Les psy de l’EC41 accompagnent

Capture d’écran 2020-04-17 à 12.31.42Les psychologues de l’Enseignement catholique de Loir et Cher ont travaillé sur un outil d’accompagnement et de ressources pour affronter cette période de confinement et la période qui va suivre.

Cela prend la forme d’un Padlet, un mur où s’affichent beaucoup d’aticles, d’outils et de conseils pour les enfants, les parents et tous les adultes qui gravitent autour d’un établissement scolaire. Ce Padlet est évolutif, il est enrichi en permanence.

Pour accéder à cet outil indispensable : https://padlet.com/psychologuesec41/antpb8il8ha8

Beauce la Romaine : l’école du Sacré Cœur fête Pâques et pense aux autres ! 

M Bellanger remets des boites de chocolats

M Bellanger, trésorier de l’OGEC du Sacré Cœur remets des boites de chocolats à la maison des Epis d’Or d’Ouzouer le Marché

Chaque année, les familles de l’école du Sacré Cœur de Beauce la Romaine achètent des chocolats dans le cadre des fêtes de Pâques. Cette année, les familles n’ont pas pu acheter ces chocolats compte tenu du confinement. La directrice, Madame Lallemand et les membres de l’OGEC du Sacré Cœur ont donc décidé de faire un très beau geste et de donner ces chocolats de Pâques aux personnes logeant dans différents EHPAD et à leurs personnels. Les cloches sont donc passées et ont apporté en fin de  semaine dernière des chocolats pour l’ensemble des résidents et des personnels de la maison de retraite des Epis d’Or à Ouzouer la Marché, mais aussi au Bon Secours à Vendôme ainsi qu’à la maison St François et Charles de Blois à Blois. Une initiative qui permet de continuer à faire vivre le projet éducatif de l’école autour de la fraternité, du don et de l’amour de son prochain mais aussi d’une école rayonnante sur le territoire et où chacun prend ses responsabilités ! Même si le confinement ne permet pas de se retrouver entre nous, ce geste a permis de dire combien nous sommes proches de nos aînés et de remercier les personnels de ces établissements de prendre soin d’eux ! Une école qui a un cœur gros comme un Je t’aime ! 

Les établissements scolaires de Loir-et-Cher

Les établissements scolaires privés du Loir-et-Cher forment un réseau qui accueille près de 8000 élèves. Il y en a un près de chez vous ! Cliquez sur leur emplacement pour obtenir leurs coordonnées et contacter leur secrétariat. Vous y serez les bienvenus.

Zoomer sur la région qui vous intéresse pour trouver votre école.

Même pendant le confinement, le Sacré-Cœur bat encore très fort

Capture d’écran 2020-04-15 à 18.00.19A l’image de tous les établissements scolaires du pays, l’école privée du Sacré-Cœur de Ménars vit au ralenti depuis plusieurs semaines en attendant une hypothétique réouverture annoncée par Emmanuel Macron pour le 11 mai. En attendant, Marie-Pierre Dubreuil, la directrice, a tenu à garder le contact avec les familles des 73 enfants scolarisés dans son école. « Le confinement ne veut pas dire fermeture de l’école. En premier lieu, nous accueillons chaque jour, à tour de rôle, quatre enfants qui prennent plutôt les choses du bon côté. Pour une fois qu’elles ont quasiment une maîtresse pour elles toutes seules. En second lieu, nous devons assurer la continuité pédagogique auprès des élèves qui restent chez eux, soit par l’envoi de travaux par mail ou, pour ceux qui ont un accès réduit à Internet, la fourniture de photocopies de travaux que les familles nous ramènent régulièrement. » En attendant de revoir l’ensemble des élèves, Mme Dubreuil se réjouit de n’avoir aucun élève perdu dans la nature.

Texte et photo La NR

Le message de Pâques des éducateurs de Pontlevoy

En-relation en confinement #30/1

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Le pape François s’adresse aux jeunes

cq5dam.thumbnail.cropped.750.422.jpegLe Pape François a célébré ce dimanche la messe du dimanche des Rameaux à huis clos dans la basilique Saint-Pierre, ouvrant une Semaine Sainte très particulière cette année, en raison de la pandémie. Dans son homélie, il est revenu sur les épreuves de la trahison et de l’abandon vécues par Jésus, qui doivent nous inspirer pour faire face aux difficultés que traversent le monde aujourd’hui et s’est adressé aux jeunes, en cette journée mondiale de la jeunesse.

