Un nouveau directeur « atypique » à Notre-Dame de Vineuil

5b9efa61835a71cb6c8b46d1Tout juste arrivé à la tête de l’école et du collège Notre-Dame de Vineuil, Charles-Edouard Guilbert-Roed a entrepris d’en changer le nom : l’établissement s’appellera désormais « ensemble scolaire Notre-Dame », une manière de souligner que ces deux entités n’en font qu’une. Installées sur le même site, accessible par la rue George-Sand, elles proposent un parcours pédagogique continu de la maternelle à la 3e. « Un cas de figure quasi unique dans le département », note le nouveau directeur, qui travaillera en liaison avec Catherine Pomorski, celle-ci étant la directrice du premier degré (école).
Angevin de souche, historien de formation, érudit en architecture, tout juste trentenaire et accessoirement passionné de rugby, Charles-Edouard Guilbert affiche un parcours atypique. Il a notamment, passé deux ans au patriarcat latin de Jérusalem Lire la suite

Une boss invite une prof de Notre-Dame de Vineuil

Opération boss/profsParce qu’elle est convaincue que « l’école et l’entreprise, aujourd’hui, sont deux mondes parallèles » et que « la vie professionnelle n’est plus faite d’un seul métier », Evelyne Darenne, responsable ressources humaines au sein de JTEKT HPI, a souhaité participer à l’opération « Les Boss invitent les profs », organisée mercredi par le Medef du Loir-et-Cher.

Méconnaissance des métiers de l’industrie

Evelyne Darenne a accueilli, sur le site blésois de l’équipementier automobile – qui produit notamment des groupes électropompes hydrauliques (pour des systèmes de direction assistée) –, Marjorie Caliez, enseignante de technologie et de physique-chimie au collège Notre-Dame de Vineuil.
Cette dernière, également professeur principal en classe de troisième, a souligné les difficultés que rencontrent souvent ses élèves pour trouver leur voie – souvent, elle tente d’abord de les aider à se connaître eux-mêmes, à définir leurs envies. Evelyne Darenne, elle, a regretté le manque de connaissances des jeunes par rapport aux métiers de l’industrie. « Ecoles et sociétés ne se voient plus. Et nous, nous ne trouvons plus d’acheteurs, de tourneurs-fraiseurs, de techniciens de maintenance… »
Les deux femmes ont également émis leurs opinions respectives, au sujet du stage d’observation que doivent effectuer les collégiens de troisième – à Notre-Dame, à Vineuil, ils en réalisent également un en quatrième. Marjorie Caliez a déploré le fait que les familles cherchent, la plupart du temps, une entreprise d’accueil dans leur entourage immédiat. « Nous prenons souvent des enfants de salariés en stage, a reconnu Evelyne Darenne. Mais les jeunes doivent se présenter seuls ; ils ne sont pas affectés auprès de leurs parents. »
A Blois, JTEKT HPI reçoit, depuis deux ans, des élèves auxquels est proposé « un parcours sur une matinée, pour découvrir les métiers », indique Evelyne Darenne. En retour du dispositif « Les Boss invitent les profs », qui existe depuis 2014 mais auquel elle a participé pour la première fois cette année, Marjorie Caliez devra remplir un document. Satisfaite de sa rencontre, elle aimerait tisser davantage de liens avec le monde de l’industrie.

Texte et photo La Nouvelle République . L.B.
PICTOLIEN