Rentrée tonitruante au lycée Sainte-Cécile de Montoire

MONTOIRE SUR LE LOIR-LE LANGAGE DES SIGNES PO - 1Pour cette nouvelle année scolaire, le lycée Sainte-Cécile de Montoire a accueilli 140 jeunes qui seront accompagnés dans l’acquisition de leurs connaissances par une équipe éducative identique à l’année précédente.

Pour partager la journée d’intégration, un rallye pédestre ponctué d’épreuves ludiques et sportives a été proposé aux jeunes. Un parcours encadré par l’équipe éducative les a conduits au plan d’eau de Saint-Quentin-lès-Trôo pour le partage d’un pique-nique. Dans le cadre de la semaine d’accueil, les jeunes en collège de 4e et 3e ont participé à des activités, visites et repérages dans Montoire, découverte du centre équestre, réflexion « hors murs » des règles et des consignes…
De nombreux partenariats sont mis en place avec l’association Pierre de Ronsard, le Défi, l’Hospitalet, l’Ehpad, le Festival de Montoire, la mairie de Saint-Martin, la Maison de l’emploi… pour mettre les élèves en situations concrètes
Deux nouveautés pour cette rentrée. Dans le cadre de la sensibilisation à la différence et au handicap, les élèves de seconde bac pro services aux personnes et aux territoires seront initiés au langage des signes. Par ailleurs, les élèves délégués seront formés et impliqués lors des exercices d’évacuation et de confinement. Au cours de leur formation, tous les jeunes reçoivent une Formation premiers secours (PSC1 et gestes qui sauvent).

« Portes ouvertes », le 3 février de 17 h à 20 h, le 18 mars de 9 h à 17 h et le 13 mai de 9 h à 12 heures. Renseignements au 02.54.85.01.83 ou http://www.lycee-saintececile.fr

PICTOLIEN Texte et photo La Nouvelle République

Changement à la tête de l’enseignement catholique de Blois

Version 2Bruno Chauvineau vient de succéder à Jérôme Brunet (devenu adjoint du secrétaire général de l’enseignement catholique). A 49 ans, il est arrivé cet été du collège Sainte-Marie d’Antony (Hauts-de-Seine), dont il était le directeur. Originaire du Poitou par son père, il a débuté sa carrière à Aix-en-Provence, est passé par Gex, dans l’Ain. S’il connaissait, jusqu’à présent, essentiellement le Loir-et-Cher « comme touriste », il mentionne que son beau-père est « né à Blois » et que l’un des aïeuls de son épouse était « maire de Cormeray ».

Enthousiasmé par le projet d’éducation à la relation

Bruno Chauvineau a exercé en tant que surveillant, comme professeur (de français et de méthodologie, même s’il a étudié l’histoire), comme adjoint en pastorale scolaire, comme responsable pédagogique, comme directeur académique. Il fait partie d’un « groupe de travail sur le collège », au niveau du secrétariat général de l’enseignement catholique.
Pour la première fois, cette année, il exerce une mission pour laquelle il n’est « plus en prise directe avec les élèves ni les enseignants ». En « homme de terrain », il souhaite néanmoins visiter l’ensemble des établissements scolaires privés sous contrat du département – quelques déplacements ont déjà été réalisés durant la pré-rentrée.
Le nouveau directeur diocésain de l’enseignement catholique est enthousiasmé par le programme d’éducation à la relation initié par son prédécesseur (*). Ce projet a en partie motivé sa candidature pour rejoindre le Loir-et-Cher.
La réforme du collège, appliquée dès la rentrée, constitue à ses yeux le « moyen de mettre en place » des « parcours », centrés notamment sur l’avenir des élèves, sur l’art et la culture. La réforme des cycles devra, estime-t-il, « donner à tous les élèves l’ensemble des connaissances nécessaires » pour se préparer à exercer un métier. Bruno Chauvineau sera particulièrement attentif à la « continuité école-collège » ambitionnée dans le cadre des nouvelles mesures, un établissement d’enseignement secondaire n’étant pas « adossé » à chaque école primaire.
La question immobilière (et des moyens alloués à cette dernière) sera également au cœur des préoccupations de la direction diocésaine de l’enseignement catholique – des propositions devraient être émises « d’ici la fin de l’année scolaire », précise Bruno Chauvineau.
L’enseignement catholique, rappelle-t-il, se déploie dans deux directions, et a vocation à assurer à la fois un « service d’État » et une « mission d’Église ». Il prend appui « sur ce qui est dit par les textes » de lois, et vise, selon les termes choisis par le directeur, à aider les jeunes à devenir « des adultes debout et responsables ».

