Rififi et Médiation : deuxième passage dans des écoles du diocèse

La troupe pyrénéenne est revenue à Blois avec sa valise de la médiation. Son spectacle burlesque met en scène trois personnages : Mimi, Fifi et Fafa. Ils s’amusent joyeusement ensemble quand soudain… surgit le conflit imprévu qui s’envenime rapidement. Comment sortir de cette situation désagréable qu’aucun d’eux n’a vraiment voulue ?

Heureusement, Fifi est là avec sa valise « Médiation » : elle coiffe la casquette de médiateur puis sort un à un les « outils » de la valise … et la « magie » de la médiation opère !

Avec leur accord, elle aide Fafa et Mimi à trouver une solution satisfaisante pour chacun.

<p><a href= »http://vimeo.com/105697918″>RIFIFI Médiation La Pro</a> from <a href= »http://vimeo.com/user25782759″>Isabelle Hallais</a> on <a href= »https://vimeo.com »>Vimeo</a&gt;.</p>

Deux ans de formation à la Communication NonViolente

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Formation à la Communication NonViolente

11 juin : Un bilan…des projets…

Mercredi 11 juin a pris fin le parcours de formation proposé par Catherine Schmider (Association pour la Communication NonViolente) en réponse à un appel à projet du ministère de l’Éducation Nationale sur la prévention du harcèlement.70 personnes, de 10 établissements étaient invitées à cette journée qui clôturait cette belle aventure humaine.

J’ai vraiment apprécié l’élan qui a poussé les présents à se rendre en ce lieu décentré et tellement apaisant de la communauté des Béatitudes à Nouan-le-Fuzelier.

Après les ateliers de formation du matin, j’ai mesuré le chemin parcouru collectivement pour déployer un mieux-être à l’école ; les témoignages recueillis me confirment qu’il s’enracine dans l’équilibre personnel de tous les co-éducateurs qui accompagnent les enfants.

Des temps d’échange ont permis de mutualiser les expériences réalisées dans les classes, de faire un bilan de ces deux années. Ce recul donne manifestement envie de poursuivre : un besoin d’échanges, de formation et de soutien s’exprime pour demain.

L’Éducation à la relation encourage cette dynamique et la DDEC cherche à répondre aux différents souhaits formulés. D’ores et déjà, un module de 6 journées de formation à la Communication NonViolente sera proposé à la rentrée, pour des personnes volontaires.

Je crois que l’histoire s’écrit avec chacun de nous, conscients de notre pouvoir pour inventer  un meilleur qui respecte et fait grandir notre humanité.

François Cribier

 

Tous co-éducateurs !

Francois CRIBIER ddec41J’ai beaucoup de plaisir à animer des stages destinés à des personnels de surveillance, de cantine, de soutien aux enseignantes de Maternelle.

J’aime particulièrement percevoir l’amour qu’ils ont de leur métier et de la relation aux enfants. Quand ils partagent leur expérience, je mesure l’impact qu’ils ont sur les jeunes générations, d’un bout de la journée à l’autre : de l’accueil à la cantine, de la cour de récréation à la garderie, leur présence demande écoute et patience, ouverture et fermeté…

Ce sont bien souvent eux qui reçoivent les confidences et les maux de l’âme, qui redisent la loi pour la faire admettre et comprendre.
Leur préoccupation éducative me semble souvent d’autant plus admirable qu’elle n’est pas toujours reconnue comme telle:
– Parce qu’ils interviennent particulièrement lors des temps péri-scolaires de défoulement
– Parce qu’ils n’ont habituellement que peu de temps de concertation avec les enseignants
– Parce qu’ils bénéficient rarement de moments de formation

