Kermesse et carnaval caritatifs et festifs à Notre-Dame

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Au groupe scolaire Notre-Dame de Romorantin, s’est tenue la traditionnelle kermesse missionnaire destinée à lever des fonds pour des actions caritatives. Dans l’esprit carnaval, une très grande majorité des élèves, personnel et enseignants se sont déguisés sur le thème du cinéma.

Les enfants ont revêtu les tenues multicolores de personnages célèbres, ils ont occupé de nombreux stands destinés à recueillir le plus d’argent possible pour aider deux structures : l’école de filles du collège Monfant au nord du Togo et « Espoir Irak » – une association de l’Œuvre des apprentis de l’enseignement catholique, qui sera aidée pour sa campagne de reconstruction d’écoles ouvertes à tous.

Pour les Irakiens et les Togolais

Enseignant à Notre-Dame, Jean-Pierre Portevin connaît personnellement l’établissement togolais, où il travailla entre 1980 et 1983. Il précise : « Ce collège réservé aux filles de la brousse était alors tenu par des religieuses françaises. Aujourd’hui, ce sont des sœurs africaines qui assurent la gestion et l’enseignement. J’y ai exercé mon métier durant deux ans ; ma grande satisfaction est qu’une de nos élèves est devenue ministre de la Communication. »
L’année passée, la recette de la kermesse avait permis de doter cette école de bancs et tables en bois fabriqués par les artisans locaux et de l’approvisionner en mil (céréale). « Nous avons des retours sur nos actions que nous montrons à nos élèves pour qu’ils en mesurent les effets », souligne sœur Fernandes, la directrice de Notre-Dame.

Cor. NR : J.-G. Foucard
PICTOLIEN

Soeur Simone Ranger, citoyenne d’honneur de Romorantin

0629 romo directrice notre dame honorée par le SénC’était une surprise concoctée par les responsables de l’Apel (association de parents d’élèves de l’enseignement libre) avec Jeanny Lorgeoux. Lundi, à 14 h, Mme Ranger franchit le perron, et c’est l’étonnement… Le sénateur-maire, accompagné de Roselyne Bretel, élue, mais aussi ancienne enseignante du collège, l’attendent. Ils sont entourés de près de 400 élèves et de leurs professeurs. Les applaudissements fusent. La surprise est totale !

Bertrand Divard et Frédéric Gay de l’Apel annoncent à la directrice la raison de ce sympathique désordre… c’est l’occasion de revenir sur la vie riche de sœur Simone Roger.

Une retraite méritée à 79 ans 

Née à Saint-Amand-Montrond, dans le Cher, sœur Simone Ranger est issue d’une famille de commerçants. Durant l’Occupation, elle se réfugie dans le Limousin, à Bellac, qui est son berceau familial. Elle y connaîtra un drame personnel, puisqu’une fillette d’un des locataires de son immeuble passe sa journée dans un village tout proche… C’est Oradour-sur-Glane. Elle y sera massacrée avec la population par les nazis. Ce soir-là, Simone Ranger croise le père de la fillette, fou de douleur.
Mais la jeune fille s’investit pendant la guerre. Elle nourrit un réfugié juif, caché derrière des fagots. Un jour, les nazis ont fouillé l’immeuble, et n’ont pas découvert cet homme, car la propriétaire les entraîne dans le cellier à vin. « Vous avez été la magnifique complice des Justes qui ont sauvé cet homme », a souligné Jeanny Lorgeoux. Sœur Simone Ranger est arrivée au collège Notre-Dame en 1978, après avoir enseigné à Poitiers, Bellac et Châteauroux. Elle y assume la fonction de directrice tout en enseignant et, aujourd’hui, à 79 ans, elle s’apprête à prendre une retraite bien méritée après 37 ans de fonction dans une ville qu’elle aime. « Avant de partir aider votre communauté à Poitiers, j’ai l’honneur de vous déclarer citoyenne d’honneur de notre ville », a assuré l’élu. Avec Roselyne Bretel, ils lui ont offert la médaille de la ville de Romorantin et une gravure du Carroir Doré sous une ovation !

Pour la prochaine rentrée une trentenaire sœur Fernandes, enseignante qui vient de la même communauté de Poitiers, assurera la fonction de directrice, elle sera assistée d’Adrien Mallet, enseignant.