(*) Depuis 2010, les Journées d’éducation à la relation, à Blois, sont ouvertes aux membres du monde éducatifs intéressés par la question.

La Nouvelle République – Léa Bouquerot

PICTOLIEN

Croyez à ce que vous faites !

DSCN2307 (1)Lors de la journée de pré-rentrée des Chefs d’établissement, Monseigneur Batut, évêque de Blois, a exhorté les personnes présentes à croire à leur mission :

« Je vous dit pour commencer, une simple formule : croyez à ce que vous faites !

Nous sommes dans un contexte difficile dans notre pays, un contexte anxiogène à tous égards, sécuritaire, économique, politique, et nous n’en savons que mieux le rôle fondamental que joue l’éducation.

Vous êtes à la racine de l’humanisation des êtres humains; votre métier, c’est autre chose que de vendre un bien de consommation, même si celui-ci est très utile à tous. Si je vous invite de façon très banale à « croire à ce que vous faites », c’est que ce que vous faites est très grand.

« Ce que vous faites est très grand. »

Pas simplement au niveau du contenu – on enseigne parfois des choses un peu terre à terre – mais par votre manière d’être, avec ceux qui vous sont confiés. Cette attitude, ce temps que vous passez avec les enfants sera pour eux déterminant, sur le moment et pour leur vie toute entière. Nous avons tous dans notre mémoire, tel ou tel maître qui nous a marqué, et qui a fait ce que nous sommes aujourd’hui.

Je voulais vous dire, lors de cette rentrée, que moi je crois à ce que vous faites : l’Église catholique y croit. L’enseignement fait partie de sa mission et par conséquent, elle croit en vous. C’est important de le rappeler car votre métier est souvent dévalorisé, parfois par certains parents qui vous prennent pour des prestataires de service et peuvent vous traiter sans ménagement. Il en est de même pour beaucoup de métiers qui sont de l’ordre de l’esprit. Les personnes qui sont en charge de l’esprit ne sont pas respectées comme elles devraient l’être dans notre monde…

Je vous redis une parole qui m’a frappé : le plus important n’est pas de se demander quel monde nous allons laisser à nos enfants, même si cette première question est importante, le plus important c’est de se demander à quels enfants allons-nous laisser le monde ? Car si nous laissons le monde à des enfants qui ne sauront pas le prendre à bras-le-corps et le transformer dans le bon sens, il se détériorera plus encore. Donnons les moyens à ces jeunes de transformer ce monde pour qu’il devienne meilleur.

Croyez donc en votre mission, et merci de l’accepter et de la poursuivre. »

Les Chefs d’établissement préparent leur rentrée

Mosaique

Chaque année, les Chefs d’établissement sont les premiers à se réunir à la Maison diocésaine de Blois pour préparer la rentrée. Notre nouveau Directeur diocésain, Monsieur Bruno Chauvineau les accueillait pour un premier contact et la traditionnelle transmission des directives de début d’année, du calendrier 2016/17, des projets en cours ou à l’étude, etc…

Dans une chaleur caniculaire, ce moment de travail a aussi été chaleureux (!) et joyeux.

Tous attendent maintenant les enfants avec impatience !

Vacances …

vacances

Les classes sont silencieuses, les écoles se préparent pour la rentrée, et … la Direction diocésaine de Blois rouvrira ses portes le 22 août.

Toute l’équipe vous souhaite de bonnes vacances, dans l’attente d’une rentrée riche en nouveautés, en projets enthousiasmants, en moments forts.

