Lycée saint-Joseph de Vendôme et théâtre de marionnettes

Atelier Marionnette St Jospeh (5)Alors que commence ce jeudi le festival de la marionnette, les lycéens de Saint-Jo sont invités depuis quatre ans à créer autour de cette technique.

Il est 17 h 30 passés ce jeudi-là, la dizaine d’élèves étend du papier journal sur les tables et sort le matériel : colle, bandelettes de papier et tête plus ou moins modelée. « Qui a son storyboard ? Qui veut travailler sur «  Les Dents de la mer ?  » » Ambiance active, encadrée par Franck Chopard, enseignant de l’option art du son théâtre, et Florence Garcia, de la compagnie La Gargouille.

Ce soir-là au programme, la construction des personnages qui interpréteront des scènes, écrites et interprétées par les élèves, de la pièce « Vos pires cauchemars ». « L’idée est venue à Franck Chopard et Yves Minois de monter un atelier théâtre, on a proposé un travail sur la marionnette, c’était il y a quatre ans », résume Thomas Fox, attaché au service des publics de la scène l’Hectare. Depuis, une dizaine de volontaires participent à l’atelier qui a lieu une fois par semaine, pendant deux heures. « Je suis venu pour faire du théâtre et, comme en plus, le jeudi c’est le jour des devoirs sur table, là c’est le moment de détente », commente Paul, appliqué à terminer une face d’ange tandis que Zoé et Margaux terminent le démon qui sera avec l’ange et la tête d’une marionnette à taille humaine. Florence Garcia va de l’un à l’autre, conseille de prendre exemple sur des vidéos pour un « théâtre nourriture » créé à partir de légumes. La phrase : « Tu sais ce que tu as «  papiété  » ? » ne fait pas tiquer, il s’agit de couches successives pour les figurines.
Au fil des ans, les marionnettes ont intégré le lycée, celles nées la première année ont même fait l’objet d’une exposition la première année, après avoir été mises en scène dans tout l’établissement. « On a fait une pièce en théâtre classique la première année, puis, dès la deuxième année, en intégrant de la vidéo avec des extraits joués et filmés en direct sur scène. Cela permet d’attirer les jeunes par deux biais, le théâtre et la vidéo », ajoute Franck Chopard. L’an dernier, la totalité des élèves de l’option art du son ont ainsi rejoint l’atelier théâtre.
« Avant l’atelier, je ne connaissais que les marionnettes pour enfants », commente Marie-Amélie qui ajuste son personnage sur tige. Les élèves vont également voir des spectacles dans le cadre de l’atelier. « Sinon, ils ne peuvent pas se rendre compte de ce que c’est. »
Les élèves qui ont réalisé les marionnettes accueilleront dans quelques semaines Angèle Gilliard, metteur en scène avec qui ils travailleront la pièce. Une totalité de 40 heures, financées par l’action régionale Aux arts lycéens, le lycée et l’Hectare, en appui logistique et technique.

Texte et photo Aziliz Le Berre La Nouvelle République
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