Pascal Balmand : « Je demande un moratoire d’un an sur les emplois aidés » pour l’enseignement catholique

Pascal-Balmand-secretaire-general-lenseignement-catholique_0_729_486Alors que dans l’Enseignement catholique, plus d’un emploi sur dix est un contrat aidé, le secrétaire général craint que la réduction du dispositif voulue par le gouvernement ne conduise à une « dégradation du service éducatif rendu ».

La Croix : Les chefs d’établissement de l’Enseignement catholique se plaignent de la réduction drastique du nombre d’emplois aidés. Que représentent ces contrats pour votre réseau d’écoles ?

Pascal Balmand : Nos établissements comptent environ 10 000 salariés en contrats aidés, soit 11 % de nos emplois non-enseignants. Parmi eux, on trouve 6 000 postes consacrés à l’accompagnement des élèves en situation de handicap, des postes qui selon le gouvernement ne seront pas supprimés et qui, par ailleurs, il faut le souligner, ne sont pas affectés directement à nos écoles mais bien aux enfants et jeunes concernés. Les 4 000 emplois restants, eux, soit 4,4 % de nos effectifs, sont supprimés ou ne seront pas renouvelés au terme des contrats. Il s’agit pour un millier d’entre eux de postes d’agents spécialisés des écoles maternelles (Asem). On trouve aussi 2500 emplois concernant l’entretien ou la restauration et 500 autres qui ont trait à la surveillance ou à des tâches administratives.

Quelles seront les conséquences de ces suppressions d’emplois aidés ?

P. B. : Il y a là d’abord une source de désarroi terrible chez les personnes qui ne voient pas leur emploi reconduit. Cette décision entraînera ensuite de graves difficultés financières pour beaucoup de nos petits établissements, qui jouent pourtant un rôle essentiel dans le maillage éducatif. Elle ne provoquera pas, à elle seule, la fermeture d’écoles mais pourrait être la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour des établissements déjà en difficulté. La suppression des contrats aidés pourrait entraîner une dégradation du service éducatif rendu.

Est-il normal que l’Enseignement catholique soit à ce point dépendant de ce type de contrats pour le fonctionnement ordinaire de ses écoles ?

P. B. : Nos établissements ne sont pas des entreprises mais des structures associatives à but non lucratif. Et à ce titre, ils relèvent de l’économie sociale et solidaire, un secteur qui fait très largement appel aux emplois aidés. De plus, nos écoles n’auraient pas besoin de recourir à ce dispositif si toutes les collectivités respectaient véritablement le principe de parité inscrit dans la loi Debré et leur versaient un euro par élève pour chaque euro dépensé pour un enfant inscrit dans le public. Nous sommes, rappelons-le, associés au service public de l’éducation et elles sont tenues de financer le fonctionnement de nos établissements hors immobilier et hors frais liés au « caractère propre ».

Selon le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer, une partie des contrats aidés ont été affectés à des missions sans lien avec l’esprit du dispositif. Y a-t-il eu des abus ?

P. B. : Méfions-nous des généralisations. Je ne crois pas que l’on puisse dire cela, même si, ici ou là, on peut certainement trouver des situations qui relèvent de l’abus. Pour le reste, je ne me prononce pas sur la décision du gouvernement en tant que telle, que d’aucuns trouveront cohérente et légitime. Je conteste son application immédiate. Je demande un moratoire d’un an sur les emplois aidés, ce qui permettrait à nos établissements d’anticiper les effets des suppressions.

Peut-on miser sur un surcroît de solidarité au sein de votre réseau afin de pallier les difficultés entraînées par la suppression d’emplois aidés ?

P.B. : Oui, d’ores et déjà, certains diocèses réfléchissent à des mécanismes de solidarité entre organismes de gestion. On peut imaginer, là où le maillage est dense, la mutualisation d’une partie du personnel entre plusieurs établissements. Mais une telle solution ne peut pas s’appliquer à de petites écoles isolées.

OEIL

Dans l’élan du Réenchantement

couv-Reenchanter-reperesUn nouveau document  « Réenchanter l’École » vient de paraître ! Son objectif est de donner des informations, des repères et des éléments de réflexion à tous les acteurs éducatifs  pour les accompagner dans leurs engagements d’aujourd’hui ou de demain, en lien avec le réenchantement.

 

« Penser, explorer et partager »…

De nombreux diocèses et établissements, dont la DDEC de Loir-et-Cher, ont répondu à l’invitation, lancée depuis deux ans, à participer au temps de fondation de la démarche du Réenchantement autour de ces trois modes d’action.

À la prochaine rentrée, s’ouvrira le temps de l’animation, avec notamment l’installation du Laboratoire national des initiatives, en lien avec les laboratoires locaux qui nourrissent déjà la démarche sur le terrain au plus proche des élèves, enseignants et personnels.

La rentrée 2017 donnera, ainsi, l’occasion à d’autres acteurs éducatifs, de s’inscrire dans cette démarche, en fonction de leurs spécificités.

