Les Chefs d’établissement préparent leur rentrée

Mosaique

Chaque année, les Chefs d’établissement sont les premiers à se réunir à la Maison diocésaine de Blois pour préparer la rentrée. Notre nouveau Directeur diocésain, Monsieur Bruno Chauvineau les accueillait pour un premier contact et la traditionnelle transmission des directives de début d’année, du calendrier 2016/17, des projets en cours ou à l’étude, etc…

Dans une chaleur caniculaire, ce moment de travail a aussi été chaleureux (!) et joyeux.

Tous attendent maintenant les enfants avec impatience !

12 collégiens de Saint-Vincent Père Brottier en tournée …

BLOIS THEATRE BROTTIER - 1Durant trois jours, une douzaine de collégiens du groupe scolaire Saint-Vincent – Père-Brottier ont parcouru la campagne au pas d’une jument percheronne. Dans la charrette, des élèves, mais aussi des décors de théâtre à monter le soir sur des places de villages. La troupe a ainsi fait étape à Villexanton, Mulsans puis au collège, en interprétant à chaque fois, devant un public d’une quarantaine de personnes, des textes de Karl Valentin. « Le premier acteur à descendre dans les tavernes pour que la culture vienne dans chaque quartier », précise Thierry Tchang-Tchong, intervenant professionnel qui a accompagné ces élèves volontaires tout au long de l’année scolaire. Lors de la dernière séance, la directrice Mélanie Marpault a présenté « ce projet pédagogique original, un peu fou, qui mêle plusieurs objectifs : découvrir les joies du théâtre, donner de la voix, aller à la rencontre des autres et surtout vivre ensemble. S’entraider, s’encourager, être attentif aux autres, autant de qualités recherchées actuellement dans notre société. » De son côté, Thierry Tchang-Tchong s’est réjoui de « cette belle aventure artistique et humaine ». Les collégiens se sont quittés le cœur gros… Saline, la magnifique jument, s’en est retournée dans son pré. Mais les jeunes saltimbanques qui ont tant fait rire le public caressent un espoir : « Cette expérience est si positive qu’un projet itinérant pourrait être reconduit l’année prochaine », a confié la directrice.

 

Texte la Nouvelle République : Monique CabourgPICTOLIEN

Le temps des « au-revoir » et « merci » dans l’Enseignement catholique de Loir-et-Cher

A la fin d’une dernière réunion de travail qui rassemblait tous les Chefs d’établissement, Monsieur Jérôme Brunet, Directeur diocésain, a remercié un certain nombres de personnes qui quittent leur fonction – parce que l’heure de la retraite a sonné, ou qu’ils changent de poste – et elles sont nombreuses cette année.

Ainsi Claire Trouvé, qui laisse son école de Villefranche s/Cher, Mme Urbero de Notre-Dame de Romorantin, Rose-Marie Crêche à Cour-Cheverny ou Béatrice L’Humeau à Vendôme.

Les directeurs des collèges Saint-Charles et Sainte-Marie de Blois, Fabrice Monnier et David Magère, ont eux aussi reçu la médaille de l’Enseignement catholique au regard de leur engagement au service des jeunes qu’ils ont accueilli pendant de longues années.

Mesdames Sugier et Chavigny, qui ont porté avec dévouement l’enseignement de l’éducation affective et relationnelle ont été chaleureusement remerciées elles aussi, avec Gaëlle Petit et François Cribier, de la DDEC.

Monsieur Bruno Chauvineau qui succédera à Monsieur Brunet à la rentrée prochaine, a reçu la médaille d’or de l’Enseignement catholique.

Voilà donc une année scolaire qui s’achève en une succession de célébrations émouvantes, sincères et joyeuses, avant de reprendre avec beaucoup d’énergie le travail de préparation de la prochaine rentrée !

Benoît Morin tire sa révérence à Vendôme

ENSEIGNEMENT CATHOPot de départ, ce jeudi, pour Benoît Morin qui met fin à quarante années passées à Saint-Joseph qui accueille aujourd’hui 410 élèves. Enfin pas tout à fait puisqu’il ne quittera ses fonctions de directeur officiellement qu’à la mi-juillet. Un temps qui va être mis à profit pour passer le relais à son successeur Olivier Daudé qui exerçait des responsabilités au sein du lycée Sainte-Marie de Blois.

C’est en 1976 que Benoît Morin qui habite Sully-sur-Loire (45) arrive à Saint-Joseph comme professeur de maths. « C’était mon premier poste. A l’époque, je portais le pantalon patte d’éléphant et les cheveux longs ! », se souvient-il avec malice.