12 collégiens de Saint-Vincent Père Brottier en tournée …

BLOIS THEATRE BROTTIER - 1Durant trois jours, une douzaine de collégiens du groupe scolaire Saint-Vincent – Père-Brottier ont parcouru la campagne au pas d’une jument percheronne. Dans la charrette, des élèves, mais aussi des décors de théâtre à monter le soir sur des places de villages. La troupe a ainsi fait étape à Villexanton, Mulsans puis au collège, en interprétant à chaque fois, devant un public d’une quarantaine de personnes, des textes de Karl Valentin. « Le premier acteur à descendre dans les tavernes pour que la culture vienne dans chaque quartier », précise Thierry Tchang-Tchong, intervenant professionnel qui a accompagné ces élèves volontaires tout au long de l’année scolaire. Lors de la dernière séance, la directrice Mélanie Marpault a présenté « ce projet pédagogique original, un peu fou, qui mêle plusieurs objectifs : découvrir les joies du théâtre, donner de la voix, aller à la rencontre des autres et surtout vivre ensemble. S’entraider, s’encourager, être attentif aux autres, autant de qualités recherchées actuellement dans notre société. » De son côté, Thierry Tchang-Tchong s’est réjoui de « cette belle aventure artistique et humaine ». Les collégiens se sont quittés le cœur gros… Saline, la magnifique jument, s’en est retournée dans son pré. Mais les jeunes saltimbanques qui ont tant fait rire le public caressent un espoir : « Cette expérience est si positive qu’un projet itinérant pourrait être reconduit l’année prochaine », a confié la directrice.

 

Texte la Nouvelle République : Monique CabourgPICTOLIEN

Benoît Morin tire sa révérence à Vendôme

ENSEIGNEMENT CATHOPot de départ, ce jeudi, pour Benoît Morin qui met fin à quarante années passées à Saint-Joseph qui accueille aujourd’hui 410 élèves. Enfin pas tout à fait puisqu’il ne quittera ses fonctions de directeur officiellement qu’à la mi-juillet. Un temps qui va être mis à profit pour passer le relais à son successeur Olivier Daudé qui exerçait des responsabilités au sein du lycée Sainte-Marie de Blois.

C’est en 1976 que Benoît Morin qui habite Sully-sur-Loire (45) arrive à Saint-Joseph comme professeur de maths. « C’était mon premier poste. A l’époque, je portais le pantalon patte d’éléphant et les cheveux longs ! », se souvient-il avec malice.

« L’ambiance de cet établissement m’a toujours fait travailler dans la bonne humeur ! »

Dans les années quatre-vingt, il sera l’adjoint des directeurs Alain Renié et Patrick Deroy tout en continuant d’enseigner. Et, en 2009, il est promu directeur. Interrogé sur ses bons et mauvais souvenirs, Benoît Morin évoque tout de suite ses satisfactions de prof« Réussir à conduire un élève là où il pensait ne jamais arriver, ça fait vraiment chaud au cœur. »Quant aux mauvais, il pense aussitôt à ses enfants dont la vie a été fauchée trop vite par la maladie ou les accidents. « Et puis, il y a l’ambiance de cet établissement qui m’a toujours fait travailler dans la bonne humeur avec une équipe solide. On est passé d’un collège, à la création,il y a vingt-six ans, du lycée général, puis du lycée professionnel. Des nouveautés qui ont conduit à adapter nos locaux avec plus récemment de gros travaux au réfectoire, à l’internat ou dans le bâtiment collège qui, il y a 170 ans, abritait l’école Saint-Joseph de Vendôme. Et, cette année encore, en août, sont prévus de nouveaux travaux avec un chantier d’accessibilité dans la cour. »
Et de saluer l’équipe de direction : Pascale Vilaine, adjointe depuis 2009, Agnès Dall’Orso, coordinatrice des 4e et 3e, Laurence Tapia, coordinatrice des 6e et 5e, Patricia Brodach, responsable de la vie scolaire, Béatrice Amiot, secrétaire, Viviane Lhuillier, comptable.
Un pot qui marquera aussi le départ à la retraite de Brigitte Morin, professeur de SVT depuis trente-huit ans à Saint-Joseph.
A 63 ans, Benoît Morin va enfin pouvoir se donner pleinement à ses passions : lecture, bricolage et… pilotage d’ULM !