Et pourtant, la façon dont ils assument leur tâche quotidienne conditionne le déploiement de la confiance en soi des enfants, la qualité de l’écoute qu’ils sauront donner, leur audace pour s’affirmer, leur maîtrise de l’art de traverser les conflits…
Simplement parce que les enfants observent à tout instant comment se comportent les adultes qu’ils côtoient.
De ce fait, tout adulte œuvrant sur un site scolaire, quelle que soit sa fonction, se trouve en position d’éducateur, de co-éducateur.
Je suis heureux que ces personnes prennent plaisir à se rencontrer, à découvrir la simplicité du partage, la confiance faite à l’autre autant qu’à soi-même, la richesse des expériences.
J’apprécie de sentir que chacun, quel que soit son rôle, a conscience d’être au service de l’élévation des enfants confiés à l’établissement.
Je me réjouis de ces moments de qualité et j’aimerais offrir régulièrement aux personnes ayant suivi deux journées de formation, des pauses d’analyse des pratiques, pour répondre au souhait d’une majorité d’entre eux.

François Cribier

EARS : belle affluence à Blois

La rencontre régionale sur l’Education Affective, Relationnelle et Sexuelle (EARS) s’est déroulée à Blois devant 250 personnes le 2 avril 2014.

Point de départ d’une action placée sur le long terme, elle a permis d’éveiller les communautés éducative sur les constats et les enjeux de l’EARS. Se poser les bonnes questions (suis-je à l’aise avec ça?, qu’est ce qui me bloque?, de quoi ai-je besoin?…) permet à chacun de se positionner pour envisager une suite dans les établissements.

Marie-Odile Plançon, du SGEC, et Maëlle Challan-Belval (Comitys) ont tour à tour et de façon très complémentaire et vivante exposé leurs retours d’expérience et leurs méthodes au contact des jeunes. De quoi envisager de nombreuses pistes pour bâtir cette EARS dans nos établissements.

Pour approfondir sur le sujet, rendez-vous sur la bibliographie et les liens sur cette PAGE

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EARS à Blois le 2 avril

Une rencontre régionale sur les questions de l’Education Affective, Relationnelle et Sexuelle aura lieu à Blois le mercredi 2 avril au cinéma Cap Ciné.
visuelEARS2Sont invités tous les membres des communautés éducatives de la région centre. L’occasion de promouvoir une véritable éducation qui réponde aux besoins des jeunes dans nos établissements.

Pour vous inscrire : https://docs.google.com/forms/d/1R4EgS6kMhCetkhIJ3Cf9KfAxvYAfWadJzmgnILB8WDM/viewform

 

Rencontre régionale EARS 2014

BIBLIOGRAPHIE

 

Liens vers le WEB

  • L’éducation affective relationnelle et sexuelle dans les établissements d’enseignement catholique. Doc SGEC , 2010 un lien sur le site de l’enseignement catholique qui rassemble aussi des outils de réflexion et d’action

http://departementeducation.enseignement-catholique.fr/depEduc/spip.php?rubrique4

 

http://www.enseignement-catholique.fr/ec/images/stories/hs/hs_education-affective-relationnelle-et-sexuelle.pdf

  • « Contre l’hypersexualisation, un nouveau combat pour l’égalité » : rapport parlementaire de Mme Chantal Jouanno, 5 mars 2012

http://www.social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_hypersexualisation2012.pdf

 

Livres ou revues

  • Aime et fais ce que tu veux, revue Initiales, 2010
  • Filles et garçons c’est pareil ? revue Initiales septembre 2013
  • La sexualité, les jeunes et leurs parents, Pierre Panel, Desclée de Brower , 2010
  • La vie vivante, contre les nouveaux pudibonds, Jean-Claude Guillebaud, Les Arènes, 2011
  • L’empathie au cœur du jeu social, Serge Tisseron, Albin Michel 2010
  • Pour nos ados soyons adultes, Philippe Jeammet, Odile Jacob 2010

·       Ouvrages de Francine Duquet sexologue québécoise comme « Parlez-leur d’amour et de sexualité »

Rififi et Médiation !