« L’ambiance de cet établissement m’a toujours fait travailler dans la bonne humeur ! »

Dans les années quatre-vingt, il sera l’adjoint des directeurs Alain Renié et Patrick Deroy tout en continuant d’enseigner. Et, en 2009, il est promu directeur. Interrogé sur ses bons et mauvais souvenirs, Benoît Morin évoque tout de suite ses satisfactions de prof« Réussir à conduire un élève là où il pensait ne jamais arriver, ça fait vraiment chaud au cœur. »Quant aux mauvais, il pense aussitôt à ses enfants dont la vie a été fauchée trop vite par la maladie ou les accidents. « Et puis, il y a l’ambiance de cet établissement qui m’a toujours fait travailler dans la bonne humeur avec une équipe solide. On est passé d’un collège, à la création,il y a vingt-six ans, du lycée général, puis du lycée professionnel. Des nouveautés qui ont conduit à adapter nos locaux avec plus récemment de gros travaux au réfectoire, à l’internat ou dans le bâtiment collège qui, il y a 170 ans, abritait l’école Saint-Joseph de Vendôme. Et, cette année encore, en août, sont prévus de nouveaux travaux avec un chantier d’accessibilité dans la cour. »
Et de saluer l’équipe de direction : Pascale Vilaine, adjointe depuis 2009, Agnès Dall’Orso, coordinatrice des 4e et 3e, Laurence Tapia, coordinatrice des 6e et 5e, Patricia Brodach, responsable de la vie scolaire, Béatrice Amiot, secrétaire, Viviane Lhuillier, comptable.
Un pot qui marquera aussi le départ à la retraite de Brigitte Morin, professeur de SVT depuis trente-huit ans à Saint-Joseph.
A 63 ans, Benoît Morin va enfin pouvoir se donner pleinement à ses passions : lecture, bricolage et… pilotage d’ULM !

 

Texte La Nouvelle République – Édith Van Cutsem PICTOLIEN

L’au revoir du diocèse à Jérôme Brunet

DEPART.BRUNET

Le temps estival qui régnait jeudi après-midi a permis d’organiser dans la cour de la Maison diocésaine de Blois la cérémonie d’au revoir au directeur de l’enseignement catholique Jérôme Brunet : Une circonstance bienvenue car l’accueil en tout autre lieu fermé aurait été rendu problématique par l’affluence.

Chefs d’établissements actifs et retraités, représentants des organisations de parents d’élèves et d’organismes de gestion, prêtres et religieux : la communauté diocésaine était au complet pour saluer un administrateur avisé, qui a su communiquer à tous les acteurs de l’enseignement catholique sa propre énergie. Les intervenants successifs ont salué en lui le « passionné » qui avait placé son travail sous le signe de l’éducation à la relation, mais aussi le chef d’équipe à l’écoute de tous, avide d’échanges au point d’avoir, si l’on en croit la plaque dévoilée à l’issue de la cérémonie, organisé plus de 7.300 réunions au cours des dix années passées à la direction de Loir-et-Cher…
Claude Berruet, secrétaire national adjoint de l’enseignement catholique, est venu saluer en lui son très prochain successeur, et Mgr Batut, évêque, après avoir rendu hommage à son engagement, lui a remis à titre de reconnaissance la médaille diocésaine de saint Louis. Ému par autant de témoignages d’amitié, Jérôme Brunet a remercié à son tour tous ceux qui l’ont accompagné dans sa mission et lui ont permis de la mener à bien. « Je ne suis pas heureux de partir, mais je pars heureux », a-t-il conclu en une jolie formule qui a été chaleureusement saluée par toute l’assistance.

Texte La Nouvelle République

PICTOLIEN

Inondations du collège Notre-Dame de Romorantin : un appel aux dons

image2-1-Notre évêque, Mgr. Batut, nous invite à être solidaires:

Chers amis,

L’école et le collège Notre-Dame de Romorantin ont été durement touchés par la crue de la Sauldre qui a noyé la ville de Romorantin le 2 juin. Le niveau d’eau a atteint 1,20m dans tout le rez-de-chaussée.

La très belle chapelle de style néo-gothique, les jolis jardins qui l’entourent, les salles de classe (dont le laboratoire), la cuisine et le réfectoire, les bureaux administratifs et la salle des professeurs ont été dévastés.

Les soeurs de la Communauté de l’Union-Chrétienne se sont repliées au premier étage, attendant la décrue. L’eau sale maintenant évacuée, les dégats causés par ces inondations sont considérables.

IL EST TEMPS DE SE MOBILISER !

Dieu merci, le réseau d’établissements du diocèse de Blois a été dans l’ensemble préservé, mais il y a urgence à montrer notre solidarité avec ce collège de grande qualité qui a été gravement touché.

Oui, il y a urgence car les élèves doivent pouvoir faire leur rentrée de septembre dans l’établissement. Pour l’heure, ils sont accueillis avec leurs enseignants dans les deux collèges publics de Romorantin.

