Face au désengagement scolaire, le collège Saint Joseph de Vendôme crée un dispositif pour remobiliser ses élèves

Face à la démotivation de certains élèves, un établissement de Vendôme propose une réponse concrète. Cet accompagnement personnalisé vise à leur redonner confiance et à les aider à bâtir un projet d’avenir en multipliant les expériences.

A la rentrée scolaire prochaine, le collège Saint-Joseph de Vendôme proposera un nouveau dispositif pour les élèves de troisième qui se sont trouvés en décrochage scolaire dès la classe de quatrième.Le directeur, Charles-Édouard Guilbert en présente les raisons : « Nous avons de plus en plus d’élèves qui se retrouvent sans projet ni orientation en quatrième. Ils ont souvent accumulé trop de retard depuis plusieurs années… et un manque de motivation et d’encouragement qui se traduit par de l’absentéisme, du désengagement et parfois même l’abandon des études. » Face à ce constat, l’établissement va leur proposer une démarche de remobilisation pour qu’ils retrouvent du sens à leur scolarité et qu’ils construisent un projet d’orientation cohérent.

Tutorat, soutien, stages…

Dès la 4° aura lieu un repérage des élèves en difficulté notamment ceux qui font face à un désengagement familial et qui n’ont pas le niveau pour aller en filière générale sans pour autant avoir de projet professionnel. En début de 3°, ils rencontrent le référent du dispositif et s’engagent par contrat, avec les parents et l’établissement, dans cette remobilisation. Ils ne formeront pas une classe à part, mais seront répartis dans les autres 3°.Ils bénéficieront alors pendant toute l’année, du tutorat d’un enseignant référent, d’une heure de consolidation hebdomadaire en maths et en français ainsi qu’un soutien à l’orientation de cinq heures. Par ailleurs, ils effectueront trois stages en milieu professionnel, au lieu d’un seul prévu habituellement en 3°.

Saint-Joseph entend ainsi concrètement lutter contre le décrochage scolaire par un accompagnement bienveillant et rapproché des élèves volontaires. « C’est au cœur de notre démarche générale, pédagogique et humaine », rappelle Charles-Édouard Guilbert.

Le dispositif est pris en charge par le budget de l’établissement et n’entraînera pas de frais supplémentaires pour les participants.

Les élèves en difficulté des autres collèges de la région, en fin de classe de quatrième, peuvent également bénéficier de ce dispositif, s’ils intègrent Saint-Joseph. Les familles intéressées peuvent en faire la demande en joignant l’établissement au 02.54.77.29.55

Texte et photo : la Nouvelle République

Dialogues en Territoire

Cette année, les Dialogues en Territoire organisés par l’Enseignement catholique de la Région Centre-Val de Loire proposent 4 webinaires du lundi 2 au jeudi 5 février. Le principe st toujours aussi simple :

  • C’est ouvert à tous sur inscription (www.dialogues-en-territoires.com)
  • C’est gratuit
  • Ça se passe entre 18h et 19h en visio (vous pouvez garder vos pantoufles)
  • C’est toujours super intéréssant
  • C’est fait pour DIALOGUER avec l’intervenant.

Bref, que des avantages à suivre ces webinaires !

2026

Image

La béatification de Victor Dillard rayonne sur l’enseignement catholique de Loir-et-Cher !

Victor Dillard est un prêtre jésuite né à Blois en 1897, élève au lycée Notre-Dame des Aydes de Blois.
Il a consacré sa vie à aider les jeunes et à ce titre, la Fondation a pris son nom.

