Nouvelle émission « comme à la radio » du collège Saint-Charles de Blois

photo-crois-rouge-1024x576C’est la dernière livraison de cette très bonne radio de collégiens qui nous parlent aujourd’hui de citoyenneté.

Cliquez sur l’image ou sur ce LIEN pour accéder à l’émission.

Le collège Saint-Charles de Blois a bien fait de déménager …

Oui car les engins de démolition sont à l’oeuvre et s’attaquent à ce bâtiment âgé de 90 ans. Les anciens élèves ne manqueront pas de verser une larme ! Rappelons que les collégiens sont partis à 300 mètres de là, rue de la Garenne, et qu’à la rentrée 2019, ils bénéficieront d’un collège entièrement réhabilité.

Au collège Saint-Charles de Blois, c’est « Comme à la radio ! « 

image-radio-LSC.png« Comme à la radio », c’est le titre de l’émission des élèves du collège Saint-Charles de Blois. Et c’est vrai que la qualité de cette radio mise en ligne sur le site du collège est bluffante ! Qualité du son, virgules sonores, ton des présentateurs, tout est merveilleusement composé pour qu’on se croit à la radio. Et c’est très intéressant à écouter. Alors connectez-vous sur la radio de Saint-Charles en cliquant là :Capture d’écran 2018-11-06 à 14.23.06.png

Et pendant ce temps à Saint-Charles de Blois …

P1030131Un mois d’août à Blois inhabituel pour le directeur du collège Saint-Charles. L’obligation de transférer le collège sur le site de la rue de la Garenne doit se faire dans l’urgence.

A dix jours de l’arrivée des élèves, la réhabilitation de l’ancien collège se fait au grand galop. Les classes préfabriquées ont été installées et connectées, un des bâtiments est entièrement restauré pour accueillir l’administration et quelques classes, le grand parc est nettoyé et le balai des camions de déménagement apporte les mobiliers de l’ancien collège. Tout sera prêt à la rentrée !

Une année scolaire de transition

Les travaux sur le bâtiment principal vont pouvoir commencer pour qu’à la rentrée 2019, les collégiens s’installent dans le plus beau collège de Blois. Patience !

Remerciés pour leurs cartes aux militaires

ST CHARLES OPEX - 2L’association nationale Solidarité défense vise à tisser un lien de fraternité entre des élèves et des militaires. Le collège Saint-Charles s’est associé au mouvement, en sollicitant les classes pour envoyer des cartes de Noël aux soldats déployés en opération extérieure. Jeudi dans l’établissement scolaire, Suzanne Gerberon, présidente des sous-officiers de réserve, accompagnée d’un réserviste en uniforme, a remis aux élèves méritants les diplômes de remerciements établis par Solidarité défense. Parmi eux, Andréa 12 ans, entourée de Camille et Noa également participants à l’envoi, livrait son témoignage émouvant : « On ne savait pas à qui on écrivait mais ça nous rendait heureux de faire plaisir à un militaire éloigné de sa famille pendant les fêtes. Sa réponse était chaleureuse, il nous a remerciés pour l’attention qu’on lui portait. C’est la seule lettre qu’il a eue à Noël. Si c’était à refaire, je recommencerais. Je suis fière de notre armée. »

Texte et photo La Nouvelle République – Michel Lomba

PICTOLIEN

L’Apel 41 invite Brigitte Prot à Blois

Orientation - 1Présentée vendredi dernier, au théâtre Monsabré, par Marie-Hélène Weicherding, responsable de l’ISF (Information conseil aux familles) et Philippe Guimard, président de l’Apel 41 (Association des parents d’élèves de l’enseignement libre), l’exposé de la psychologue-pédagogue Brigitte Prot a littéralement passionné son public. Un public composé d’une centaine d’élèves de troisième, venus de Saint-Joseph (Mer), Saint-Vincent-Père Brottier, Notre-Dame des Aydes et Saint-Charles, pour assister à une conférence sur la motivation et l’orientation en classe de troisième. Une nouvelle formule de formation mise en place cette année par l’Apel.
Truffant son exposé de très nombreux exemples concrets, l’intervenante propose un éclairage sur les paramètres à considérer pour faire le bon choix en troisième. « Il s’agit de découvrir le projet que chacun porte en soi pour ne pas passer à côté de sa vie », insiste-t-elle. La classe de troisième est un passage avant le lycée, un changement aussi qui demande des capacités d’adaptation pour la construction et l’affirmation de soi. Brigitte Prot évoque la nécessité de « devenir qui on veut être afin d’avoir sa place dans la société ». Une affaire de confiance en soi, en son intelligence, à ses aptitudes au travail, à ses choix et à sa capacité à terminer ce qui est entrepris. « Il ne faut placer la barre ni trop haut ni trop bas », poursuit l’intervenante tout en présentant le tableau du chercheur américain Howard Gardner sur les intelligences multiples. Rejetant catégoriquement la notion de nullité, la psychologue explique que nous possédons huit formes d’intelligence, dont certaines sont dominantes, et que personne n’est nul partout. Une façon de stimuler la confiance et l’estime de soi à l’âge des « grands bonheurs et des grands malheurs ». La séance s’est poursuivie par des ateliers entre élèves et devait être complétée l’après-midi par la découverte des filières professionnelles et technologiques au lycée La Providence.