C’est le nom du spectacle théâtral qui va se produire à Salbris et à Blois du 31 mars au 3 avril. Ca concerne 6 écoles déjà impliquées dans le projet d’éducation à la relation et la lutte contre le harcèlement par la communication non violente. Ou comment régler sans violence nos conflits quotidien…

Imagerififi et médiation, ecole blois,communication non violente,cnv

Lutte contre la violence scolaire (annulée)

 

debarb

A mi-parcours de l’expérimentation « Développer le bien-vivre ensemble, avec la Communication Non Violente », pour prévenir le harcèlement » lancée dans le diocèse de Loir-et-Cher, Eric Debarbieux viendra faire le point à Blois le 20 janvier dans le cadre d’une conférence.
Il sera question également de  la restitution des résultats (globaux) des différentes évaluations qui ont eu lieu dans les établissements participant à cette démarche dans le diocèse.
Eric Debarbieux est délégué ministériel chargé de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire.
La délégation présidée par Eric Debarbieux s’est fixée quatre priorités :
  • Le bien-être des personnes et un meilleur suivi des victimes
  • L’amélioration du climat scolaire
  • La formation à la gestion de crise pour les personnels
  • La relance de long terme de la campagne « Agir contre le harcèlement »

La conférence est annulée

Un « candide » aux ateliers

Christophe Epaud aux JER 2013Christophe Epaud est psychopraticien relationnel à Orléans. Il intervient aussi en milieu scolaire. Nous lui avons demandé de jouer le rôle de « candide » tout au long de la journée des ateliers du vendredi. Il est donc passé d’atelier en atelier, observant les attitudes, écoutant les paroles ou devinant les attentes… Il nous livre ses réflexions.

« Dans la douzaine d’ateliers où j’ai pu circuler, il s’est passé beaucoup de choses :

  • on s’assoie, on se lève,
  • on écoute, on parle,
  • on rencontre, on échange,
  • on anime une marionnette,
  • on goûte à la coopération,
  • on joue, on rigole, on se détend,
  • on parle de la compétition dans ce qu’elle favorise et ce qu’elle empêche,
  • on écoute son corps et ses perceptions,
  • on écoute ses émotions,
  • on donne de la place au plaisir,
  • on se demande comment trouver et considérer le besoin réel de l’enfant,
  • on se pose et on descend en soi, à l’écoute et au rythme de son intériorité,
  • on expose ses interrogations face aux élèves perturbateurs, face aux enfants renfermés, face à la fougue débordante de certains,
  • on mesure l’impact des mots, de l’attitude, des postures, d’un questionnement trop direct, d’une écoute active qui respecte et accueille,
  • on dessine, on peint,
  • on met des mots sur ses difficultés, ses blocages, ses appréhensions,
  • on cherche comment poser des choix, sortir des « il faut » qui pèsent sur soi,
  • on tape des pieds, on se frotte les mains, on ferme les yeux,
  • on respire, on souffle,
  • on anime un cercle restauratif,
  • on s’enthousiasme,
  • on s’expose, on vit l’accueil et l’écoute,
  • on découvre des outils,
  • on se confronte à son potentiel créatif,
  • on explore son intériorité,
  • on se branche sur soi,
  • on tâtonne, on lève des verrous,
  • on libère son corps,
  • on prend de l’espace,
  • on pense à sa classe, à ses élèves,
  • on lâche prise,
  • on s’ancre…

Je vous ai vu, successivement :

  • ouverts,
  • attentifs,
  • curieux,
  • appliqués,
  • joueurs,
  • de moins en moins tendus,
  • de plus en plus en confiance,
  • impliqués,
  • soucieux de bien faire,
  • concentrés,
  • disciplinés,
  • rieurs,
  • perdus,
  • préoccupés,
  • bousculés,
  • émus,
  • surpris,
  • apaisés,
  • souriants…

Globalement, je suis sensible à votre forte, réelle et sincère implication tout au long de cette journée. J’y vois une grande conscience professionnelle, pour laquelle j’ai envie de vous remercier, en tant que parent. Il me semble que ce qui vous a nourri ici, aujourd’hui, c’est trois choses principales :

  • découvrir / apprendre des outils, des méthodes, des concepts,
  • mettre des mots sur votre vécu professionnel, en relation avec d’autres,
  • vous donner le temps de vous recentrer.

