Un nouveau Chef d’établissement au Campus La Providence de Blois

Le lycée La Providence aborde la rentrée sous le signe du renouveau. À sa tête, Stéphane Rabillard prend ses fonctions de proviseur, fort d’un parcours déjà riche dans l’Éducation nationale. « J’ai enseigné plusieurs années dans le Tarn-et-Garonne dans différents lycées. Ces expériences m’ont appris à connaître aussi bien la réalité de la salle de classe que les enjeux de la direction », explique-t-il. Séduit par l’identité de l’établissement, il confie avoir choisi La Providence « pour sa taille humaine et son exigence bienveillante ».

« Que chacun se sente accompagné et soutenu dans son parcours »

Situé au centre de Blois, le lycée se distingue par son architecture élégante, sa chapelle qui rappelle son histoire, ainsi que par son vaste jardin arboré, véritable havre de paix pour les élèves. Il accueille des jeunes de la classe de quatrième jusqu’aux sections de BTS, offrant un parcours complet et diversifié. « Mon rôle, c’est de fédérer les enseignants, les familles, mais surtout les élèves. Je veux que chacun se sente accompagné et soutenu dans son parcours. » Son credo est clair : travail, respect, dynamisme. Le nouveau proviseur insiste également sur l’importance d’impliquer les élèves : « Je tiens à ce qu’ils deviennent acteurs de leur propre formation. C’est en les responsabilisant qu’on les prépare le mieux à leur avenir. »

Ses priorités affichées pour les prochaines années sont précises : renforcer l’ouverture culturelle et internationale et développer de nouveaux partenariats locaux. « Je crois beaucoup à l’importance des échanges linguistiques, mais aussi à la richesse de notre tissu associatif blésois. » Attaché à l’ancrage local, Stéphane souhaite également rapprocher les élèves de leur environnement culturel et patrimonial :« J’aimerais leur faire découvrir Chambord, Blois et sa faune, afin de mieux comprendre leur histoire, leur cadre de vie et de créer du lien. » Aux élèves et à leurs familles, il adresse enfin un message rassurant : « Le lycée Providence est un lieu d’apprentissage, mais aussi d’épanouissement personnel. Je suis heureux de partager cette aventure avec eux et d’écrire ensemble une nouvelle page. »

Texte et photo La Nouvelle République

Fidèle à son leitmotiv « Aller toujours de l’avant », l’établissement scolaire Saint-Joseph dévoile ses nouveautés pour cette année scolaire. Entretien avec son directeur, Charles-Edouard Guilbert-Roed.

  Charles-Edouard Guilbert-Roed, à la tête de l’ensemble Saint-Joseph, est satisfait de cette rentrée : « Saint-Jo, comme on dit à Vendôme, est un établissement apprécié et demandé. Les effectifs sont stables volontairement, car nous voulons rester à taille humaine pour assurer un bon accompagnement des élèves. L’équipe enseignante également. Nous n’avons pas de difficultés à recruter, c’est le projet de l’établissement qui attire les nouveaux. »

Le projet 2025-26 contient quelques nouveautés qui illustrent bien le désir de s’adapter à la demande des jeunes, des parents ou des partenaires réguliers de l’établissement. C’est le cas de l’ouverture de la nouvelle filière « Prospection clientèle et valorisation de l’offre commerciale ». Il ne s’agit plus de l’accueil, formation qui existait déjà localement, mais cette fois d’aller vers le client. « Les jeunes sont attirés vers ces métiers, précise-t-il, VRP, prospect, vendeur en auto, immobilier, assurances… et ce bac pro n’existait pas encore sur Vendôme. »

Création d’un nouveau chœur vendômois

Autre point fort très apprécié du collège, les classes à dominante sportive. Elles permettent aux jeunes, grâce aux partenariats avec les sections natation, tennis et handball de l’USV ainsi qu’aux horaires aménagés, de sortir à 15 h pour bénéficier d’une pratique sportive. « Par l’enseignement et les apprentissages, nous aimons élever le corps, l’esprit et la culture. Cette année, en complément, nous désirions également développer l’approche de la musique, ayant de nombreux élèves inscrits à l’école de musique. Nous avons retenu le chant choral et l’idée de créer un nouveau chœur local. Ainsi viennent de naître les Petits Chanteurs du Carillon de Vendôme qui seront placés sous la direction de Georges Abdallah, chef de chœur professionnelIl poursuit actuellement les auditions en vue de la formation du groupe et démarre les répétitions des premiers titres du répertoire. » Il est d’ores et déjà prévu que ce chœur se produise chaque trimestre et fasse sa première apparition en ouverture du concert des Petits Chanteurs de France, organisé par l’établissement, fin septembre à Vendôme.