Pour télécharger le document : https://enseignement-catholique.fr/dans-lelan-du-reenchantement/

 

Elections 2017 : notre contribution

« Un pacte éducatif qui promeut la diversité scolaire, et à travers elle, une école plus fraternelle.» C’est ainsi que Pascal Balmand, secrétaire général de l’enseignement catholique, a présenté à la presse, le 28 février 2017, «La contribution de l’enseignement catholique pour l’école», en vue des élections.

Le document en pdf : https://enseignement-catholique.fr/wp-content/uploads/2017/02/Doc-pol-pitch.pdf

Un nouveau site pour l’Enseignement catholique national

capture-decran-2016-09-21-a-09-20-06Ouf ! Voilà enfin une plateforme web utile et agréable à consulter. Saluons l’arrivée du nouveau site internet du SGEC qui allie ergonomie et richesse de l’information.

Le bouton menu amène vers une arborescence très claire de l’ensemble des propositions de l’Enseignement catholique. C’est tout nouveau, c’est encore en test, donc toutes les pages ne sont pas encore opérationnelles, mais ce travail était indispensable.

EARS : belle affluence à Blois

La rencontre régionale sur l’Education Affective, Relationnelle et Sexuelle (EARS) s’est déroulée à Blois devant 250 personnes le 2 avril 2014.

Point de départ d’une action placée sur le long terme, elle a permis d’éveiller les communautés éducative sur les constats et les enjeux de l’EARS. Se poser les bonnes questions (suis-je à l’aise avec ça?, qu’est ce qui me bloque?, de quoi ai-je besoin?…) permet à chacun de se positionner pour envisager une suite dans les établissements.

Marie-Odile Plançon, du SGEC, et Maëlle Challan-Belval (Comitys) ont tour à tour et de façon très complémentaire et vivante exposé leurs retours d’expérience et leurs méthodes au contact des jeunes. De quoi envisager de nombreuses pistes pour bâtir cette EARS dans nos établissements.

Pour approfondir sur le sujet, rendez-vous sur la bibliographie et les liens sur cette PAGE

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Les 10 défis de l’école catholique

Du 3 au 14 juin, le journal « La Croix » dresse le portrait de l’école catholique aujourd’hui et envisage des grandes évolutions auxquelles elle va devoir faire face.

Image 3

L’Enseignement catholique adopte un nouveau Statut

Nouveau statut de l'enseignement catholiqueLe nouveau Statut de l’Enseignement catholique a été adopté très largement par l’Assemblée des évêques réunie à Paris du 16 au 18 avril.

Ce texte a été voté à l’issue de plusieurs mois d’intense travail. Il a fait l’objet de très nombreuses consultations avec l’ensemble des acteurs concernés.

Le Statut précédent datait de 1992. Le nouveau Statut tire les leçons de l’expérience et prend en compte les mutations de l’Église et de la société.

Il assure une meilleure reconnaissance de la contribution de tous les partenaires  – professeurs, éducateurs, chefs d’établissement, parents, élèves, bénévoles, etc. – à l’œuvre et à l’institution éducatives de l’Enseignement catholique.

Il tient compte de la diversité des situations locales et propose des solutions pragmatiques et modulables.

Il redit son caractère propre, que constitue l’originalité de la  proposition éducative de l’école catholique au service de tous les enfants, des familles et de la société dans son ensemble.

L’Enseignement catholique se réjouit de l’adoption de ce Statut qui lui donne les moyens d’action nécessaires pour construire l’avenir.

Plus de détails en cliquant ICI

Un nouveau secrétaire général pour l’Enseignement catholique

pascal-balmand

Au cours de leur Assemblée plénière d’avril 2013, les évêques ont procédé à la nomination du successeur de Monsieur Eric de LABARRE, secrétaire général de l’Enseignement catholique.
Monsieur Pascal BALMAND est nommé secrétaire général de l’Enseignement catholique, pour une durée de trois ans, à compter du 1er septembre 2013.

Normalien, agrégé d’histoire, Monsieur Pascal BALMAND, 52 ans, marié, père de trois enfants, est actuellement directeur diocésain de l’Enseignement catholique de la Seine Saint-Denis depuis 2006, après avoir dirigé pendant 6 ans l’ensemble scolaire Saint-Michel de Picpus à Paris.

Eveiller et éduquer à l’intériorité

NouanEn couverture du supplément « enseignement catholique » de la Nouvelle République, un garçon et une fille qui se donnent la main. Leurs deux coeurs sont unis par ces trois mots : « découvrir l’intériorité ».

Les chefs d’établissement du diocèse se sont réunis deux journées en séminaire pour travailler sur ce sujet. Définir ce qu’est l’intériorité, lever les obstacles à son développement, trouver les conditions nécessaires pour sa mise en pratique; les participants ont alterné des temps en petits groupes, quelques moments de promenade solitaire, des séances de restitution en assemblée. Dans le cadre enchanteur du centre intergénérationnel de Nouan-le-Fuzelier, l’atmosphère était studieuse et détendue. Tous se sont enrichis des apports érudits de Claude Berruer, secrétaire général adjoint de l’enseignement catholique venu en Sologne développer ce sujet qui lui est cher.

Cette sixième session des Chefs d’établissements annonce une septième édition en 2014 qui promet d’être « jubilatoire »… aux dires du Directeur diocésain.