 

Texte La Nouvelle République – Édith Van Cutsem PICTOLIEN

L’au revoir du diocèse à Jérôme Brunet

DEPART.BRUNET

Le temps estival qui régnait jeudi après-midi a permis d’organiser dans la cour de la Maison diocésaine de Blois la cérémonie d’au revoir au directeur de l’enseignement catholique Jérôme Brunet : Une circonstance bienvenue car l’accueil en tout autre lieu fermé aurait été rendu problématique par l’affluence.

Chefs d’établissements actifs et retraités, représentants des organisations de parents d’élèves et d’organismes de gestion, prêtres et religieux : la communauté diocésaine était au complet pour saluer un administrateur avisé, qui a su communiquer à tous les acteurs de l’enseignement catholique sa propre énergie. Les intervenants successifs ont salué en lui le « passionné » qui avait placé son travail sous le signe de l’éducation à la relation, mais aussi le chef d’équipe à l’écoute de tous, avide d’échanges au point d’avoir, si l’on en croit la plaque dévoilée à l’issue de la cérémonie, organisé plus de 7.300 réunions au cours des dix années passées à la direction de Loir-et-Cher…
Claude Berruet, secrétaire national adjoint de l’enseignement catholique, est venu saluer en lui son très prochain successeur, et Mgr Batut, évêque, après avoir rendu hommage à son engagement, lui a remis à titre de reconnaissance la médaille diocésaine de saint Louis. Ému par autant de témoignages d’amitié, Jérôme Brunet a remercié à son tour tous ceux qui l’ont accompagné dans sa mission et lui ont permis de la mener à bien. « Je ne suis pas heureux de partir, mais je pars heureux », a-t-il conclu en une jolie formule qui a été chaleureusement saluée par toute l’assistance.

Texte La Nouvelle République

PICTOLIEN

Inondations du collège Notre-Dame de Romorantin : un appel aux dons

image2-1-Notre évêque, Mgr. Batut, nous invite à être solidaires:

Chers amis,

L’école et le collège Notre-Dame de Romorantin ont été durement touchés par la crue de la Sauldre qui a noyé la ville de Romorantin le 2 juin. Le niveau d’eau a atteint 1,20m dans tout le rez-de-chaussée.

La très belle chapelle de style néo-gothique, les jolis jardins qui l’entourent, les salles de classe (dont le laboratoire), la cuisine et le réfectoire, les bureaux administratifs et la salle des professeurs ont été dévastés.

Les soeurs de la Communauté de l’Union-Chrétienne se sont repliées au premier étage, attendant la décrue. L’eau sale maintenant évacuée, les dégats causés par ces inondations sont considérables.

IL EST TEMPS DE SE MOBILISER !

Dieu merci, le réseau d’établissements du diocèse de Blois a été dans l’ensemble préservé, mais il y a urgence à montrer notre solidarité avec ce collège de grande qualité qui a été gravement touché.

Oui, il y a urgence car les élèves doivent pouvoir faire leur rentrée de septembre dans l’établissement. Pour l’heure, ils sont accueillis avec leurs enseignants dans les deux collèges publics de Romorantin.

Les dons collectés seront utiles pour remettre en état les salles et les réseaux, remplacer du mobilier, la chaudière, nettoyer et repeindre … Une immense tâche nous attend.

Les enseignants, les parents d’élèves, les élèves et tous les personnels se joignent à moi pour vous remercier chaleureusement de votre soutien à l’école et au collège Notre-Dame.

Jean-Pierre BATUT

Evêque de Blois

Président de la Fondation Victor Dillard

FAIRE UN DON, C’EST FACILE : 

  • Envoyez un chèque à la Fondation Victor Dillard – 1 rue de Berry – 41000 Blois
  • Faites un don sur le site de la fondation : www.fondation-dillard.org

La fondation est reconnue d’utilité publique : tous les dons bénéficient de déductions fiscales.

