L’établissement privé invite ses anciens élèves, samedi, pour fêter les 60 ans de présence de la congrégation.
Soixante ans d’enseignement, d’accompagnement et des milliers d’élèves instruits… ça se fête ! L’Union chrétienne de Saint-Chaumond célèbre, samedi, ses six décennies de présence à Romorantin. Une histoire qui débute donc en 1957, année où la congrégation rachète l’établissement aux sœurs de Namur et aux sœurs de la Nativité, présentes depuis les origines de l’école, dont le magnifique vaisseau de pierre fut construit dans les années 1840. L’établissement n’était destiné, au départ, qu’aux enfants et aux jeunes filles.
Fondée en 1652 et basée à Poitiers, où elle gère une école, deux collèges et un lycée, l’Union chrétienne de Saint-Chaumond possède également des établissements à Beaumont-sur-Oise, mais aussi à Madrid et en… Californie. « La congrégation a toujours eu l’éducation pour vocation », explique Adrien Mallet, directeur de Notre-Dame, qui comprend également, depuis 2001, l’école du Mail.
Deux directrices en 58 ans
Soixante après, trois religieuses font toujours partie de l’équipe encadrante. « Elles participent activement à la vie du collège : à la restauration, à l’étude, à la pastorale, mais aussi au conseil d’administration. » C’est le cas de la sœur Marie-Thérèse Jean, qui fut enseignante aux classes de CM2 de 1982 à 1986, avant notamment de diriger un collège à Parthenay, puis de revenir, en 2013, à Romorantin. Avec les années, elle a vu « la modernité s’installer. » Mais aussi la solidarité des autres écoles et des habitants du quartier, lors de l’inondation de juin 2016… « Ça a été l’événement majeur de l’histoire de l’école. »
Aujourd’hui, les religieuses ne dirigent plus l’établissement. « La direction est de plus en plus technique et administrative », souligne l’actuel directeur, à ce poste depuis deux ans. La dernière directrice religieuse, Mme Ranger, est pourtant restée jusqu’en 2015, à l’âge de 79 ans. « C’est la particularité de notre établissement : il y a eu très peu de directrices. » Seulement deux entre 1957 et 2015 !« Les enseignants, eux aussi, ont très peu bougé. La professeure d’anglais, Mme Benez, est là depuis 1979 », ajoute, le directeur, lui-même élève de 1989 à 1993.« La plupart, je les ai connus en tant qu’élèves ! » La plupart partiront à la retraite dans les années qui viennent. Avec 264 élèves au collège et 200 élèves en primaire, cet établissement sous contrat,« familial et à taille humaine », fait aujourd’hui « partie prenante de Romorantin », rappelle le responsable.
Geek ?
On peut être religieuse et vivre dans le siècle. Si elle est connectée au Très-Haut, Marie-Thérèse Jean, l’une des trois religieuses du collège Notre-Dame, est aussi connectée au monde moderne. Pas de compte Facebook, certes. Mais elle possède un smartphone de toute dernière génération, ainsi qu’une tablette. « Qui commence à vieillir », car Marie-Thérèse en a acquis une très tôt. La religieuse, qui a enseigné au sein de l’établissement aux classes de CM2 dans les années quatre-vingt, est aussi amatrice de photographie, et aime réaliser des vidéos. Les clichés, elle connaît donc. Mais celui de la religieuse qui ne vit pas « dans son époque » ne lui colle pas à la peau !


Comme chaque année, les Chefs d’établissement se sont extraits de leur école, collège ou lycée pendant deux journées au Centre de rencontre des générations de Mont Evray. Au programme, un point sur les réformes qui ont « bousculé » ces dernières années, des travaux en groupes pour envisager des plans de formation et des temps d’échanges et de convivialité bien utiles.



Près de 400 élèves de troisième se sont rendus au grand lycée de Blois pour deux journées d’échanges autour de leur avenir, organisées par l’association des parents d’élèves du département.
Les établissements communiquent hors les murs, à l’image de Saint-Vincent-Père Brottier de Blois qui a investi le marché de Blois pour se faire connaître et proposer une vente d’objets en vue de financer un voyage scolaire au parc Terra Botanica.