Les dons collectés seront utiles pour remettre en état les salles et les réseaux, remplacer du mobilier, la chaudière, nettoyer et repeindre … Une immense tâche nous attend.

Les enseignants, les parents d’élèves, les élèves et tous les personnels se joignent à moi pour vous remercier chaleureusement de votre soutien à l’école et au collège Notre-Dame.

Jean-Pierre BATUT

Evêque de Blois

Président de la Fondation Victor Dillard

FAIRE UN DON, C’EST FACILE : 

  • Envoyez un chèque à la Fondation Victor Dillard – 1 rue de Berry – 41000 Blois
  • Faites un don sur le site de la fondation : www.fondation-dillard.org

La fondation est reconnue d’utilité publique : tous les dons bénéficient de déductions fiscales.

L’éducation à la relation, négligée depuis tellement longtemps…

ciric-175968_0_730_246« Cette violence est le fruit de dizaines d’années de négligence de nos relations humaines »

Pour le frère Alain Richard, franciscain, fondateur des Cercles de silence, les causes d’un débordement de violence ne sont pas à chercher uniquement dans la conjoncture actuelle mais aussi dans cette absence de formation et d’éducation, en France, aux relations humaines et à la non-violence. Un article de La Croix du 15 juin 2016

Comment réagissez-vous, en tant que partisan de la non-violence aux débordements de violence qui secouent actuellement le pays ?

Frère Alain Richard : « Je ne suis ni étonné ni surpris. Nous récoltons aujourd’hui les fruits de dizaines et de dizaines d’années de négligence de nos relations humaines. Que ce soit au sein de la société civile comme au sein de l’éducation nationale, et même au sein de l’Église, aucune formation aux relations et à la non-violence n’est prévue dans les différents cursus. On pourra me reprocher de ne pas répondre directement à la question, mais c’est pour moi la principale cause de la violence qui jaillit actuellement dans le pays. Il me semble très grave que notre pays donne accès à une foule de connaissances mais pas à la connaissance du rapport avec les autres. Pourtant, depuis des années, des psychologues, des éducateurs, des penseurs n’ont eu de cesse de demander la création et le développement de structures de formation et d’éducation à la non-violence. Dans des situations de violence, certaines personnes ne peuvent répondre que par la violence, car elles sont enfermées dans des schémas où elle est l’unique issue : c’est une façon, pour elles, d’exprimer ce qui n’a jamais été digéré à l’intérieur d’eux. Elles ne font alors que se détruire, tout en détruisant l’autre : elles entrent en contradiction même avec ce qu’est profondément l’être humain, qui cherche avant tout à se réaliser. Parce que l’idéal de l’être humain n’est pas d’affirmer sa force mais bien d’être humain !

Aujourd’hui, une partie de la population ne réagit pas seulement à la violence par la violence. Elle l’utilise pour exprimer son indignation. Pourquoi ?

F.A.R. : Parce qu’elle ne sait pas réagir autrement  ! Et qu’on ne l’a pas éduquée, y compris au sein du cercle familial, à réagir différemment, à développer ses forces intérieures. Son premier réflexe, dès lors, est une réaction animale, bestiale, associée à la bêtise, si je peux dire. On parle beaucoup d’humanité mais l’humanité, cela se forme, cela s’éduque ! Y compris dans le monde politique. Je suis parfois effaré de voir comment des personnes qui ont des responsabilités agissent avec une telle ignorance, en matière de relations humaines, une ignorance de la manière dont les conflits se créent et s’évitent. Je ne veux pas citer d’exemples parce que cela serait malhonnête de ma part, mais, hélas, de nombreuses personnes en responsabilité agissent d’une manière qui ne peut que provoquer de la violence. Si l’on veut se parler calmement, cela suppose une certaine éducation.

Comment chacun peut-il faire, à son échelle, pour canaliser cette violence afin d’éviter que celle-ci jaillisse sur les autres ?

F.A.R. : Il est très facile de rejoindre l’un des nombreux groupes de formation à la communication verbale non-violente qui existent, pour apprendre à ne pas accroître la violence dans sa famille, dans son lieu de travail, ou dans sa chorale paroissiale par exemple. En 48 heures, on peut déjà connaître les principales bêtises à ne pas faire. C’est un premier pas en sachant qu’il est possible aussi d’envisager de suivre un stage, plus complet, de formation à la non-violence.

Ce qui est essentiel, c’est que chacun entre en contact avec sa propre humanité. Cela sous-entend alors de travailler à son intériorité, c’est-à-dire pour les chrétiens, d’accueillir Dieu en soi, ce qui est un vrai chemin pour ne pas être dominé par la violence bestiale.

Recueilli par Isabelle Demangeat

Frère Alain Richard est auteur de Accueillir Dieu en soi. Chemin de justice et de paix, Ed Salvator, 128 p.,13,50€

PICTOLIEN

Le collège Saint-Julien de Montoire fait vibrer l’inventeur qui dort en nous !

