Un nouveau directeur « atypique » à Notre-Dame de Vineuil

5b9efa61835a71cb6c8b46d1Tout juste arrivé à la tête de l’école et du collège Notre-Dame de Vineuil, Charles-Edouard Guilbert-Roed a entrepris d’en changer le nom : l’établissement s’appellera désormais « ensemble scolaire Notre-Dame », une manière de souligner que ces deux entités n’en font qu’une. Installées sur le même site, accessible par la rue George-Sand, elles proposent un parcours pédagogique continu de la maternelle à la 3e. « Un cas de figure quasi unique dans le département », note le nouveau directeur, qui travaillera en liaison avec Catherine Pomorski, celle-ci étant la directrice du premier degré (école).
Angevin de souche, historien de formation, érudit en architecture, tout juste trentenaire et accessoirement passionné de rugby, Charles-Edouard Guilbert affiche un parcours atypique. Il a notamment, passé deux ans au patriarcat latin de Jérusalem Lire la suite

Inauguration à Notre-Dame de Vineuil

Grosse affluence jeudi soir malgré une pluie tenace ! Personne ne s’est attardé sur le ruban pour s’engouffrer rapidement dans les classes toutes neuves.

Un bâtiment remplace les vieux préfabriqués

Deux classes pour le primaire, des sanitaires et une grande salle d’étude pour le collège, voilà ce qui est sorti de terre cette année. Des locaux magnifiques, aux normes environnementales élevées, insonorisés et pratiques. Pour Notre Dame de Vineuil, les élèves et le personnel, c’est une nouvelle ère qui commence, dans la lignée des premiers bâtisseurs de cet établissement situé au coeur de Vineuil.

Cette soirée rythmée par des chants et des discours a réuni dans la gaité élèves, enseignants, parents et entreprises qui ont tous oeuvré pour la réussite de ce superbe projet.

L’orientation (scolaire) d’un enfant, un sujet aussi délicat que pavé de bonnes intentions.

Image

Voici un article paru dans « La Vie diocésaine ». Mai 2013 n° 19

 « Orienter » signifie désigner l’orient, trouver la lumière. Il convient déjà de trouver un équilibre entre orienter un élève et l’aider à s’orienter, c’est-à-dire être acteur de son avenir. Le chef d’établissement du col!ège Notre dame de Vineuil nous conseille.

Avec un objectif, l’enfant sera plus motivé et accordera une valeur ajoutée aux obligations scolaires qui présentent alors un certain intérêt.

Mais cette fameuse motivation que les adultes décrètent s’apparente souvent à une injonction stérile. Parce qu’elle implique angoisse et inconfort, l’orientation nécessite du temps et un vrai dialogue.

L’adolescent sait confusément qu’il va quitter son établissement et sa famille pour devenir une personne dans le monde. Il faut l’aider à donner du sens à ce qui l’entoure et à ce qu’il imagine.

Si possible, la discussion avec l’adolescent ne doit pas seulement porter sur la question des échéances scolaires (stimuler, oui, oppresser, non) : il importe d’entendre différents témoignages, de s’ouvrir sur l’extérieur et de modifier ses modes de représentations (ou de les créer !).

N’oublions pas que l’adolescent devant s’orienter est encore en devenir, il a droit au tâtonnement, d’autant plus que les filières post-bac permettent bon nombre de bifurcations, de « rebonds ».

Une approche anthropologique donne un certain nombre de paramètres :

1)    Se baser sur des résultats à un moment donné sans prétendre lire définitivement l’avenir.

2)    S’efforcer de réfléchir sur le parcours possible de l’élève et pas seulement définir un profil type.

3)    Donner les moyens à l’adolescent de s’exprimer sans l’influencer.

4)    Refuser la hiérarchie implicite des filières (apprentissage, cursus technologique, université, classes Prépa…).

5)    Proposer à l’élève des interlocuteurs variés pour découvrir les réalités sociales.

6)    Développer un propos comportant toujours une ouverture, des éléments favorables à la projection dans l’avenir.

Jean-Cyrille Péroteau.

Trois conseils d’orientation.

Dire la vérité est nécessaire mais toujours à la lumière de l’espérance, pour que l’adolescent puisse grandir.

Il convient d’ouvrir des champs de possibilités car on ne peut parler de vraie croissance sans éducation au choix. Et qui dit choix dit altérité.

Orienter, c’est porter un regard à la fois lucide et bienveillant, non démagogique et encourageant.