L’enseignement catholique veut inscrire davantage dans le quotidien de ses établissements cette notion formulée il y a cinquante ans par l’Association de parents d’élèves de l’enseignement libre (Apel), et reprise depuis par l’école publique.
Cette notion fait aujourd’hui partie du paysage. Et pourtant, lorsqu’elle a été formalisée, en 1967, elle a ouvert de nouvelles perspectives dans les relations entre acteurs de l’école (personnels enseignants et non enseignants, direction, enfants, parents, bénévoles, etc.). La « communauté éducative » a pris son essor en 1967 lors d’un congrès de l’Apel, dans le sillage de « cercles de familles » développés à l’initiative de cette même fédération des parents d’élèves de l’enseignement catholique, pour permettre aux parents et aux maîtres d’échanger sur les questions éducatives et pédagogiques.
Depuis Vatican II soufflait alors un vent de nouveauté. Et le concept de communauté éducative se nourrissait aussi des travaux du pédagogue Antoine de la Garanderie (1), à l’époque délégué général de l’Apel. « Une communauté digne de ce nom se compose de personnes décidées non pas à établir une force de pression, mais à pratiquer un style de vie et un mode d’échange qui leur permette de s’exprimer avec vérité, d’aider chacun à être davantage lui-même, de prendre conscience de la valeur du groupe qu’elles forment », écrivait-il. Tout en étant « l’objet » de l’acte éducatif, l’élève lui-même fait partie intégrante de cette communauté.
Pour ce 50e anniversaire, l’enseignement catholique veut relancer la communauté éducative. « C’est un état d’esprit, une volonté de faire les choses ensemble, de s’éclairer mutuellement », Lire la suite →