Les collégiens de Saint-Charles de Blois à la rencontre des artisans marocains

BLOIS ARTISANAT AZROU 15OCT - 1Un test de projet “ artisanat et économie solidaire ” a été mené à Azrou avec huit collégiens de Saint-Charles. La restitution a eu lieu jeudi à Jorge-Semprun.

En juin dernier, accompagnés de leurs professeurs, huit élèves de 3e d’insertion professionnelle du collège Saint-Charles s’envolaient pour la région d’Azrou-Ifrane. Durant cinq jours, ils participaient à des ateliers conduits par une dizaine d’artisans marocains, s’initiant ainsi au travail de la pierre, du bois et de l’osier, au tissage, et à la fabrication d’instruments de musique. Un projet soutenu par la Ville de Blois et le conseil régional du Centre – Val de Loire.

Ce séjour était le test-prototype du projet « artisanat et économie solidaire dans la région d’Azrou-Ifrane » en cours d’élaboration par la commission économie de l’association Blois-Azrou présidée par Bernard Valette. En effet dès 2016, celle-ci proposera aux Blésois des stages de cinq jours permettant de s’initier à l’artisanat marocain, et de créer ainsi des opportunités de ressources économiques pour des habitants d’Azrou.

Un court métrage

Jeudi soir, élus, participants, familles et encadrants étaient invités à la projection d’un court métrage de trente minutes réalisé par les élèves et retraçant le programme de ces cinq jours. De quoi raviver l’émotion des jeunes participants présents. « On a pleuré à la fin du voyage » ont spontanément confié Ivana, Dylan et Mohammed. « Les gens étaient accueillants, chaleureux, on a vite été proches d’eux. » De son côté, Fabrice Monnier, chef d’établissement de l’ensemble scolaire Saint-Charles, soulignait la grande implication des élèves, malgré les difficultés de la langue et la spécificité des techniques explorées. Des élèves très fiers de l’exposition de leurs travaux : lampe de pierre, babouches, instruments de musique en peau de chèvre, petits meubles d’osier…
« C’est émouvant pour nous aussi parents », notait la maman de Mohammed. « Les enfants ont gardé contact avec les artisans et l’un d’eux m’a appelée pour me remercier d’avoir un fils qui s’adapte aussi bien. Et pour me dire qu’il aura toujours une place chez lui. Je suis d’origine turque et cela m’a beaucoup touchée ! » Quant aux élèves, à l’unanimité, ils qualifient l’expérience d’inoubliable, tant au niveau des apprentissages, des rencontres et de la découverte de la région. « On n’a qu’une idée, repartir ! »

Texte et photo : La Nouvelle République  (Monique Cabourg)  
BOUTONLIEN

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