Collège Saint-Charles – Blois : un été pour déménager !

Début septembre, les 200 collégiens de Saint-Charles feront leur rentrée dans un nouvel établissement. La course contre la montre est engagée.

5b3c1a72074ef0e47c8b4796Un immense défi qui peut faire peur au personnel et aux familles !Alain Le Pivain, chef d’établissement du collège Saint-Charles, ne cherche pas à minimiser la difficulté de la tâche. Alors que le déménagement de l’établissement dans les locaux de l’ancien collège Saint-Vincent, rue de la Garenne, ne devait intervenir qu’en fin d’année, il a été avancé de six mois. Tout devra être prêt pour la rentrée ce qui laisse fort peu de temps : c’est une véritable course contre la montre qui est engagée jusqu’à la fin août.
“ On n’y va pas sous la contrainte ” « La Ville nous a demandé si l’on pouvait quitter dès cet été le site que nous occupons rue du Pont-du-Gast », explique Alain Le Pivain. « On a longuement réfléchi et l’on a estimé qu’on pouvait le faire. On n’y va pas sous la contrainte ! »L’effort consenti n’est pourtant pas neutre. Bernard Deladerière, président de l’Ogec, organisme en charge de la gestion du groupe scolaire, précise qu’il « n’était pas possible de dire non et d’entrer en conflit avec la municipalité. » Et qu’il a donc préféré négocier.
Racheté fin 2017 par la Ville (via la SEM 3 Vals Aménagement) pour la somme de 2.375.000 € (dont 1.465.000 € d’indemnité d’éviction), le collège Saint-Charles, voué à la destruction, devait initialement accueillir un parking souterrain dans le cadre du projet commercial du Carré Saint-Vincent. Même s’il n’en est plus question à présent, un nouveau permis de construire ayant été déposé en raison des exigences de l’État sur le plan archéologique, le site occupe toujours une place centrale.
« La libération des locaux de l’actuel collège Saint-Charles était un préalable à l’avancement du projet », note Alain le Pivain. « C’est dans cet état d’esprit de participation à l’amélioration du cadre de vie des Blésois que l’équipe du groupe scolaire a accepté de faire la prochaine rentrée rue de la Garenne. »
Sitôt l’accord conclu, les engins de chantier ont investi les lieux et mis les bouchées doubles. « Nous avons trois mois et demi pour réhabiliter le bâtiment de la rampe des Trois-Volontaires, installer pour un an neuf classes dans des préfabriqués, s’assurer de la totale sécurité des 200 élèves, déménager 700 m3 de matériels, toute l’équipe est sur le pont ! »
Il y a quelques jours, le chef d’établissement a convié les familles à venir découvrir le site. « Je ne sais pas si j’ai bien fait de vous convier », a-t-il prévenu, conscient que l’état actuel des lieux n’est guère engageant. « Nous ne travaillons que depuis trois semaines. Il s’agit juste de faire le point. Les enfants, je suis désolé, il y aura bien classe le 3 septembre. »
Durant la prochaine année scolaire qui sera de transition, les élèves verront cependant leurs habitudes bousculées. Ils devront aller déjeuner dès 11 h 30 à la cantine du lycée Notre-Dame-des-Aydes et marcher quelques minutes de plus entre l’arrêt de bus et l’établissement. Rien d’insurmontable selon Alain Le Pivain. « Nous avons tout pour être heureux ici. On ne pourrait pas être mieux placés. » Un beau terrain arboré de 8.000 m2 en sera assurément l’un des atouts.

La Nouvelle République du 4 juillet

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