Avant la période des congés, le site de l’école Sainte-Thérèse a été mis en ligne.
Retrouvez l’actualité de cette école très dynamique en cliquant sur cette photo!
A la rentrée prochaine, le collège Saint-Charles de Blois ouvre une classe à double niveau 6 e – 5 e Segpa. Une première dans le diocèse.
Le collège, outre sa section européenne, dispose déjà d’une 4e en alternance et d’une 3e d’insertion professionnelle. « L’équipe pédagogique est sensibilisée à la différence et à l’individualisation du travail, sait Fabrice Monnier. Elle a un cœur « gros comme ça ». Nous avons pris la décision de proposer l’ouverture de cette classe au sein de l’enseignement catholique, afin de valoriser notre savoir-faire. »
« Notre projet est d’intégrer cette classe au cœur du collège et non pas en marge », insiste le chef d’établissement. Située à côté des 5es « Michel-Ange » et « Vinci » et au même niveau que le centre de documentation et d’information, cette nouvelle classe – dont le nom n’est pas encore défini – sera au cœur du projet d’établissement, au propre comme au figuré.
Avec quels moyens ?
« Une professeure des écoles spécialisée aura la classe la majorité du temps (21 heures) et des enseignants de collège interviendront en histoire et en technologie. Les élèves disposeront exactement des mêmes outils technologiques et pédagogiques. Ils vont participer à toutes les activités proposées aux deux autres classes de 6eclassiques et pourront être intégrés aux autres classes pour certains cours. L’objectif est et restera l’intégration, l’idée étant de leur permettre d’accéder en fin de 3e à un projet individuel de formation. Nous les aiderons à travailler la confiance en soi, à grandir. »
L’équipe enseignante compte également se servir de l’art thérapie et des arts plastiques – en complément des autres activités proposées à l’ensemble des autres élèves – pour faire avancer les jeunes qui intégreront cette classe à la rentrée.
Et même si « Saint-Charles n’est pas Poudlard, nous n’avons pas de baguette magique », les résultats plus que probants – 95 % de réussite au brevet des collèges – permettent de nourrir un certain optimisme quant à la réussite de cette grande première dans l’enseignement catholique en Loir-et-Cher.
repères
> Cette classe s’adresse aux élèves ne maîtrisant pas tous les apprentissages fondamentaux ou présentant des lacunes à l’issue du cycle d’approfondissement (niveau global de CE2 en CM2). L’avis favorable de la commission d’orientation des enseignements adaptés (CDOEA), est expressément requis.
Une délégation du diocèse est allée participer à la Convention de l’Enseignement catholique les 1 & 2 juin, à Vincennes. En plusieurs, articles, nous vous proposons une relecture de ce moment vécu par chacun.
Jérôme Brunet, Directeur diocésain,
Quelle est mon impression générale sur cette convention?
En tant que directeur diocésain, il y a eu assez peu de découvertes. C’est normal ! Nous travaillons régulièrement entre collègues les thématiques qui ont été abordées lors de la convention.
Il me semble que maintenant, le diagnostic est connu, le remède également et qu’il nous faut passer à l’action concrète !
Ce n’est plus le temps de l’analyse, mais celui de la mise en œuvre.
Quels sujets m’ont le plus touché?
J’ai beaucoup aimé l’intervention de Claude Thélot qui nous a invité à l’action dans la liberté. Il est clair que nous n’exploitons pas suffisamment nos espaces de libertés. C’est sans doute parce que nous avons besoin d’être rassurés et confortés dans la prise de risque.
Quelle suite vais-je donner à cette convention?
Place à l’action !
Accompagner les équipes diocésaines, en communautés d’établissements, pour une mise en œuvre progressive, mais résolue. Il nous faut réformer notre école.
C’est la comédie musicale qui sera jouée à l’Espace Quinière le jeudi 6 juin à 20h30 par les élèves de 4ème de St Vincent Père-Brottier et avec la participation d’anciens élèves du collège N-D St Joseph de Mer.
L’entrée est libre mais il faut réserver!
Le nouveau Statut de l’Enseignement catholique a été adopté très largement par l’Assemblée des évêques réunie à Paris du 16 au 18 avril.
Ce texte a été voté à l’issue de plusieurs mois d’intense travail. Il a fait l’objet de très nombreuses consultations avec l’ensemble des acteurs concernés.
Le Statut précédent datait de 1992. Le nouveau Statut tire les leçons de l’expérience et prend en compte les mutations de l’Église et de la société.
Il assure une meilleure reconnaissance de la contribution de tous les partenaires – professeurs, éducateurs, chefs d’établissement, parents, élèves, bénévoles, etc. – à l’œuvre et à l’institution éducatives de l’Enseignement catholique.
Il tient compte de la diversité des situations locales et propose des solutions pragmatiques et modulables.
Il redit son caractère propre, que constitue l’originalité de la proposition éducative de l’école catholique au service de tous les enfants, des familles et de la société dans son ensemble.
L’Enseignement catholique se réjouit de l’adoption de ce Statut qui lui donne les moyens d’action nécessaires pour construire l’avenir.
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Voici un article paru dans « La Vie diocésaine ». Mai 2013 n° 19
« Orienter » signifie désigner l’orient, trouver la lumière. Il convient déjà de trouver un équilibre entre orienter un élève et l’aider à s’orienter, c’est-à-dire être acteur de son avenir. Le chef d’établissement du col!ège Notre dame de Vineuil nous conseille.
Avec un objectif, l’enfant sera plus motivé et accordera une valeur ajoutée aux obligations scolaires qui présentent alors un certain intérêt.
Mais cette fameuse motivation que les adultes décrètent s’apparente souvent à une injonction stérile. Parce qu’elle implique angoisse et inconfort, l’orientation nécessite du temps et un vrai dialogue.
L’adolescent sait confusément qu’il va quitter son établissement et sa famille pour devenir une personne dans le monde. Il faut l’aider à donner du sens à ce qui l’entoure et à ce qu’il imagine.
Si possible, la discussion avec l’adolescent ne doit pas seulement porter sur la question des échéances scolaires (stimuler, oui, oppresser, non) : il importe d’entendre différents témoignages, de s’ouvrir sur l’extérieur et de modifier ses modes de représentations (ou de les créer !).
N’oublions pas que l’adolescent devant s’orienter est encore en devenir, il a droit au tâtonnement, d’autant plus que les filières post-bac permettent bon nombre de bifurcations, de « rebonds ».
Une approche anthropologique donne un certain nombre de paramètres :
1) Se baser sur des résultats à un moment donné sans prétendre lire définitivement l’avenir.
2) S’efforcer de réfléchir sur le parcours possible de l’élève et pas seulement définir un profil type.
3) Donner les moyens à l’adolescent de s’exprimer sans l’influencer.
4) Refuser la hiérarchie implicite des filières (apprentissage, cursus technologique, université, classes Prépa…).
5) Proposer à l’élève des interlocuteurs variés pour découvrir les réalités sociales.
6) Développer un propos comportant toujours une ouverture, des éléments favorables à la projection dans l’avenir.
Jean-Cyrille Péroteau.
Trois conseils d’orientation.
Dire la vérité est nécessaire mais toujours à la lumière de l’espérance, pour que l’adolescent puisse grandir.
Il convient d’ouvrir des champs de possibilités car on ne peut parler de vraie croissance sans éducation au choix. Et qui dit choix dit altérité.
Orienter, c’est porter un regard à la fois lucide et bienveillant, non démagogique et encourageant.