Texte et photo La Nouvelle République

Loir-et-Cher : l’enseignement privé veut rappeler ses valeurs et transmettre ses savoirs

Plus de 7.200 élèves étaient attendus, lundi 1er septembre 2025, dans les quarante établissements privés loir-et-chériens sous contrat. L’occasion pour Bruno Chauvineau, directeur diocésain, de rappeler le projet éducatif de l’enseignement catholique.

Public comme privé, même jour, même heure, mêmes pommes (ou presque). Ce lundi 1er septembre 2025, l’heure de la rentrée a sonné pour les 50.637 élèves du Loir-et-Cher. Environ 7.200 d’entre eux ont fait leur retour ou leur début dans les quarante établissements privés sous contrat que compte le département. Une légère diminution par rapport à 2024 (7.342) qui peut s’expliquer par la fermeture de l’école Sainte-Marie-Madeleine aux Montils mais aussi peut-être par les récentes affaires nationales qui ont quelque peu terni l’image de l’Église.

Ces derniers mois, le diocèse loir-et-chérien s’est donc appliqué à rassurer les familles. « Nous continuons à former les responsables des internats et des établissements. Nous avons redoublé de vigilance pour qu’il n’y ait plus jamais d’affaire Bétharram, rassure Bruno Chauvineau, le directeur diocésain de l’enseignement catholique du département. Nous avons comme obligation que les jeunes qui nous sont confiés par leurs parents puissent être respectés dans leur intégrité. » Une amélioration plus qu’une révolution pour le Loir-et-Cher qui forme les professionnels sur les questions de protection des publics fragiles depuis plus de trois ans. « Il est important de toujours croire la parole des adultes comme des enfants », prévient celui qui ne s’occupe pas des établissements hors contrat tels que l’école de l’Enfant Jésus et le domaine de Chalès.

Peu de manques, des enseignants presque au complet

En parallèle de cet enjeu « sécurité », Bruno Chauvineau s’est fixé trois autres objectifs majeurs pour cette nouvelle rentrée scolaire. Tout d’abord, la mise en place de différents temps de formation pour que les enseignants puissent mettre en place des réflexions autour de l’IA (intelligence artificielle) et de l’EARS (éducation affective relationnelle et sexuelle). « Un programme qui prend en compte le jeune dans son intégralité : cœur, corps et esprit. »

Le second concerne la laïcité tandis que le dernier vise à répondre à leur propre projet éducatif. « Nous souhaitons rappeler nos valeurs et surtout permettre aux enseignants et aux chefs d’établissement de pouvoir réfléchir sur les savoirs à transmettre à nos élèves : savoir-faire et savoir-être, détaille celui qui promeut une relecture des orientations diocésaines de l’enseignement catholique promulguées en 2018. Les jeunes qui étudient dans nos établissements doivent accaparer les compétences pour réussir leur vie. »

Pendant que de nombreuses classes de l’Hexagone se retrouvent sans enseignant – 2.500 selon la ministre de l’Éducation Élisabeth Borne – les établissements privés loir-et-chériens, qui comptent quatre nouveaux chefs d’établissement (Sainte-Marie et le lycée de la Providence à Blois, le Sacré-Cœur à Beauce-la-Romaine et Saint-Joseph à Authon), sont relativement épargnés puisqu’aucun manque n’est à signaler dans le premier degré et seuls trois ou quatre professeurs sont encore à trouver dans le second degré.

« D’ici deux jours, tout le monde aura un enseignant devant lui, indique Bruno Chauvineau qui a eu recours aux listes de suppléants et à France Travail. Chaque année, nous accueillons de nouvelles personnes qui veulent s’engager dans l’enseignement. » Mêmes programmes scolaires, même mission. Public et privé veulent faire des élèves des grands Hommes.

Article La Nouvelle République

A Montoire, le lycée Sainte-Cécile rayonne !

Le Lycée Sainte-Cécile de Montoire-sur-le-Loir est fier d’annoncer un record historique : 100 % de réussite à tous les examens de fin d’année, avec un taux exceptionnel de mentions. Une performance inédite dans l’histoire de l’établissement.

