Lycée agricole privé et familial de Fougères, Boissay offre un enseignement atypique. Dans un château qui l’est tout autant, mais qui a besoin de travaux.
Depuis 1947, Boissay, à Fougères-sur-Bièvre, a toujours abrité des formations novatrices. Pour les femmes d’agriculteurs tout d’abord, puis en LEAP où l’établissement privé va devenir mixte. Aujourd’hui Boissay est un lycée privé sous contrat atypique qui prépare 115 élèves au brevet et au bac professionnel Sapat, service d’aide à la personne et au territoire. « Nous accueillons des enfants cabossés par la vie, partis pour ne rien avoir, que nous amenons au brevet ou au bac pro avec 100 % de réussite. Le label Boissay est reconnu, nos élèves trouvent ici en milieu rural du travail dans les collectivités ou les Ephad. » Pierre de Bizemont est le président de l’association qui gère Boissay, et qui a pris depuis quelques mois son bâton de pèlerin pour offrir une seconde jeunesse à l’établissement.
L’enseignement pratiqué à Boissay est sur-mesure, en petits groupes. Dans un cadre qui joue beaucoup : 22 hectares de parc, un château du XVe siècle à la fois majestueux et familial, où 38 garçons et filles vivent toute la semaine comme pensionnaires. Mais ce lieu n’est plus adapté à leurs activités : « Il y a des étages puis des niveaux. Incompatibles avec toute notion d’accessibilité. Mais qu’il est important de préserver d’autant plus qu’on est en site classé avec la proximité de Fougères. Notre idée est donc de construire une extension dans les communs, en conservant leurs murs anciens, dans l’esprit du château. » L’internat, la restauration et le CDI seraient ainsi installés dans des locaux compatibles avec ces activités, à l’horizon 2017-2018.
L’importance sociale du lycée qui pratique la mixité sociale au quotidien, la Région l’a bien comprise. Elle s’est engagée à participer au financement de cet ambitieux projet de plusieurs centaines de milliers d’euros. Tout comme la fondation catholique qui en est propriétaire. « Je fais appel au mécénat privé, le trésor public m’a permis de remettre des reçus fiscaux aux particuliers comme aux entreprises. C’est un beau projet qui commence à prendre corps ! », témoigne le président.
Avec quatorze enseignants et autant d’agents, le lycée tourne avec un budget annuel serré de 440.000 €. « Notre objectif est d’accueillir entre 120 et 125 élèves et 40 à 45 internes. Le nouveau bâtiment nous le permettra, tout en conservant la proximité qui fait la force et l’originalité de Boissay. »
Pour toute une semaine les 3 CP sont réunis pour mener un projet tous ensemble aidés par de nombreux parents, enseignantes à la retraite et amis de l’école. A partir du livre « L’horloger du roi », les enfants se font bâtisseurs de la ville de Blois en 1517 ! Mais en amont et pendant les réalisations il faut chercher des documents…
De retour de vacances, les écoliers ont découvert un troupeau d’oies et bien d’autres animaux dans la cour… Une action pédagogique de l’Apel.
Ce jeudi 28 janvier, les terminales de Sainte Marie et quelques professeurs intéressés par le sujet, accueillaient monsieur Patrice Veneault, Chef d’entreprise – dans le cadre d’une conférence sur le monde de l’entreprise.
Dernièrement, l’Apel a organisé une soirée contes pour les plus jeunes de l’école Notre-Dame. Dans la salle associative, une trentaine d’enfants étaient là assis sur des coussins. Nathalie et quelques parents déguisés pour certains sont les animateurs du jour et le jeune auditoire est très coopératif. « L’Histoire de gruffalo » de Julia Donaldson raconte celle d’une souris qui se promène dans la forêt, elle rencontre un renard, une chouette et un serpent qui l’invitent à manger avec l’idée de la dévorer. Elle prétexte l’invitation de Gruffalo (personnage imaginaire) qu’elle décrit avec des détails si effrayants que tous vont déguerpir, elle sortira sans peur et puissante de cette aventure. Le deuxième conte était en lien avec le thème de cette année à l’école, « les aliments et le potager ». Dessiner les animaux de la forêt et la fabrication de mangeoires à oiseaux étaient au centre des activités manuelles.
Vendredi, l’établissement Saint-Joseph accueillait les équipes éducatives de la Comète Vallée du Loir (regroupement des établissements scolaires de l’enseignement catholique). Le père François Cordier, médecin spécialisé en toxicomanie, a donné une conférence « Addictions et saturations sensorielles : quelles relations ? » Il a détaillé les enjeux de l’addiction.« Notre société cherche un produit magique qui supprime nos soucis immédiatement », souligne François Cordier. Des pistes de réflexion ont été données pour aider le jeune public : recréer des rites, stimuler la créativité, gérer la frustration… Des ateliers pratiques ont complété la journée.
Présentée vendredi dernier, au théâtre Monsabré, par Marie-Hélène Weicherding, responsable de l’ISF (Information conseil aux familles) et Philippe Guimard, président de l’Apel 41 (Association des parents d’élèves de l’enseignement libre), l’exposé de la psychologue-pédagogue Brigitte Prot a littéralement passionné son public. Un public composé d’une centaine d’élèves de troisième, venus de Saint-Joseph (Mer), Saint-Vincent-Père Brottier, Notre-Dame des Aydes et Saint-Charles, pour assister à une conférence sur la motivation et l’orientation en classe de troisième. Une nouvelle formule de formation mise en place cette année par l’Apel.