Texte et photo : la Nouvelle République – Jean-Guy Foucart BOUTONLIEN

A notre-Dame de Romorantin

notre dameUn article de la Nouvelle République :

Fondé par l’Union chrétienne il y a plus de 50 ans, l’établissement privé romorantinais conjugue tradition catholique et nouveaux enjeux pédagogiques.

 Soixante-quatre ans de direction à elles deux, Michèle Urbero et Simone Ranger ont vu passer des générations d’écoliers et de collégiens romorantinais. La première, directrice de l’école primaire Notre-Dame depuis 1988, se souvient de ses débuts, comme enseignante : « Je sortais de la classe pour aller chercher l’électrophone et je disais aux petits d’être sages. Il n’y avait pas un bruit… »

Aujourd’hui, le vidéoprojecteur et les ordinateurs ont remplacé l’électrophone et les enfants sont devenus « plus difficiles », poursuit Simone Ranger, directrice de l’établissement, primaire et collège, depuis 1978. À côté des « situations familiales complexes », du manque de concentration de certains élèves, de quelques bagarres aussi, cette dernière regarde toujours avec la même émotion les anciens élèves passer à nouveau la porte de l’établissement « pour dire bonjour ». « Surtout les garçons, ils sont plus fidèles », constate-t-elle en repensant à tous ces « beaux chemins » parcourus depuis les bancs du collège.
Les deux sœurs de l’Union chrétienne de Saint-Chaumond (Poitiers), une communauté religieuse fondée par saint Vincent de Paul en 1652 qui est arrivée à Romorantin en 1956, veillent aussi sur l’enseignement catholique dispensé dans leurs murs du Mail de l’Hôtel Dieu et du Bourgeau, quelque 450 élèves au total. Pas toujours facile, reconnaît Michèle Urbero : « Ils ignorent complètement ce qu’est Pâques ». Et Simone Ranger d’abonder : « A midi, ils me demandent ce que l’on mange, je leur réponds qu’ils pourraient aussi me demander l’heure de la messe ». 

«  L’école catholique doit rester ouverte à tous  »

Qu’importent les époques et les croyances – « on accueille des enfants sans religion, non baptisés », rappelle Michèle Urbero – « l‘éveil à la foi » reste bien ancré à Notre-Dame.
Avec une autre ligne de conduite pédagogique chère au cœur de l’Union chrétienne : « former l’être humain dans son intégralité ». Notamment par la pratique du sport, domaine dans lequel l’établissement de Romorantin s’est illustré, l’an dernier lors de la 5e édition des Tops du sport, en décrochant le prix « collège ».
Parmi les autres spécificités de Notre-Dame, l’école de 4 jours toujours de vigueur et l’enseignement de l’anglais dès la moyenne section de maternelle côté primaire. Pour le reste, il s’agit d’« une école sous contrat d’association, le même programme que l’Éducation nationale », rappelle Michèle Urbero. Une école « catholique qui doit rester ouverte à tous. Ce ne doit pas être une question d’argent ». D’où le choix d’une contribution des familles qui n’excède pas 70 euros par trimestre pour le primaire.

Journée portes ouvertes le samedi 11 avril, à l’école du Mail de l’Hôtel Dieu de 10 h à 13 h et collège, 1 rue du Président Wilson de 10 h à 17 h. Contact école : 02.54.76.00.94 ; collège : 02.54.76.23.19.

billet

Ciel et terre

On m’a souvent offert de survoler la Sologne en avion. En plus de 35 ans, la directrice du collège Notre-Dame n’a finalement jamais cédé aux sirènes du ciel. Et pourtant, la tentation a pu être forte reconnaît Mme Ranger : « Si j’avais été un garçon, j’aurais été aviateur ». Comme Antoine de Saint-Exupéry ou Henri Guillaumet, auteurs chers au cœur de celle qui a longtemps enseigné le français, avant de prendre la direction de l’établissement catholique du Bourgeau. C’est donc les pieds bien sur terre, que la sœur de l’Union chrétienne de Saint-Chaumond éduque et accompagne des générations d’enfants et préadolescents de la ville depuis 1978. Un travail de tous les instants, pas toujours évident, reconnaît-elle. Même avec la plus grande foi « On ne fait pas de miracles ! »

Texte et photo Laurence Texier. NR
BOUTONLIEN