Cette réussite n’est pas le fruit du hasard. Elle repose sur un accompagnement personnalisé et bienveillant de chaque jeune, mené par une équipe pédagogique engagée qui va bien au-delà du rôle traditionnel d’enseignant. À Sainte-Cécile, les professeurs sont aussi éducateurs, psychologues, graphothérapeutes, médiateurs… avec un objectif commun : permettre à chaque élève de trouver sa place, de progresser à son rythme et de croire en ses capacités.

Nous serions très heureux de vous accueillir au sein de l’établissement pour vous faire découvrir ce qui fait l’âme et la singularité de Sainte-Cécile : la bienveillance, l’écoute, l’exigence et la confiance, clés de la réussite de nos jeunes.

Les portes du lycée vous sont ouvertes pour venir échanger avec les élèves et les membres de l’équipe.

Nous vous informons également que la cérémonie de remise des diplômes aura lieu le vendredi 5 décembre 2025, un moment fort que nous serions heureux de partager avec vous.

Les palmes académiques pour Rodolphe Ndong Ngoua à Vendôme

Rodolphe Ndong Ngoua est à la fois enseignant, artiste peintre et écrivain vendômois. Il a reçu les palmes académiques samedi 14 juin 2025, lors d’une cérémonie officielle au collège-lycée Saint-Joseph de Vendôme.

Parcours singulier pour cet homme de 46 ans, originaire du Gabon, qui a quitté sa famille et son village à l’âge de seize ans, suivant les conseils de sa mère. Six ans plus tard, en 2003, il a rejoint la France pour des raisons politiques. Il était néanmoins déjà tombé amoureux de la culture française via la littérature et ses ambassadeurs tels que Balzac et Camus.

Une épaule, une oreille et un cœur

Arrivant à Vendôme quelques années plus tard, il est recruté à Saint-Joseph où il assure les fonctions de professeur d’espagnol. Dès lors, il donne sans compter pour enrichir le rayonnement de l’établissement en tant qu’enseignant, professeur principal, rédacteur, intervenant, sportif… mais également comme organisateur de voyages. Il a créé notamment un partenariat durable avec le Mexique qui permettra aux élèves de se perfectionner en espagnol et de participer à la transmission de la culture française à l’étranger. Parallèlement, depuis 2018, il accepte la mission d’accompagner des enseignants en formation. Il est resté d’ailleurs, comme cela a été souligné, à la fois une épaule, une oreille et un cœur pour tous ses collègues.

Il a été décoré et félicité comme il se doit par des personnalités représentant à la fois l’État et l’enseignement catholique. Très reconnaissant à la France, son regard ému s’est également tourné vers ses nombreux amis présents dont ceux qui l’avaient accueilli à son arrivée en France. « J’ai été très seul, mais la foi, la résilience, la volonté m’ont été précieuses, tout comme votre soutien et l’amour de ma famille », a-t-il confié pour conclure.

Rodolphe Ndong Ngoua, auteur vendômois, a publié son premier livre en 2020, « Les âmes se consument en silence », un roman qui traite d’émigration et de la souffrance de devoir tout quitter et de renoncer à sa terre natale. Éditions l’Harmattan

Texte et photo La Nouvelle République

Le Père Victor Dillard bientôt béatifié

L’Église catholique a reconnu ce 20 juin le martyre de cinquante Français, clercs et laïcs, tués par le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi eux, le Père Victor Dillard, jésuite né à Blois, scolarisé au Lycée Notre Dame des Aydes et enseignant, qui a donné son nom à la Fondation qui aide l’Enseignement catholique de Loir-et-Cher.

Le Service du Travail Obligatoire (STO) est instauré le 16 février 1943 par le régime de Vichy pour envoyer un grand nombre de citoyens français travailler en Allemagne et remplacer les Allemands engagés au front. De nombreux prêtres, religieux et laïcs appartenant à des associations catholiques suivent incognito les travailleurs français envoyés en territoire allemand. En raison de leur apostolat, ils sont arrêtés, torturés et mis à mort, principalement dans des camps de concentration. Certains furent tués directement par les nazis, d’autres trouvèrent la mort ex aerumnis carceris.

Ces catholiques français sont morts « en haine de la foi » – selon la formule consacrée pour les martyres – entre 1944 et 1945, dans diverses régions allemandes (Cologne-Rhénanie, Saxe et Anhalt, Thuringe, Berlin, Brunswick, Silésie, Bade-Wurtemberg, Sudètes) ainsi qu’en Autriche. Leurs décrets ont été validés ce vendredi matin par Léon XIV lors d’une audience avec le cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère pour les Causes des saints.