L’épreuve que le monde est en train de traverser «nous pousse à prendre au sérieux ce qui est sérieux, et à ne pas nous perdre dans des choses de peu de valeur ; à redécouvrir que la vie ne sert à rien si on ne sert pas. Parce que la vie se mesure sur l’amour».

«Chers amis, regardez les vrais héros, qui apparaissent ces jours-ci : ce ne sont pas ceux qui ont renommée, argent et succès, mais ceux qui se donnent eux-mêmes pour servir les autres. Sentez-vous appelés à mettre en jeu votre vie. N’ayez pas peur de la dépenser pour Dieu et pour les autres, vous y gagnerez ! Parce que la vie est un don qui se reçoit en se donnant. Et parce que la joie la plus grande est de dire oui à l’amour, sans si et sans mais. Comme Jésus pour nous».

D’après Vatican News

L’Enseignement catholique se mobilise pour accompagner chacun

Depuis la fermeture des établissements scolaires ordonnée par le gouvernement il y a maintenant trois semaines, et passé le temps des interrogations, l’ensemble des communautés éducatives du diocèse de Blois s’est mis en route pour faire l’école … autrement.

En réalité, les écoles n’ont pas fermé : elles s’organisent différemment de façon à assurer une continuité pédagogique pour les élèves confinés. Il faut dire que cette pandémie a pris tout le monde de court et que peu d’organisations étaient prêtes à travailler en confinement. Les réunions de crise se sont multipliées lors des premiers jours dans les établissements et à la Direction diocésaine. Chacun a dû adopter des outils rapidement pour communiquer le plus efficacement possible ! Les élèves et les enseignants se sont éloignés des salles de classe, ils sont dispersés comme des points qui clignotent sur une carte. Comment relier tous ces points, comment tirer des fils entre chacun, des fils qui ne cassent pas ? Comme l’écrit Pierre d’Huy dans Marianne : « comment bien s’éloigner de ses proches ?« . En effet, la question qui est posée est celle d’une relation toujours vivante entre toutes ces composantes de notre communauté scolaire. Pour assurer la fameuse « continuité pédagogique » bien sûr, mais aussi pour vivre le projet diocésain d’une « éducation à la relation » sans laquelle aucune fraternité n’est possible.

Les écoles n’ont pas fermé, elles déploient toute leur énergie à fertiliser ce lien indispensable. Les visio-conférences se succèdent, avec des Chefs d’établissements chez eux ou dans leur bureau, qui coordonnent leurs équipes, recensent des plus éloignés, trouvent des solutions pour ceux qui ne peuvent travailler, prêtent des ordinateurs, envoient les cours par la poste, appelant les parents … ou accueillent des enfants de personnels soignants …

Les écoles n’ont pas fermé et les enseignants sont sur la brèche : ils n’ont jamais fait de telles journées ! Ils les voient, ces points qui clignotent sur la carte et ces élèves dispersés qu’il s’agit de rassembler pour consolider les apprentissages, pour réanimer un groupe-classe éclaté. À chacun ses outils. On aime à imaginer l’enseignant qui écoute un élève lire un texte au téléphone, un autre en tête à tête sur Whatsapp pour un résoudre une équation ou un troisième devant toute sa classe recomposée en mosaïque sur un écran …

L’Enseignement catholique de Blois lançait il y a deux ans sont projet éducatif qui s’engageait sur 7 axes. Nous sommes heureux d’avoir pu explorer ceux-ci : « une école qui relève les défis de l’avenir » (de quoi demain sera fait ?), « une école où chacun apprend » (les adultes aussi), « une école qui rayonne sur son territoire » (les petits points qui clignotent), « une école où chacun est responsable » (de la santé des autres) et « une école faite de relations et de fraternité » (et n’oublier personne).

En ces temps difficiles arrive la semaine de Pâques : restons donc en relation dans l’espérance d’une nouvelle fraternité.

 

Enseignante et infirmière !

Florence Chapuis, prof au collège Notre-Dame à Romorantin, est redevenue infirmière volontaire à l’Ehpad de Salbris. Face au Covid-19.

