Comment seront désormais orientés les futurs étudiants

admission-post-bacLe gouvernement a précisé le 9 novembre le fonctionnement de la procédure amenée à remplacer, dès janvier, Admission post-bac (APB).

La page APB est tournée. Dix jours après avoir présenté son plan Étudiants, qui réforme les conditions d’entrée à l’université, le gouvernement a précisé le 9 novembre la procédure qui remplacera Admission post-bac (APB), cible de vives critiques.

Le nouveau système, dont le nom sera arrêté après une consultation sur l’Internet, entrera en vigueur le 15 janvier, indique ainsi dans un entretien au Parisien la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal. Il tient compte du principe d’« attendus », finalement préféré à celui de « prérequis », suivant lequel les « facs » pourront, même dans les filières non-sélectives, conditionner une inscription en licence au suivi d’un cursus de remise à niveau. Une disposition censée réduire un taux d’échec très élevé en premier cycle : à peine 28 % des étudiants obtiennent leur diplôme en trois ans.

10 vœux au maximum

Concrètement, les élèves de terminale seront invités à émettre en ligne, avant la fin mars, dix vœux au maximum, sans les classer, là où jusqu’ici, ils devaient hiérarchiser jusqu’à 24 souhaits d’études. Les réponses ne seront plus générées par un algorithme à une date donnée (avec, en cas d’obtention du premier vœu, l’abandon de tous les autres). Elles seront adressées par les établissements et ce, au fur et à mesure, « pour en finir avec les dates fatidiques », souligne Frédérique Vidal.

Le futur bachelier devra, à chaque fois qu’il recevra deux réponses positives, ne conserver qu’une de ces options, sans renoncer aux autres vœux en attente. Objectif : lui permettre d’affiner progressivement son choix sans « bloquer » inutilement des places.

Pour mettre un terme aux tirages au sort dans les filières les plus demandées et éviter que des jeunes – plus de 3 000 cette année – ne se retrouvent sans affectation, la procédure complémentaire sur Internet, qui permettait d’émettre de nouveaux vœux dans des formations où il restait des places, est remplacée par l’intervention d’une commission. Cette instance dirigée par le recteur proposera à chaque candidat « recalé » une formation, la plus proche possible de celle souhaitée.

Réduire la part d’arbitraire

Il s’agit de réduire la part d’arbitraire souvent reprochée à l’ancienne procédure. D’ailleurs, en terminale, le conseil de classe sera tenu d’émettre une appréciation sur les souhaits de poursuite d’études. Un avis qui sera cependant « purement consultatif », nuance la ministre.

Et pour éviter les passe-droits, cette dernière mise sur un « comité d’éthique » qu’elle voit en « gardien du fonctionnement de la nouvelle plate-forme ».Frédérique Vidal promet aussi que la nouvelle procédure sera mise en suspens le temps du baccalauréat, pour éviter que le stress de l’orientation ne s’ajoute, comme c’était le cas cette année pour beaucoup, à celui des examens.

En revanche, malgré la pression démographique, la ministre reste évasive sur la question des moyens. Elle considère que les « ratés » d’APB relevaient d’un« problème de cohérence entre l’offre et la demande ». « Nous faisons actuellement le bilan pour identifier les lieux prioritaires où nous ouvrirons des places l’an prochain », assure-t-elle.

La Croix – Denis Peiron , le 09/11/2017
OEIL

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