Texte et photo La Nouvelle République: Jacques Henry
 PICTOLIEN

« L’effet Hamo » à Saint-Charles de Blois

Capture d’écran 2015-12-21 à 16.52.25.pngHamo, 15 ans, a fui la guerre en Syrie en 2012. Dès son arrivée en France, il a été pris en charge par Fabrice, le directeur d’un collège privé de Blois. Trois ans après, les progrès de l’adolescent sont impressionnants.

HAMO

« Tout s’est passé très vite. Mon village a été attaqué, la maison de mon frère a été bombardée et mon père a décidé de partir.
Je n’ai pas eu le temps de dire au revoir à mes copains. Avec mes parents, on a passé la nuit dans un champ avant de marcher pour rejoindre la Turquie.
En Syrie, je n’allais pas beaucoup à l’école. Je travaillais avec mon père. Il était marchand d’animaux. On avait une ferme avec 100 vaches et 250 moutons. Dès que nous sommes arrivés en France, à Blois, mes parents ont voulu m’inscrire à l’école. La secré­ taire du collège Saint­Charles nous a donné un rendez-vous d’inscription avec Fabrice, le directeur. Sur le moment, je n’y croyais pas trop. On nous avait dit que je n’avais pas beaucoup de chance d’être accepté. Mais il m’a inscrit.
Le jour de la rentrée, il neigeait beau­ coup et il y avait des absents dans la classe. Je ne parlais pas un mot de fran­ çais. Pendant les trois premiers mois, je ne comprenais rien. En classe, comme à la maison, je prenais mes livres sco­ laires et je les recopiais. Aujourd’hui, je considère Fabrice comme un père. Je ne trouve pas d’autres mots. J’ai eu de la chance de le rencontrer. Grâce à lui, j’ai pu décrocher mon brevet des collèges avec la mention assez bien. Maintenant, je suis au lycée. Pour l’ins­ tant, ça va. En cours de français, c’est un peu plus difficile. Il me manque encore un peu de vocabulaire. Mon rêve, c’est de devenir médecin. J’aime­ rais trouver un médicament pour guérir le cancer car j’ai perdu mon oncle à cause de cette maladie. J’espère aussi que je pourrai retourner un jour en Syrie. Mais pas pour faire ma vie. Seulement pour passer des vacances. Ma vie, je veux la faire en France. »

FABRICE

« Lors de notre première rencontre, Hamo ne verbalisait pas les horreurs qu’il venait de vivre. Ses parents m’ont raconté leur périple grâce au traducteur qui les accompa­gnait. Le papa était très droit, très digne. La maman était plus démonstrative. Elle pleurait beaucoup. Hamo, lui, était calme. Impassible. C’était une sorte de force tranquille. Hamo et ses parents dormaient à l’hôtel. Ils allaient être expulsés. Avec l’équipe enseignante, nous avons mis en place une cellule de crise. Un profes­seur a offert de les héberger chez elle. Une autre s’est proposée pour les accompagner à la préfecture afin de faire les papiers de demande d’asile. Compte tenu de son âge, Hamo aurait dû aller en classe de cinquième. Avec les enseignants, nous avons décidé de le mettre en sixième pour faciliter son apprentissage du français. Très vite, j’ai été impressionné par ses progrès. Il avalait les livres. Il a fini son année de sixième avec 14 de moyenne ! Moi, je l’observais. De loin. Je ne voulais pas que les autres élèves le voient comme un privilégié. Mais je peux vous dire qu’une telle rencontre, ça vous regonfle, ça vous remotive. À la récréation, Hamo est devenu imbattable au babyfoot.
En quatrième et en troisième, il s’est tellement bien intégré qu’il bavardait pendant les cours ! Je l’ai recadré deux ou trois fois. Mais je n’ai jamais eu besoin de hausser le ton. Il comprenait tout de suite. Avant, pour ses cama­rades, la guerre était virtuelle. Maintenant, dans le collège, il y a
un effet Hamo. Nous sommes plus sen­sibles à la souffrance de l’exil. »

 

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Les collégiens de Saint-Charles de Blois à la rencontre des artisans marocains

BLOIS ARTISANAT AZROU 15OCT - 1Un test de projet “ artisanat et économie solidaire ” a été mené à Azrou avec huit collégiens de Saint-Charles. La restitution a eu lieu jeudi à Jorge-Semprun.