MONTOIRE SUR LE LOIR-REVEIL DOUCEUR-19/06 - 1Est-ce parce qu’ils avaient du mal à se lever le matin pour se rendre à Saint-Julien ? Quatre élèves du collège Saint-Julien de Montoire on inventé un matelas qui vibre pour vous réveiller ! Lorsqu’Antonin, Julien, Louis et Anatole se retrouvent en dehors des heures de cours au sein du collège ou chez eux, c’est pour partager leur passion : la création et l’innovation.

Élèves de 4e, ils se sont découvert cet intérêt, peut-être à l’occasion d’une première expérience réalisée au sein du collège en préparation de l’exposition au dernier Salon des jeunes chercheurs à Blois.
Depuis, ils ont conçu un… « matelas réveil ». « Il existe des réveils sonores, des réveils visuels, des réveils programmables, mais aucun qui ne stimule vraiment le contact tactile. Notre matelas fait l’office d’un réveil en faisant uniquement appel au toucher ! » 
Complémentaires, ces quatre collégiens ont réuni leurs diverses compétences et mis en forme leur projet. Aidés par un professeur de physique, soutenus par leurs parents, ils se sont investis totalement pour trouver tous les composants.
Ainsi est né au collège Saint-Julien de Montoire le « matelas réveil douceur ». Un matelas mousse, avec des moteurs intégrés programmables, reliés à une prise électrique. Fin mai, ils ont présenté leur bébé au Salon des jeunes inventeurs et créateurs de la ville de Monts, en Indre-et-Loire, où ils sont arrivés 5es sur 60.
Encouragés par ces résultats, ils souhaitent encore améliorer leur matelas, avec en tête des nouveaux projets. Et même celui de se présenter… au concours Lépine 2017 !

Texte et photo Nouvelle République : Marthe-Annie Moullé

PICTOLIEN

A Romorantin, le collège attire une belle solidarité.

0610 romo Notre Dame inondations - 2

Si les dégâts matériels sont immenses et la désorganisation ultime, l’âme de l’établissement n’a pas été touchée, bien au contraire…

Dans la nuit de mardi à mercredi, l’eau commence à monter inexorablement, alors les sœurs de la communauté ont installé les chaises sur les tables, posé les ordinateurs et les dossiers en hauteur. En vain, malheureusement. De l’eau jusqu’à la taille, elles ont alors continué à monter tout ce qui était important à l’étage. Le serveur, les ordinateurs, les dossiers scolaires et administratifs seront sauvés, quant au mobilier, avec près de 80 cm d’eau au rez-de-chaussée…

La fin de l’année hors les murs

« Notre communauté est reconnaissante des efforts faits par la municipalité, du dispositif qu’elle a mis en place. Son personnel est venu nous voir, nous a aidés, est passé, repassé, continuellement pour s’inquiéter de nos besoins. Il faut saluer le travail incroyable des gendarmes, sécurité civile, protection civile, pompiers, tous nous ont témoigné de leur aide sans faille. Les anciens élèves, les parents et anciens parents d’élèves, les membres de l’Appel sont venus spontanément aider personnel et enseignants. Dans ce désastre, toute cette solidarité et cette bienveillance sont lumineuses », commente sœur Fernandes, directrice de l’établissement.
Les chefs d’établissement des écoles publiques sont aussi « venus nous proposer spontanément d’accueillir les élèves et professeurs dans leurs locaux disponibles », poursuit-elle. D’ailleurs, sœur Fernandes a été dans chacun des établissements : lycée Claude-de-France, collèges Maurice-Genevoix et Léonard-de-Vinci accueillir, accompagnée des chefs d’établissements, chacune des 11 classes de la 6e à la 3e, soit 225 élèves, qui finiront l’année scolaire hors leurs murs de Notre-Dame.
Les trois surveillants ainsi que l’ensemble des enseignants vont donc jusqu’à la fin de l’année scolaire travailler dans le public. « Excepté moi », souligne sœur Fernandes, malicieusement, car de par sa tenue de religieuse, elle ne peut enseigner l’histoire et la géographie par respect pour la neutralité d’un établissement public.
Solidarité inattendue, aussi, « à Léonard-de-Vinci, il leur manquait un professeur de maths, hé bien, c’est le nôtre, Marika, qui va leur donner un coup de main ! », glisse aussi la religieuse.

La traditionnelle kermesse annuelle aura bien lieu le 25 juin mais à Notre-Dame du Mail, à Saint-Joseph. Après le succès de la comédie musicale jouée le 19 mai dernier (NR du 25 mai) par les élèves, une deuxième séance sera prochainement organisée à la Pyramide afin de récolter des fonds pour aider à la remise en état du collège.

 

Texte et photos La Nouvelle République : Jean-Guy Foucard PICTOLIEN