faute de solution miracle, une participante à un groupe de travail sur le mandala (2) a expliqué que son rôle de transmission, mais aussi sa « nature humaine », l’incitait à toujours explorer de nouvelles pistes. « Il est essentiel d’évoluer » dans l’exercice de son métier, estime-t-elle. Feutres en main, elle a découvert, auprès de l’art-thérapeute Chantal Jouasset, la possibilité d’instaurer au début de ses cours un « rituel de relaxation dynamique », tel que le coloriage, permettant de recentrer l’attention des élèves dissipés.
Corinne Ottomani-Croc, une autre intervenante, partage l’idée d’une profession enseignante appelée à évoluer. Elle promeut l’«évaluation par contrat de confiance », jugeant que l’un des défauts de l’école française actuelle est qu’il faille, dans chaque classe, « des élèves qui aient raté les évaluations pour que ces dernières soient considérées comme valides ». Elle invite les professeurs à repenser la hiérarchie entre les disciplines, une bonne note en arts plastiques devant, selon elle, être valorisée au même titre qu’un bon résultat dans l’une des matières dites « principales ».

(1) Dans le cadre des 6es Journées d’éducation à la relation. (2) Dessin, notamment utilisé dans le bouddhisme, composé de motifs graphiques gravitant autour du centre d’un cercle.

Texte et photo La Nouvelle République – Léa Bouquerot BOUTONLIEN

Journée « identités et différences » au collège Le Prieuré de Sambin

Mardi 29 septembre sous un beau soleil, s’est déroulée la première des trois journées « éducation à la relation » programmées pour cette année au collège « Le Prieuré » de Sambin. Destiné aux élèves de 6ème et 5 ème, cet événement avait pour thème « Identités et Différences ». Un temps long pour réfléchir sur ces deux notions intimement liées.

8 ateliers très animés

8 groupes d’une vingtaine d’enfants se sont mis en mouvement pour participer à 8 ateliers animés par des enseignants ou des intervenants extérieurs comme le Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne (MRJC) ou la troupe théâtrale de la Compagnie du Hasard.

Dans ce beau collège animé de façon plutôt « dynamique » et joyeuse par toute l’équipe d’adultes, les jeunes se sont réunis pour s’interroger sur leur place dans le groupe, le port de l’uniforme, les moqueries, leurs propres émotions, l’impact de leur parole et de leur vocabulaire ou la vision chrétienne de la différence…

La projection d’un film du témoignage de Jean Vannier à propos des communautés de l’Arche a clôturé cette journée trop courte, mais oh combien intense !