La Comète Sologne viticole court pour l’Afrique

Ce jeudi 22 mai,  au stade de Contres, encadrés par des sixièmes du collège des Sambin, des enseignants, des parents bénévoles : 300 élèves du CP au CM2 des écoles privées de Notre Dame de Chitenay, Sainte Geneviève de Contres, Saint Louis de Cour-Cheverny, Sainte Marie Madeleine des Montils, les Bernardines de Saint Aignan, Saint Joseph de Sambin se  sont réunis lors d’un cross au profit de l’association « Coeur de France, Coeur d’Afrique ».

Les primaires se sont élancés par niveaux : cp, ce1,ce2, cm1, cm2, sur une distance adaptée à leur âge.

Des élèves de 6ème ambassadeurs du collège le Prieuré de Sambin ont assuré l’échauffement, l’aiguillage lors du parcours,  le rôle de lièvre et voiture balai, ont aidé au ravitaillement et à la gestion des plus petits…
Chacun a mis ses compétences au service de son prochain… un beau moment de fraternité.

Dans une ambiance festive, les prêtres de la paroisse et Monsieur Le Flohic, chef d’établissement du collège de Sambin et lycée catholique de Pontlevoy, ont eux aussi chaussé les baskets pour accompagner les jeunes sportifs dans leurs efforts.

Après le pique-nique, l’évènement s’est poursuivi par les podium puis les enfants ont tous entonné la Marseillaise.

Pour clore cette manifestation, les différentes écoles ont remis des lunettes de vue usagées et des livres à l’association « Coeur de France, Coeur d’Afrique » de Romorantin. Ces dons seront envoyé au Bénin.

Correspondance de Céline Busson

Commémorations du 8 mai à Sambin : un moment exceptionnel !

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Le 8 mai 2025, Sambin, a connu une effervescence rare.
Près de 1200 personnes ont participé à une journée de commémoration d’une ampleur exceptionnelle, orchestrée par le Collège privé Le Prieuré, en partenariat avec des institutions civiles, militaires, scolaires et associatives.
Un projet de devoir de mémoire, de transmission à la jeunesse, mûri sur quasiment un an, pensé avec exigence, et mené avec une ambition peu commune.

Au programme : rencontres avec des descendants de prisonniers de guerre Sambinois, échanges avec les militaires, ateliers pédagogiques en lien avec de devoir de mémoire, déjeuner à l’aide de rations militaires, tours d’anciens véhicules et commémoration au monument au morts.

Une inclusion professionnelle au rythme de chacun grâce à Stella Maris à Pontlevoy

Depuis 2021, l’association Stella Maris œuvre avec le Lycée catholique de Pontlevoy pour rendre fluide l’inclusion professionnelle d’une dizaine de jeunes adultes dont la plupart sont porteurs de trisomie 21.

La loi Handicap de 2005 – dont nous fêtons le 20ème anniversaire – puis les textes qui sont venus la compléter, ont beaucoup œuvré pour favoriser l’insertion des personnes en situation de handicap. Depuis, la société s’ouvre peu à peu à la différence. Mais des situations restent complexes. Comme la transition entre la sortie de l’Institut médico-éducatif et l’entrée dans le monde du travail pour les jeunes. En juin 2023, la Convention nationale des associations de protection de l’enfant soulignait via une note, les difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap au moment du passage à l’âge adulte.

« Les rendre le plus visible possible »

« Il y a un 16-25 ans difficile à gérer pour les familles », résume-t-on dans le milieu. C’est pour y apporter une réponse que l’association Stella Maris a été créée en 2021, à Pontlevoy. Elle compte aujourd’hui six salariés et fonctionne grâce à de « précieux » bénévoles. « On accueille des jeunes avec des niveaux de développement différents, indique Véronique Bévillard, vice-présidente de l’association et directrice des premières et des terminales du lycée de l’abbaye de PontlevoyLeur âge est de 18 à 23 ans. Ils viennent de Bordeaux, Paris, Poitiers… Nous accueillons neuf personnes. Sept sont porteurs de trisomie 21, deux sont autistes. »

L’association dispose de deux sites, une maison située dans l’enceinte de l’abbaye de Pontlevoy, louée depuis septembre 2022 – elle accueille cinq personnes. Puis une autre à quelques pas de l’abbaye, depuis septembre 2024 dans le village. Quatre personnes y vivent. « Grâce à ce nouveau site, dont nous sommes propriétaires, on est passés de cinq à neuf jeunes accueillis. Et on est en capacité d’accueillir un jeune de plus dans chaque maison. »