Elle était il y a encore quelques jours professeur de français au collège Notre-Dame à Romorantin. Depuis le 28 mars, Florence Chapuis est infirmière. Volontaire pour monter au front contre le Covid-19. Elle fait partie des renforts envoyés à l’Ehpad des Coinces à Salbris, particulièrement touché par le virus (lire NR des 28 et 29 mars et 1er avril).
« Je ne pouvais pas rester sans rien faire et laisser mes collègues dans la galère » Elle n’a pas hésité un instant. « Je suis comme ça, c’est dans ma nature. Je ne pouvais pas, avec mes compétences, rester sans rien faire, laisser mes collègues dans la galère. Je me suis portée naturellement volontaire ».5e8688f65ba972fc308b45ea
Si cette mère de famille a débuté sa carrière comme professeur de français, elle avait finalement, pour trouver plus facilement un emploi au gré des mutations de son mari militaire, embrassé une carrière d’infirmière. Pour se mettre au service des personnes âgées. Déjà. Mais major de promotion, elle avait été aiguillée vers la spécialité cardiologie et soins intensifs.
Depuis douze ans, elle est revenue au professorat. Mais les gestes d’infirmière n’ont jamais disparu. « Ma mission est d’encadrer les soins de nursing des résidents, ces gestes du rôle propre d’infirmier, de rassurer les résidents, sachant qu’il peut être angoissant et incompréhensible de ne plus voir sa famille pour des seniors. Le personnel sur place est compétent et fait un travail formidable, nous sommes bien équipés… »
Les risques ? Elle en a pleinement conscience. Quand elle rentre chez elle le soir à Romorantin, elle entre par le sous-sol de sa maison et met directement à laver ses vêtements. « J’ai la chance d’être seule à la maison, mon mari est confiné à Bordeaux et mes deux enfants sont dans leur appartement d’étudiant. Beaucoup de soignants ont peur d’apporter le virus chez eux. Je n’ai pas ce poids psychologique à gérer, c’est plus facile pour moi. »
La volontaire est tout de même un peu amère. En colère même contre les politiques qui ont abandonné la santé pendant de nombreuses années. « Dans les maisons de retraite, les petites mains font face : agents de service hospitalier, aides-soignants, infirmières Ce sont les personnes qui sont sur le terrain qui prennent des risques, ils subissent de plein fouet des choix qui ne sont pas les leurs. »
Dans ce contexte, elle a la mauvaise surprise de voir des coureurs à pied sortir, mais aussi des clients de supermarché masques FFP2 sur le nez, alors qu’ils font cruellement défaut dans de nombreux endroits…
Pendant cette mission, dont elle ignore encore la durée, la continuité pédagogique est assurée par la directrice du collège Notre-Dame. Mais la professeur de français garde un œil sur ses élèves. « Ils ont intérêt à être prêts, il y a le brevet à la fin de l’année », sourit-elle au téléphone. Car, oui, après cette crise, la vie reprendra son cours. Alors, Florence pourra ranger sa blouse blanche et retrouver le chemin de sa classe. Pour une autre mission ô combien précieuse…

Texte et photo La NR

Des dessins pour les personnes âgées

Belle initiative en Sologne. L’école Saint-Jean-Bosco de Lamotte-Beuvron se mobilise en ce temps de confinement pour rompre la solitude des personnes âgées
D’après l’idée de la directrice d’établissement, les élèves (une soixantaine, de la maternelle au CM2) avec le soutien de leurs parents ont décidé de prendre leurs crayons et adresser un dessin aux résidents d’une quinzaine d’Ehpad, du département, mais aussi de la France entière. « Les élèves ont conscience qu’ils ne rencontreront peut-être jamais physiquement toutes les personnes concernées : il s’agit d’un geste d’amour gratuit qui leur permet de découvrir qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir », explique dans un mail Marie Madec, la directrice. « Un moyen concret pour les élèves et les enseignantes d’être solidaires au sein de cette crise avec les soignants et de les soutenir comme nous le pouvons. Un moyen de développer la conscience humaine et citoyenne de nos élèves ».
Les 36 élèves ont déjà adressé 750 dessins aux personnes âgées. Pour le prochain envoi, les écoliers planchent sur des poèmes inspirés du texte de Paul Eluard « Des mots qui font vivre ».
Une initiative qui ne laisse pas insensibles les résidents et personnel des Ehpad destinataires des dessins des enfants. Marie Madec livre quelques témoignages reçus en retour : « Je vous remercie pour les dessins d’enfants, votre initiative est très appréciée au sein de la maison de retraite. Merci les enfants, il y a même des résidents qui se demandent comment vous remercier tellement ils sont contents, peut-être pourront envisager une correspondance », explique-t-on du côté de l’Ehpad Saint-François de Blois. À l’Ehpad de Neuville, on dit : « Nous sommes très sensibles à vos encouragements et nous vous remercions. Sachez que les dessins sont régulièrement affichés dans nos unités et sont très appréciés par nos résidents ».
Contact : ecolestjeanbosco41@gmail.com

Texte et photo La NR