Cela dit clairement quelques choses de vos besoins ! L’ambiance globale m’a paru aller peu à peu, au cours de la journée, vers plus d’apaisement, plus de confiance favorisant une réassurance. Vous me semblez plus vivants que ce matin !

Cette journée soulève aussi la question de votre hygiène en tant « qu’être professionnel », dans ses dimensions individuelle et collective. Comment je prends soin de moi ? Comment je nourris ma pratique ? Comment nous restons attentifs à notre « travailler ensemble » ? Je m’attendais à entendre parler de la question de l’autorité. Cela n’a visiblement pas été le cas. Je vous partage mon interrogation sur ce que cela peut indiquer.

Pour finir, j’ai le sentiment que dans l’ensemble, vous repartez satisfaits, revigorés, mais également frustrés. En effet, la journée passe vite. Je me demande comment vous allez intégrer, vous approprier ce que vous avez vécu et appris aujourd’hui. Comment articuler tout cela ? Car malgré l’enthousiasme de cette journée, la réalité est souvent exigeante, parfois éprouvante. J’entends qu’il est difficile de dégager, de prendre du temps dans un quotidien où vous êtes parfois très sollicités. Au-delà de l’acquisition de nouveaux outils, l’un de vos besoins prédominants est de pouvoir parler de votre travail entre vous, dans un cadre professionnel. Je vous souhaite de pouvoir satisfaire ce besoin, et tous les autres, et d’être longtemps animés par la richesse de cette journée. »

Les JER se terminent avec les ateliers du vendredi

Le lycée La Providence de Blois a vu arriver, comme l’année dernière (mais sans la neige), 152 participant(e)s venus de la région et plus spécialement du département. 16 ateliers étaient proposés (retrouvez le programme des 16 ateliers en cliquant ICI) et chacun avait la possibilité d’en suivre deux dans la journée. Une belle effervescence qui s’est ressentie en fin de journée pour la clôture autour des intervenants. Nous reviendrons sur cette journée avec le texte que Christophe Epaud a partagé en fin de journée.

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Brigitte Prot en conférence à Blois

Brigitte Prot à BloisLe thème de la conférence des Journées de l’éducation à la relation avait de quoi amener du monde et ça a marché ! Plus de 200 personnes motivées ont écouté Brigitte Prot parler de son thème de prédilection : la motivation. En situant l’environnement dans lequel nous évoluons (les médias, la crise, le pessimisme ambiant…) et en pointant du doigt nos attitudes souvent ambigües  vis à vis des autres, Brigitte Prot nous invite à laisser de la place à l’autre (« toute sa place ») pour entrer dans une relation équitable. Car la motivation se nourrit du regard des autres. Elle ne peut s’épanouir dans la peur, le sentiment d’échec ou le manque de confiance. Il faut solliciter d’autres ressorts pour passer en « mode enthousiasme » : construire sur l’existant (un « 5 sur 20 », c’est d’abord 5 points de réussite et une marge de progrès), bâtir des projets à sa mesure, avoir de la place pour s’exprimer et dire ce qui nous empêche d’avancer. Chacun doit occuper 50% de la relation à deux…

C’était une intervention dense et rythmée, ponctuée de récits d’expériences vécues de praticienne, qui a suscité des questions dans le public et auxquelles Brigitte Prot a répondu avec enthousiasme !

Vous pourrez écouter l’intégralité de la conférence sur RCF Blois le vendredi 6 décembre à 21h30.