Ces deux sites permettent deux étapes dans la prise en charge. « Quand ils arrivent, les jeunes sont logés dans la maison de l’abbaye. C’est un cadre plus rassurant. Puis au bout de deux ans, ils peuvent intégrer la maison du village. Le but est de leur faire gagner en autonomie, leur apporter un tremplin pour après. L’idée n’est pas forcément qu’ils soient capables de vivre seuls à la sortie, car ils aiment vraiment cette vie communautaire. Mais vivre dans une autre structure avec d’autres personnes, prendre le bus, se déplacer. » « Ce qu’on offre, c’est, quatre à cinq ans, un temps durant lequel les personnes accompagnées sortent de chez elles, résume Damien Caridroit, chef de projet pour l’abbaye de Pontlevoy. Elles apprennent. On essaie de leur faire découvrir ce qu’elles aiment. » Durant leur passage, les jeunes font diverses activités et sont accueillis en milieu professionnel. Avec ce but : « Les rendre le plus visible possible. »

Des jeunes inclus en milieu professionnel

Nicolas, 21 ans, travaille par exemple à la boulangerie de Sambin. Il y est les mardis, mercredis et vendredis, de 8 h à 11 h 30. Il va également avec les autres pensionnaires deux jours par semaine au lycée de Boissay, avec un professeur. Ce qu’il y fait ? « On travaille ! », répond-il, jovial et spontané. Chaque après-midi est jalonné de diverses activités, le théâtre notamment.

Comme débouché professionnel, il existe aussi depuis peu le Bistrot de l’Abbaye. « C’est un restaurant de vingt couverts où travaillent du mardi au vendredi midi plusieurs de nos jeunes, rappelle la vice-présidente. Cela leur apprend le service. Et ça cartonne ! » Déjà, l’action de Stella Maris peut s’appuyer sur de belles réussites. « Un de nos anciens pensionnaires a trouvé une place au Café Joyeux d’Angers. Nous avons également Faustine [très timide au premier abord mais vite à l’aise lorsqu’elle est en confiance], logée chez nous, qui est employée en CDI au Super U de Chissay. »

Surtout, une véritable complicité est née entre les locataires. « On entend parfois des portes qui claquent, tempère Damien Caridroit. Mais globalement, ils adorent vivre en communauté. Quand ils se retrouvent après le travail, ils aiment beaucoup discuter. » Ce jour-là par exemple, Faustine s’enquiert de la santé d’un des pensionnaires. « Je m’inquiète pour lui ! » « Il va mieux », la rassure un éducateur.

Le problème des coûts de transport

Côté investissement, l’association jouit de mécénat et de dons. Côté fonctionnement, elle vit grâce à l’Aide à la vie partagée du Département et la contribution des familles, qui payent environ 650 € pour leur enfant. « Elles peuvent demander les APL et une aide de l’État », précise Véronique Bévillard.

Mais des coûts supplémentaires sont engendrés. C’est là l’une des limites du modèle. « Ainsi le transport est un problème, reconnaît Véronique Bévillard. Les jeunes vont au travail en taxi, cela finit par coûter une fortune. » « Notre prochain défi, c’est d’imaginer un circuit en covoiturage », abonde Élodie Péan, conseillère départementale du canton de Montrichard. Autre point à travailler : « L’enjeu de l’après. Pour nos jeunes, c’est compliqué. Ils sont heureux ici. » Mais assurément, c’est déjà cela !

Texte et photo Alexis Couturier – La Nouvelle République

A Salbris, Saint-Georges inaugure !

Vendredi 25 avril, l’établissement (école et collège) de Salbris recevait la communauté éducative pour présenter son nouveau Projet éducatif et dévoiler la plaque « Ouverture internationale ».

Un Projet éducatif qui oriente l’établissement pour les prochaines années.

Il a fallu plus d’une année de travail pour élaborer la visée de Saint-Georges : le Projet éducatif dans l’enseignement catholique, c’est un peu l’ADN de l’école, le sens profond de sa démarche éducative, un outil de promotion et un guide de relecture de ses actions au fil du temps.

Les trois axes qui se sont imposés sont « une éducation du corps », « une éducation du coeur » et « une éducation de l’esprit ». En somme, le projet d’une éducation intégrale de la personne. Toute la description du projet a été traduit et déclamé en anglais, espagnol et allemand par les élèves, ce qui nous amène à la deuxième phase de la cérémonie, le dévoilement de la plaque « ouverture internationale » qui récompense l’engagement des professeurs de langue qui proposent de nombreux voyages linguistiques aux élèves. Bravo à tous !