Si les dégâts matériels sont immenses et la désorganisation ultime, l’âme de l’établissement n’a pas été touchée, bien au contraire…
Dans la nuit de mardi à mercredi, l’eau commence à monter inexorablement, alors les sœurs de la communauté ont installé les chaises sur les tables, posé les ordinateurs et les dossiers en hauteur. En vain, malheureusement. De l’eau jusqu’à la taille, elles ont alors continué à monter tout ce qui était important à l’étage. Le serveur, les ordinateurs, les dossiers scolaires et administratifs seront sauvés, quant au mobilier, avec près de 80 cm d’eau au rez-de-chaussée…
La fin de l’année hors les murs
« Notre communauté est reconnaissante des efforts faits par la municipalité, du dispositif qu’elle a mis en place. Son personnel est venu nous voir, nous a aidés, est passé, repassé, continuellement pour s’inquiéter de nos besoins. Il faut saluer le travail incroyable des gendarmes, sécurité civile, protection civile, pompiers, tous nous ont témoigné de leur aide sans faille. Les anciens élèves, les parents et anciens parents d’élèves, les membres de l’Appel sont venus spontanément aider personnel et enseignants. Dans ce désastre, toute cette solidarité et cette bienveillance sont lumineuses », commente sœur Fernandes, directrice de l’établissement.
Les chefs d’établissement des écoles publiques sont aussi « venus nous proposer spontanément d’accueillir les élèves et professeurs dans leurs locaux disponibles », poursuit-elle. D’ailleurs, sœur Fernandes a été dans chacun des établissements : lycée Claude-de-France, collèges Maurice-Genevoix et Léonard-de-Vinci accueillir, accompagnée des chefs d’établissements, chacune des 11 classes de la 6e à la 3e, soit 225 élèves, qui finiront l’année scolaire hors leurs murs de Notre-Dame.
Les trois surveillants ainsi que l’ensemble des enseignants vont donc jusqu’à la fin de l’année scolaire travailler dans le public. « Excepté moi », souligne sœur Fernandes, malicieusement, car de par sa tenue de religieuse, elle ne peut enseigner l’histoire et la géographie par respect pour la neutralité d’un établissement public.
Solidarité inattendue, aussi, « à Léonard-de-Vinci, il leur manquait un professeur de maths, hé bien, c’est le nôtre, Marika, qui va leur donner un coup de main ! », glisse aussi la religieuse.
La traditionnelle kermesse annuelle aura bien lieu le 25 juin mais à Notre-Dame du Mail, à Saint-Joseph. Après le succès de la comédie musicale jouée le 19 mai dernier (NR du 25 mai) par les élèves, une deuxième séance sera prochainement organisée à la Pyramide afin de récolter des fonds pour aider à la remise en état du collège.

Les élèves du collège Saint Vincent-Père Brottier vous invitent pour trois spectacles (mardi 28 Juin à Villexanton Cour de la Mairie – mercredi 29 Juin à Mulsans Place de l’église – jeudi 30 Juin à Blois au Collège St Vincent-Père Brottier (proche piscine Tournesol)).
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La Sauldre est sortie de son lit et la ville de Romorantin a été cruellement touchée, comme chacun a pu le voir dans les médias nationaux.
Jeudi dernier, la classe de seconde générale et technologique du lycée la Providence s’est installée au centre de documentation et d’information (CDI) de l’établissement pour l’enregistrement en direct, sur le site web radio de l’académie Orléans-Tours, d’une émission portant sur le développement durable. Le sujet traité à l’antenne était consacré à l’eau douce et ses enjeux : comment la préserver ? Pour cet entretien radiophonique les lycéens avaient fait appel à deux spécialistes du service assainissement d’Agglopolys afin de développer le thème durant dix minutes avec quatre d’entre eux, sous différents aspects. C’est grâce à Stany Bomet de Canopé, en charge de l’accompagnement au numérique dans les établissements scolaires du département, et à la préparation des élèves par Astrid Chauveau, professeur d’anglais, que cette diffusion a pu se réaliser. Si les échanges ont eu lieu en français, la langue anglaise s’est glissée dans l’enregistrement. « Dans mes cours j’introduis de plus en plus de petites chansons pour faciliter l’implication de mes élèves. Pour la circonstance, ils ont choisi de composer, sur des musiques instrumentales, du rap qui se manie bien en anglais, le tout a été pré-enregistré par sécurité », explique le professeur. Une manière originale de décrire en musique ce que doit être un engagement éco-citoyen et comment chacun doit se comporter !