L’accueil des jeunes en situation de handicap dans nos écoles et notre société.

A l’initiative de la PPH (Pastorale de la personne handicapée) de notre diocèse, une trentaine de personnes se sont retrouvées ce samedi matin 6 avril pour un temps d’échanges et de témoignages. De jeunes adultes en situation de handicap et plusieurs parents ont pu évoquer leur parcours. Lors de l’annonce du handicap, la première intégration qui doit se faire est celle des parents et plus largement de la famille.

La principale difficulté est la dépendance continuelle et les difficultés d’être « comme tout le monde » que cela entraîne. « Pourquoi le monde s’attaque aux plus faibles ? » est le cri entendu de la part de plusieurs participants. On ne peut pas nier le réel parcours du combattant des familles dans le monde scolaire et la société en général. J’ai une pensée particulière pour ces millions d’aidants aujourd’hui en France dont le statut n’est pas reconnu.

Et le rôle de l’école dans tout cela ?

Même si beaucoup de choses ont évolué dans l’institution scolaire depuis la promulgation de la loi de 2005, force est de constater qu’il reste du chemin à parcourir pour que notre société, et en miroir, son école, comprenne la richesse de la différence et sache la vivre au quotidien.

La formation des enseignants n’a pas été au niveau des ambitions de cette loi et beaucoup d’entre eux sont en réelle souffrance dans une école qui se doit d’accueillir tous les élèves dans des conditions souvent très complexes. Aujourd’hui, des enfants avec des handicaps sont présents dans toutes les écoles et à tous les niveaux de la scolarité : cela bouscule beaucoup les enseignants qui n’ont pas du tout connu cela lors de leur formation et leurs débuts.

Devant certaines situations où l’école se doit d’apporter aux familles la solution que, ni les services sociaux ni les autres structures d’accueil ne sont en mesure d’apporter , on peut parler d’une certaine maltraitance institutionnelle. Si les enseignants qui choisissent de mener leur carrière avec les enfants différents ne sont pas assez nombreux , il faut néanmoins leur rendre hommage car le parcours de formation qui les attend est long , décapant et exige un énorme investissement.

Il est important de rendre grâce pour tous ces enfants scolarisés dans des dispositifs particuliers (des ULIS par exemple) où ils progressent à leur rythme en apportant leur générosité et leur joie de vivre aux autres !

Alors relevons ce défi et poursuivons ce chemin de l’ouverture à chacun en gardant au cœur les mots de Jésus Christ « c’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples »Jean XIII ,34-35

Même si on ne peut pas nier les difficultés , il me semble important de conclure par la puissance d’amour de tous ces parents en répétant les mots de Delphine, adulte trisomique, entendus ce samedi matin « merci à ma maman puissance 21 » !

Martine Dupé, enseignante spécialisée dans l’enseignement catholique

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