Plus de 7.200 élèves étaient attendus, lundi 1er septembre 2025, dans les quarante établissements privés loir-et-chériens sous contrat. L’occasion pour Bruno Chauvineau, directeur diocésain, de rappeler le projet éducatif de l’enseignement catholique.

Public comme privé, même jour, même heure, mêmes pommes (ou presque). Ce lundi 1er septembre 2025, l’heure de la rentrée a sonné pour les 50.637 élèves du Loir-et-Cher. Environ 7.200 d’entre eux ont fait leur retour ou leur début dans les quarante établissements privés sous contrat que compte le département. Une légère diminution par rapport à 2024 (7.342) qui peut s’expliquer par la fermeture de l’école Sainte-Marie-Madeleine aux Montils mais aussi peut-être par les récentes affaires nationales qui ont quelque peu terni l’image de l’Église.
Ces derniers mois, le diocèse loir-et-chérien s’est donc appliqué à rassurer les familles. « Nous continuons à former les responsables des internats et des établissements. Nous avons redoublé de vigilance pour qu’il n’y ait plus jamais d’affaire Bétharram, rassure Bruno Chauvineau, le directeur diocésain de l’enseignement catholique du département. Nous avons comme obligation que les jeunes qui nous sont confiés par leurs parents puissent être respectés dans leur intégrité. » Une amélioration plus qu’une révolution pour le Loir-et-Cher qui forme les professionnels sur les questions de protection des publics fragiles depuis plus de trois ans. « Il est important de toujours croire la parole des adultes comme des enfants », prévient celui qui ne s’occupe pas des établissements hors contrat tels que l’école de l’Enfant Jésus et le domaine de Chalès.
Peu de manques, des enseignants presque au complet
En parallèle de cet enjeu « sécurité », Bruno Chauvineau s’est fixé trois autres objectifs majeurs pour cette nouvelle rentrée scolaire. Tout d’abord, la mise en place de différents temps de formation pour que les enseignants puissent mettre en place des réflexions autour de l’IA (intelligence artificielle) et de l’EARS (éducation affective relationnelle et sexuelle). « Un programme qui prend en compte le jeune dans son intégralité : cœur, corps et esprit. »
Le second concerne la laïcité tandis que le dernier vise à répondre à leur propre projet éducatif. « Nous souhaitons rappeler nos valeurs et surtout permettre aux enseignants et aux chefs d’établissement de pouvoir réfléchir sur les savoirs à transmettre à nos élèves : savoir-faire et savoir-être, détaille celui qui promeut une relecture des orientations diocésaines de l’enseignement catholique promulguées en 2018. Les jeunes qui étudient dans nos établissements doivent accaparer les compétences pour réussir leur vie. »
Pendant que de nombreuses classes de l’Hexagone se retrouvent sans enseignant – 2.500 selon la ministre de l’Éducation Élisabeth Borne – les établissements privés loir-et-chériens, qui comptent quatre nouveaux chefs d’établissement (Sainte-Marie et le lycée de la Providence à Blois, le Sacré-Cœur à Beauce-la-Romaine et Saint-Joseph à Authon), sont relativement épargnés puisqu’aucun manque n’est à signaler dans le premier degré et seuls trois ou quatre professeurs sont encore à trouver dans le second degré.
« D’ici deux jours, tout le monde aura un enseignant devant lui, indique Bruno Chauvineau qui a eu recours aux listes de suppléants et à France Travail. Chaque année, nous accueillons de nouvelles personnes qui veulent s’engager dans l’enseignement. » Mêmes programmes scolaires, même mission. Public et privé veulent faire des élèves des grands Hommes.