L’éducation à la relation, négligée depuis tellement longtemps…

ciric-175968_0_730_246« Cette violence est le fruit de dizaines d’années de négligence de nos relations humaines »

Pour le frère Alain Richard, franciscain, fondateur des Cercles de silence, les causes d’un débordement de violence ne sont pas à chercher uniquement dans la conjoncture actuelle mais aussi dans cette absence de formation et d’éducation, en France, aux relations humaines et à la non-violence. Un article de La Croix du 15 juin 2016

Comment réagissez-vous, en tant que partisan de la non-violence aux débordements de violence qui secouent actuellement le pays ?

Frère Alain Richard : « Je ne suis ni étonné ni surpris. Nous récoltons aujourd’hui les fruits de dizaines et de dizaines d’années de négligence de nos relations humaines. Que ce soit au sein de la société civile comme au sein de l’éducation nationale, et même au sein de l’Église, aucune formation aux relations et à la non-violence n’est prévue dans les différents cursus. On pourra me reprocher de ne pas répondre directement à la question, mais c’est pour moi la principale cause de la violence qui jaillit actuellement dans le pays. Il me semble très grave que notre pays donne accès à une foule de connaissances mais pas à la connaissance du rapport avec les autres. Pourtant, depuis des années, des psychologues, des éducateurs, des penseurs n’ont eu de cesse de demander la création et le développement de structures de formation et d’éducation à la non-violence. Dans des situations de violence, certaines personnes ne peuvent répondre que par la violence, car elles sont enfermées dans des schémas où elle est l’unique issue : c’est une façon, pour elles, d’exprimer ce qui n’a jamais été digéré à l’intérieur d’eux. Elles ne font alors que se détruire, tout en détruisant l’autre : elles entrent en contradiction même avec ce qu’est profondément l’être humain, qui cherche avant tout à se réaliser. Parce que l’idéal de l’être humain n’est pas d’affirmer sa force mais bien d’être humain !

Aujourd’hui, une partie de la population ne réagit pas seulement à la violence par la violence. Elle l’utilise pour exprimer son indignation. Pourquoi ?

F.A.R. : Parce qu’elle ne sait pas réagir autrement  ! Et qu’on ne l’a pas éduquée, y compris au sein du cercle familial, à réagir différemment, à développer ses forces intérieures. Son premier réflexe, dès lors, est une réaction animale, bestiale, associée à la bêtise, si je peux dire. On parle beaucoup d’humanité mais l’humanité, cela se forme, cela s’éduque ! Y compris dans le monde politique. Je suis parfois effaré de voir comment des personnes qui ont des responsabilités agissent avec une telle ignorance, en matière de relations humaines, une ignorance de la manière dont les conflits se créent et s’évitent. Je ne veux pas citer d’exemples parce que cela serait malhonnête de ma part, mais, hélas, de nombreuses personnes en responsabilité agissent d’une manière qui ne peut que provoquer de la violence. Si l’on veut se parler calmement, cela suppose une certaine éducation.

Comment chacun peut-il faire, à son échelle, pour canaliser cette violence afin d’éviter que celle-ci jaillisse sur les autres ?

F.A.R. : Il est très facile de rejoindre l’un des nombreux groupes de formation à la communication verbale non-violente qui existent, pour apprendre à ne pas accroître la violence dans sa famille, dans son lieu de travail, ou dans sa chorale paroissiale par exemple. En 48 heures, on peut déjà connaître les principales bêtises à ne pas faire. C’est un premier pas en sachant qu’il est possible aussi d’envisager de suivre un stage, plus complet, de formation à la non-violence.

Ce qui est essentiel, c’est que chacun entre en contact avec sa propre humanité. Cela sous-entend alors de travailler à son intériorité, c’est-à-dire pour les chrétiens, d’accueillir Dieu en soi, ce qui est un vrai chemin pour ne pas être dominé par la violence bestiale.

Recueilli par Isabelle Demangeat

Frère Alain Richard est auteur de Accueillir Dieu en soi. Chemin de justice et de paix, Ed Salvator, 128 p.,13,50€

PICTOLIEN