Le 20 juin 2025, le pape Léon XIV a autorisé la promulgation du martyre de 50 Français, partis en Allemagne en 1943 pour le STO (Service du Travail Obligatoire), arrêtés ensuite pour avoir animé des aumôneries catholiques clandestines, et morts des suites de leur incarcération, beaucoup étant déportés en camps de concentration. Ces « 50 martyrs de l’Apostolat catholique » seront bientôt béatifiés à Paris. Ils sont les témoins d’une page mémorielle complexe de l’histoire de France ; ils font partie d’une forme de résistance chrétienne devant le nazisme, mais aussi d’une persécution religieuse délibérée et méconnue. Parmi eux, 33 jeunes laïcs, membres de la JOC ou des Scouts de France, 3 séminaristes, 4 jeunes franciscains, 9 prêtres diocésains et un jésuite : le P. Victor Dillard.

C’est avec une grande joie que des membres de la fondation Victor Dillard ont assisté à la messe à Notre Dame de Paris. Plus que jamais, la figure de Victor Dillard guide tous les projets de l’Enseignement catholique de notre diocèse de Blois.

Belle fête de Noël !

Image

Une nouvelle cantine pour l’école Saint-Louis

La fondation Victor Dillard organise chaque année un dîner caritatif pour aider un établissement scolaire. Cette année, elle mettra en avant l’école Saint Louis de Cour Cheverny qui a pour projet de reconstruire sa cantine.

La soirée se tiendra dans l’orangerie de Cour-Cheverny le samedi 14 février. Les inscriptions se font sur le site www.fondation-dillard.org

Des réunions d’information pour devenir enseignant(e)

Tous les mois, le SAAR (Service d’Aide et d’Accompagnement au Recrutement) propose des réunions en visio très faciles à rejoindre. La prochaine aura lieu le 4 décembre et vous permettra d’échanger avec le responsable du recrutement des enseignants.

L’accès à cette réunion en ligne via le site :

https://www.saar-centrevaldeloire.fr

Léon XIV appelle les enseignants à unir savoir et témoignage de foi

« Une personne n’est pas un “profil de compétences”, elle ne se réduit pas à un algorithme prévisible, mais (elle est) un visage, une histoire, une vocation.» 

Léon XIV appelle les enseignants à porter une vision chrétienne assumée dans sa première lettre apostolique intitulée « Tracer de nouvelles cartes d’espérance », publiée le 28 octobre dernier, et consacrée à l’éducation. 

Edgar Beltrán, The Pillar 

Le pape Léon XIV met les enseignants à l’honneur dans sa première lettre apostolique Tracer de nouvelles cartes d’espérance, publiée le 28 octobre dernier, à l’occasion du Jubilé du Monde éducatif. Dans ce texte de huit pages, il appelle à recentrer l’école catholique sur la personne humaine et sa dimension spirituelle, s’inscrivant dans la ligne de Gravissimum educationis. 

Léon XIV insiste sur l’idée d’un « humanisme intégral » où l’éducation forme l’être tout entier – intellect, cœur, corps et esprit – et où la technologie, qu’il ne faut pas rejeter, doit servir la personne sans la remplacer : « Une université et une école catholiques sans vision risquent l’“efficientisme” sans âme », alerte-t-il. « Cette vision anthropologique intégrale doit demeurer l’axe porteur de la pédagogie catholique. Elle (…) s’oppose à une approche purement mercantiliste qui, souvent aujourd’hui, contraint l’éducation à être mesurée en termes de fonctionnalité et d’utilité pratique », ajoute le pape.

Dans cette lettre, il insiste aussi sur le rôle des enseignants, dont le témoignage de vie est aussi essentiel que l’enseignement transmis. Il leur demande une « disponibilité » à la formation spirituelle et religieuse : « L’école catholique est un environnement dans lequel foi, culture et vie s’entrelacent, rappelle-t-il. Ce n’est pas simplement une institution, mais un milieu vivant où la vision chrétienne imprègne chaque discipline et chaque interaction. C’est pourquoi la formation des enseignants – scientifique, pédagogique, culturelle et spirituelle – est décisive (…). »

Pour une maison sûre

Le diocèse de Blois, en partenariat avec l’Enseignement catholique de Loir-et-Cher, organise une journée le 15 octobre pour rappeler son engagement pour une Église sûre et pour promouvoir la bientraitance éducative. Elle se déroulera de l manière suivante :

  • Deux interventions d’une magistrate et d’un diacre qui nous éclaireront sur les abus dans l’église.
  • Une table ronde pour échanger et pour présenter les actions concrètes mises en place par le diocèse de Blois et l’enseignement catholique.

