Lors des Journées d’éducation à la relation organisées par l’enseignement catholique, une conférence sera proposée à Blois sur les liens entre école et entreprise.
Il y a cinq ans, la Direction diocésaine de l’enseignement catholique (DDEC) en Loir-et-Cher émettait l’idée de proposer, aux professeurs et aux élèves, des outils pour communiquer (entre eux ou non), pour régler leurs conflits sans violence. En 2010, étaient organisées les premières Journées d’éducation à la relation (JER) à Blois, autour d’ateliers et d’un colloque animé par le psychothérapeute belge Thomas d’Ansembourg. Ce dernier avait rassemblé environ 700 personnes.
« Une matière à part entière »
Après des éditions aux succès variables, les sixièmes JER se dérouleront mercredi 2, jeudi 3 et vendredi 4 décembre. L’invité de la DDEC 41 sera, cette fois-ci, le conférencier Philippe Laurent, qui viendra évoquer, le jeudi soir, la thématique des compétences relationnelles, « de l’école au monde du travail » (*). « Les entreprises sont en demande de jeunes qui ont les pieds sur terre, qui sourient, qui savent travailler en équipe, indique Philippe Colleu, chargé de communication et d’innovation auprès de la DDEC 41. Jérôme Brunet (le directeur de l’enseignement catholique en Loir-et-Cher) estime que l’éducation à la relation devrait être une matière » à part entière.
L’intervenant pourra, à travers son parcours personnel, apporter un éclairage sur la question du lien entre les compétences relationnelles présentes en milieu scolaire et celles attendues en entreprise. Auteur de l’ouvrage Le Bonheur au travail, partition pour une fourmi, Philippe Laurent a, sept années durant, connu une vie monastique, « avant de diriger, pour Alstom, le chantier du métro de Shanghai », souligne Philippe Colleu.
Le discours sera suivi d’un échange entre deux personnes issues du monde éducatif – Jérôme Brunet et Jean-Cyrille Péroteau, chef d’établissement au collège-lycée Notre-Dame des Aydes –, et deux chefs d’entreprise – François Bigot, de Salles et Bigot, et Marie Anginot, présidente de la commission école-entreprise du Medef 41.
Le lendemain, douze ateliers – « mini-formations » – en rapport avec l’éducation à la relation, à l’écoute, à la résolution des conflits… seront proposés aux enseignants (du privé ou non), ainsi qu’à toutes les personnes intéressées par les thématiques évoquées, au sein du lycée La Providence.
Conférence de Philippe Laurent, jeudi 3 décembre à 20 h 30, à Cap’Ciné, à Blois. Tarif : 10 €. Ateliers toute la journée du vendredi 4 décembre, au lycée La Providence, à Blois. Tarif : 50 €. Renseignements et inscriptions sur http://www.jer-blois.org
(*) Cette soirée est organisée en partenariat avec le Medef 41.


Vendredi soir, Pascal Vilaine, proviseur adjoint en charge des filières lycéennes, accueillait ses anciens élèves. En juin 2015, environ 45 lycéens en filière scientifique, économie et social, en bac pro commerce et en bac pro accueil ont réussi leur examen. Les enseignants et le chef d’établissement Benoît Morin leur ont officiellement remis leur diplôme du bac.

Sous la responsabilité de Georges Da Silva, chef de travaux, le lycée de la Providence a organisé mardi son premier forum d’entreprises à l’attention des classes de bac pro et de BTS. « Nos objectifs sont nombreux, précise-t-il, le principal étant pour nos jeunes de se faire connaître des employeurs potentiels, que ce soit pour leurs stages ou pour un job d’été. » Vingt-quatre entreprises dont l’activité répond aux filières de l’établissement (sanitaire et social, métiers du tertiaire et électro-technique) se sont ainsi mises à la disposition de quelque trois cents élèves qui ont déferlé, par vagues de cent, durant la matinée. Pour Élise Rilly, de l’association ASLD (Accueil, soutien et lutte contre les détresses), la démarche était nécessaire : « Il est difficile pour les jeunes de trouver un employeur pour leurs stages de longue durée. Nous insistons beaucoup sur leur positionnement professionnel. » Jean-Yves Duduyer, représentant l’association Ingénieurs et Scientifiques de France, détaille à son auditoire, très masculin et très attentif, les qualités requises pour s’engager dans ce métier qui concerne des activités très variées.