En juin dernier, accompagnés de leurs professeurs, huit élèves de 3e d’insertion professionnelle du collège Saint-Charles s’envolaient pour la région d’Azrou-Ifrane. Durant cinq jours, ils participaient à des ateliers conduits par une dizaine d’artisans marocains, s’initiant ainsi au travail de la pierre, du bois et de l’osier, au tissage, et à la fabrication d’instruments de musique. Un projet soutenu par la Ville de Blois et le conseil régional du Centre – Val de Loire.

Ce séjour était le test-prototype du projet « artisanat et économie solidaire dans la région d’Azrou-Ifrane » en cours d’élaboration par la commission économie de l’association Blois-Azrou présidée par Bernard Valette. En effet dès 2016, celle-ci proposera aux Blésois des stages de cinq jours permettant de s’initier à l’artisanat marocain, et de créer ainsi des opportunités de ressources économiques pour des habitants d’Azrou.

Un court métrage

Jeudi soir, élus, participants, familles et encadrants étaient invités à la projection d’un court métrage de trente minutes réalisé par les élèves et retraçant le programme de ces cinq jours. De quoi raviver l’émotion des jeunes participants présents. « On a pleuré à la fin du voyage » ont spontanément confié Ivana, Dylan et Mohammed. « Les gens étaient accueillants, chaleureux, on a vite été proches d’eux. » De son côté, Fabrice Monnier, chef d’établissement de l’ensemble scolaire Saint-Charles, soulignait la grande implication des élèves, malgré les difficultés de la langue et la spécificité des techniques explorées. Des élèves très fiers de l’exposition de leurs travaux : lampe de pierre, babouches, instruments de musique en peau de chèvre, petits meubles d’osier…
« C’est émouvant pour nous aussi parents », notait la maman de Mohammed. « Les enfants ont gardé contact avec les artisans et l’un d’eux m’a appelée pour me remercier d’avoir un fils qui s’adapte aussi bien. Et pour me dire qu’il aura toujours une place chez lui. Je suis d’origine turque et cela m’a beaucoup touchée ! » Quant aux élèves, à l’unanimité, ils qualifient l’expérience d’inoubliable, tant au niveau des apprentissages, des rencontres et de la découverte de la région. « On n’a qu’une idée, repartir ! »

Texte et photo : La Nouvelle République  (Monique Cabourg)  
BOUTONLIEN

Ca bouge au collège Saint-Charles !

A moins d’une semaine des JPO, un passage à Plus FM ( photo : ils furent énormes) et un article dans la NR de ce jour pour le Carnaval de Blois ou St Charles a représenté l’Enseignement Catholique tout en diffusant les flyers pour ses journées portes ouvertes…. le tout gratuitement ! Merci à Jocelyn, Frédéric, aux élèves et enseignants qui étaient présents. C’est du beau travail ! www.saintcharles41.fr

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La danse, c’est pas que pour les filles, à Saint-Charles de Blois

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Il y a quelques mois, Fabrice Monnier, chef d’établissement du collège Saint-Charles, est sollicité par un ancien élève installé aux États-Unis. Jonathan Breton souhaite faire la promotion du spectacle qu’il va donner à Saint-Gervais-la-Forêt pendant les vacances de Noël. Au lieu de se contenter de distribuer des flyers ou de coller des affichettes, Fabrice Monnier lui propose de venir raconter son parcours. « Je me suis dit : c’est l’occasion de montrer aux élèves de Saint-Charles qu’ils s’inscrivent dans une histoire et de parler orientation en sortant un peu du cadre scolaire. Et puis aussi de faire tomber les préjugés sur les hommes qui dansent… » Lorsqu’il présente Jonathan aux 4e puis aux 3e, Fabrice Monnier insiste : « Danseur, un métier saugrenu ? C’est un choix qu’il a fait. Dire oui à sa passion, c’est dire non à autre chose. Derrière la vitrine, il y a du travail et de l’ascèse. » L’échange avec les collégiens s’engage. Jonathan a-t-il envie de revenir en France ?« Aux USA, les gens sont énormément investis dans la culture. Savez-vous que les prix des places de spectacle vont de 25 à 7.000 dollars ? Là-bas, l’art n’est pas qu’un divertissement, il fait partie de la vie. » Le Loir-et-Chérien n’a pas peur d’affronter les clichés. « Mes parents ne voulaient pas que je devienne danseur car ils pensaient que c’était pour les filles. Mais savez-vous que je suis plus musclé qu’un joueur de football ? » Sur l’alimentation : « On évoque souvent des cas d’anorexie ou de boulimie. Mais ce sont des exceptions. Un danseur mange beaucoup. » Petit à petit, Jonathan parvient à faire entrer les élèves de Saint-Charles dans son univers. Il leur parle de son travail, de ses émotions. « A une époque de ma vie, je ne me sentais vraiment pas bien. D’une souffrance, j’ai fait un ballet. » Des mots qui font mouche. Il aura suffi de quelques paroles pour faire tomber des préjugés. « Il est bon que les regards changent. »