S’INSCRIRE POUR PARTICIPER

Emmanuel Macron a visité l’abbaye de Pontlevoy en Loir-et-Cher, sélectionnée au Loto du patrimoine

« Un lieu ouvert à l’extérieur »

Le président de la République était à Pontlevoy, vendredi 19 septembre 2025, dans le cadre du lancement des Journées européennes du patrimoine. L’abbaye avait été sélectionnée au Loto du patrimoine pour contribuer à la rénovation de son manège.

Emmanuel Macron est allé à l’abbaye de Pontlevoy à l’occasion du lancement des Journées européennes du patrimoine, vendredi 19 septembre 2025. L’établissement avait été sélectionné pour bénéficier des fonds récoltés par le Loto du patrimoine, lancé en 2017 dans le cadre de la Mission Stéphane Bern pour assurer la rénovation des bâtiments historiques ayant subi les affres du temps. Les fonds devraient aller à la restauration du manège. Construit en 1837, le bâtiment de 600 m2 accueillait des entraînements équestres.

Depuis 2019, l’abbaye accueille un collège et un lycée catholique sous contrat. Depuis le terrain de rugby, les élèves jettent des regards curieux aux journalistes qui arrivent sur place et à l’important dispositif policier déployé. Autour de l’abbaye, tout le périmètre est bouclé.

« On espère que le Loto contribuera le plus possible »

En arrivant sur les coups de 15 h 45 avec son épouse et Stéphane Bern, Emmanuel Macron a distribué les clins d’œil, les poignées de mains et les tapes sur les épaules à ses interlocuteurs, avant de concentrer son attention sur une maquette de l’abbaye.

Le manège a besoin de réparations, parce que des problèmes de conception à sa construction ont affaibli l’édifice, lui explique le responsable du patrimoine de l’abbaye, David de Dormael. L’établissement espère que l’argent qu’il devrait recevoir après le tirage du loto permettra de contribuer au renforcement de la structure. Le montant des travaux s’élève à 1,8 million d’euros, financé en partie par des subventions de l’État, de l’argent de mécènes et des emprunts. « On espère évidemment que ce sera le Loto du patrimoine qui contribuera le plus possible », glissait à la presse David de Dormael avant la visite. Les travaux devraient s’étaler sur quatre ans, jusqu’en 2028.

Le manège, assure le responsable patrimoine au président, aura pour but de devenir « un lieu ouvert à l’extérieur ». Le passage d’Emmanuel Macron dans le manège est bref. Un simple coup d’œil permet d’embrasser l’espace quasi vide au sol de gravier, où trône au centre une maquette de l’abbaye. « C’est un bâtiment malade qu’on vous présente, mais en voie de résurrection », assure le directeur de l’établissement, Vincent Le Flohic. À terme, le lieu devrait permettrait d’accueillir des événements culturels du territoire.

La visite, à laquelle se sont joints de nombreux élus et notables locaux, a duré un peu moins d’une heure. Elle a continué par la découverte de la chapelle de l’abbaye, puis de la ferme pédagogique de l’établissement, où les élèves y entretiennent un potager. Le couple présidentiel interroge les élèves sur leurs activités. « On plante des salades, des radis, de l’ail », détaille une jeune fille. Ici, tous portent un uniforme. « L’uniforme, c’est une cotte », souffle au président le directeur de l’établissement, faisant référence aux cottes de mailles des chevaliers. « Ce sont des élèves extraordinaires », lance Stéphane Bern. « Tout va bien ? Merci de nous accueillir », sourit le président à l’adresse des élèves.

Texte et photo La Nouvelle République