Mesures inéquitables envers les écoles privées de Blois

SUBVENTION ECOLE PRIVEE

La direction diocésaine parle de “ mesure inéquitable ” après la décision de la Ville de diminuer le montant de ses aides pour les écoles maternelles du privé.

On le sait, l’heure est aux restrictions drastiques dans les collectivités. Avec une baisse des dotations de l’Etat de près de 3 M € en 2016, la majorité municipale a dû explorer toutes les pistes lors de la préparation du budget (NR du 24 novembre).

Parmi les décisions prises, l’une a fait longuement débat lundi en conseil municipal : la baisse progressive et sur trois ans de la participation communale aux dépenses de fonctionnement des écoles maternelles du privé, le forfait par élève étant abaissé de 487 € à 321 €

«  Pas un geste politique  »

« Je suis très gêné par cette délibération, est intervenu Jean-Luc Malherbe (MoDem) et je m’abstiendrai. »
Christelle Ferré qui a voté contre aurait souhaité que cette décision soit « suspendue en raison de l’insatisfaction d’un certain nombre de parents d’élèves ». L’ancienne candidate à la mairie de Blois estime que « cette baisse de 34 % est particulièrement brutale et qu’elle va mettre en difficulté les quatre écoles concernées (Saint-Charles, Saint-Vincent, Sainte-Marie Monsabré, Sainte-Marie – La Providence). Ne s’agit-il pas d’un geste politique ? »
Visiblement soucieux d’être consensuel, Jacques Chauvin (LR) ne veut pas « relancer la guerre scolaire. Tout le monde a de bons arguments. Il s’agit d’un problème financier mais nous devons entretenir des relations apaisées avec la direction diocésaine. On n’a pas intérêt à se la mettre à dos, notamment dans le cadre des discussions sur le déménagement du collège Saint-Charles. »
Après une passe d’armes entre les ex et éphémères alliés de mars 2014, Christelle Ferré reprochant à Jacques Chauvin d’être « l’avocat de la majorité » et le second répondant à la première que son unique motivation « est d’exister médiatiquement », Marc Gricourt a réagi en indiquant qu’il aurait pu aller beaucoup plus loin « puisque la loi ne nous oblige pas à financer les écoles maternelles privées. Mais il ne s’agit en aucun cas d’un geste politique, s’est-il défendu. Il suffit pour s’en convaincre de voir ce qui se passe ailleurs. De nombreuses communes dirigées par la droite refusent de payer, y compris dans notre agglomération » (NDLR : La Chaussée-Saint-Victor).
Adjoint en charge de l’éducation, Benjamin Vételé comprend que cette décision puisse avoir du mal à passer mais il rappelle qu’elle fait partie d’un vaste plan d’économies. Et de rappeler que « le public a également payé un lourd tribut sur l’autel de la baisse des dotations avec la réduction du nombre des Atsem. »
Reste que pour la direction diocésaine de l’enseignement catholique, cette diminution est jugée incompréhensible. « C’est une mesure inéquitable, déplore Jérôme Brunet. Légale certes, mais nous ne sommes pas d’accord sur le principe. On ne nous a pas laissé le choix. Plutôt que de se retrancher derrière la loi, la Ville aurait aussi pu choisir de se placer derrière les valeurs républicaines… »

Texte et photo La Nouvelle République (Henri Brissot) BOUTONLIEN

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