Emmanuel Macron a visité l’abbaye de Pontlevoy en Loir-et-Cher, sélectionnée au Loto du patrimoine

« Un lieu ouvert à l’extérieur »

Le président de la République était à Pontlevoy, vendredi 19 septembre 2025, dans le cadre du lancement des Journées européennes du patrimoine. L’abbaye avait été sélectionnée au Loto du patrimoine pour contribuer à la rénovation de son manège.

Emmanuel Macron est allé à l’abbaye de Pontlevoy à l’occasion du lancement des Journées européennes du patrimoine, vendredi 19 septembre 2025. L’établissement avait été sélectionné pour bénéficier des fonds récoltés par le Loto du patrimoine, lancé en 2017 dans le cadre de la Mission Stéphane Bern pour assurer la rénovation des bâtiments historiques ayant subi les affres du temps. Les fonds devraient aller à la restauration du manège. Construit en 1837, le bâtiment de 600 m2 accueillait des entraînements équestres.

Depuis 2019, l’abbaye accueille un collège et un lycée catholique sous contrat. Depuis le terrain de rugby, les élèves jettent des regards curieux aux journalistes qui arrivent sur place et à l’important dispositif policier déployé. Autour de l’abbaye, tout le périmètre est bouclé.

« On espère que le Loto contribuera le plus possible »

En arrivant sur les coups de 15 h 45 avec son épouse et Stéphane Bern, Emmanuel Macron a distribué les clins d’œil, les poignées de mains et les tapes sur les épaules à ses interlocuteurs, avant de concentrer son attention sur une maquette de l’abbaye.

Le manège a besoin de réparations, parce que des problèmes de conception à sa construction ont affaibli l’édifice, lui explique le responsable du patrimoine de l’abbaye, David de Dormael. L’établissement espère que l’argent qu’il devrait recevoir après le tirage du loto permettra de contribuer au renforcement de la structure. Le montant des travaux s’élève à 1,8 million d’euros, financé en partie par des subventions de l’État, de l’argent de mécènes et des emprunts. « On espère évidemment que ce sera le Loto du patrimoine qui contribuera le plus possible », glissait à la presse David de Dormael avant la visite. Les travaux devraient s’étaler sur quatre ans, jusqu’en 2028.

Le manège, assure le responsable patrimoine au président, aura pour but de devenir « un lieu ouvert à l’extérieur ». Le passage d’Emmanuel Macron dans le manège est bref. Un simple coup d’œil permet d’embrasser l’espace quasi vide au sol de gravier, où trône au centre une maquette de l’abbaye. « C’est un bâtiment malade qu’on vous présente, mais en voie de résurrection », assure le directeur de l’établissement, Vincent Le Flohic. À terme, le lieu devrait permettrait d’accueillir des événements culturels du territoire.

La visite, à laquelle se sont joints de nombreux élus et notables locaux, a duré un peu moins d’une heure. Elle a continué par la découverte de la chapelle de l’abbaye, puis de la ferme pédagogique de l’établissement, où les élèves y entretiennent un potager. Le couple présidentiel interroge les élèves sur leurs activités. « On plante des salades, des radis, de l’ail », détaille une jeune fille. Ici, tous portent un uniforme. « L’uniforme, c’est une cotte », souffle au président le directeur de l’établissement, faisant référence aux cottes de mailles des chevaliers. « Ce sont des élèves extraordinaires », lance Stéphane Bern. « Tout va bien ? Merci de nous accueillir », sourit le président à l’adresse des élèves.

Texte et photo La Nouvelle République

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